jafrikayiti
04-24-03, 12:23 AM
Pourquoi l?État Français doit-il restituer à l?État Haïtien la rançon de Charles X ?
1) La rançon exigée fut injuste et illogique.
Les anciens colons, au nom desquels l?État Français collecta la rançon, ont tous vécus une vie de criminels paresseux vivants de la sueur et du sang d?hommes, femmes et enfants Africains qu?ils ont réduits en esclavage.
L?historien Jean Fouchard nous décrit en ces termes la vie coloniale à Haiti (St-Domingue disent les colons) : « Pour le travail de l?esclave des plantations, la tâche commençcait aux approches de l?aube et se terminait la nuit venue?.la plupart des habitants, écrit M. de Galiffet, font travailler leurs nègres au-delà des forces humaines toute la journée et la plus forte partie de la nuit » (Les marrons de la liberté, 1972). En effet, pendant plus de deux siècles, les femmes Africaines ont litéralement alaité des blancs français (petits et grands, mâles et femelles) tandis que leurs propres petits, kidnappés, violés, vendus comme du bétail, mourraient de faim, assassinés, couverts des blessures que la barbarie esclavagiste les infligeaient. « la ration hebdomadaire que prévoyait le Code noir : les 3 cassaves de manioc, le poisson ou le b?uf salé furent trop souvent un rêve proposé à sa faim. Le menu le plus courant se limitait à quelques patates bouillies et un peu d?eau?".
"Nègres jetés vivants dans les fours ou suspendus sur des bûchers?nègres dont on brule avec un tison ardent les parties sexuelles?bourrés de poudres et que l?on faisaient sauter ?nègres dont on arrache les dents et qu?on oblige de manger les oreilles coupées?enterrés jusqu?au cou, enduits de sucre, mangés par les mouches ou placés pour une mort lente et cruelle près d?une ruche à fourmis?. » (les marrons de la liberté, Fouchard).
Chers frères et soeurs Homo sapiens sapiens, c?est donc pour les remercier de ce genre de bons services rendus à notre espèce que la France éxigea qu?Haiti « dédommage » les colons chassés en 1803-04 du sol de Jean-Jacques Dessalines (paix à son âme et respect eternel à son nom!).
2) La rançon a été soutirée de force et avec une ordonnance officielle de l?état français (documents historiques encore disponibles).
L?Ordonnace de Charles X stipule : « Nous concédons, à ces conditions, par la présente ordonnance, aux habitants actuels de la partie française de Saint Domingue, l'indépendance pleine et entière de leur gouvernement » (Art.3). Donc, il s?agissait bel et bien de l?exigence d?une rançon en échange de libération consentie du joug français (esclavagiste). Que se taisent donc tous les magouilleurs (blancs, noirs ou confus) voulant aujourd?hui encore maquiller cet acte de zenglendisme avancé d?une même « très quelconque » légitimité.
3) L?acte criminel en question causa des tords évidents et énormes au peuple Haïtien, ceci sur plusieurs générations.
« Les habitants actuels de la partie francaise de Saint Domingue verseront à la caisse fédérale des dépots et consignations de France, en cinq termes égaux, d'année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité » (Article 2).
Un des très francophiles hommes à la peau noire de mon pays alla récemment jusqu?à comparer la rançon de Charles X, citée ci-haut, aux indemnités négociées entre colons Anglais, lorsque certains d?entre eux choisirent de se dissocier de l?empire pour former les États Unis d?Amérique du Nord. Ce compatriote, érudit de très petite histoire, écrit à l?actuel Président de la République d?Haiti, pour l?informer d?avoir commis une erreur grave en éxigeant restitution de la République française « Pendant des années, certes, nous avons refusé de payer les 12 millions, préférant voir accumuler les factures jusqu'au président Dumarsais Estimé qui, en 1949, mit fin à la dette. 56 ans après nous demandons à la France de nous restituer ce qui a été payé avec honneur, au prix d'or » écrit-il, avant de s?indigner et menacer la nation entière de déportation « Et si la France nous prend au mot, ne peut-elle pas après, à son tour, se sentir en droit de réclamer la restitution des terres, de tout notre territoire, au nom des descendants des fermiers dépossédés, de nous remettre à nouveau en état de colonie, nous transformer en Département ou Territoire d'Outre-Mer (DOMTOM), et demander à ceux qui ne le désirent pas de retourner chez leurs ancêtres en Afrique, avec le pognon? ».
Non-obstant les nombreux détails historiques très intéressants que nous révéle le texte du compatriote, journaliste de son état, ce n?est point le président Estimé qui mit fin à la « dette » (rançon). Le tout dernier versement de celle-ci fut payé en 1922, sous la dictature mûlatrokkkratique de Louis Borno, doublée d?occupation États-Unienne. La dette qui fut liquidée par le Président Éstimé en 1949 était « due » aux blancs des Etats-Unis d?Amérique du Nord, qui eux, sont débarqués en 1915 pour établir des deux côtés de l?île une série de dictatures mûlatokkkratiques pour défendre leurs intérêts. Notons, qu?avec cette occupation Etats-Unienne, revînt la corvée (esclavage des Noirs forcés de construire des routes pour les occupants blancs et administrateurs mûlatres). Le grand homme de lettre et militant Afro-Américain James Weldon Johnson nous a laissé une immensité d?information sur le pillage du trésor public Haitien effectué à l?époque par les yankees. Voyez : www.windowsonhaiti.com (section histoire). Ainsi, il serait justifié de conclure que la dette payée par Estimé en 1949 fut elle aussi une abbération. Mais, de grâce, ne mélangeons pas les choses, et revenons à la rançon de Charles X collectée par l?État Français de 1825 à 1922.
4) Ce vol à main armée déshonore la France. La restitution constitue un premier pas indispensable vers sa réhabilitation aux yeux des gens civilisés. Tout refus d?honorer cette obligation morale, légale et historique en fait un état voyou, dans le vrai sens du terme.
Je risque ici de déplaire amèrement mon compatriote très francophile qui affirma que Jean-Pierre Boyer fut un « président (mal connu) qui n'aurait jamais accepté de payer pour l'Indépendance, mais qui s'est soumis à l'idée de dédommager des propriétaires pour des habitations et des biens privés ». M. Ady Jean-Gardy ajouta, pour défendre les Gaulois qu?il apprit tôt à aduler grâce à Astérix, Tintin et les chansonnettes de la Métropole qui ont égaillé aussi bien son enfance que la mienne : « Nous n'avons pas dédommagé l'État français, mais des fermiers privés pour des terres privées. Les terres et locaux qui appartenaient à l'État français ne faisaient pas partie des biens à dédommager. » ;
Or, en plus du fait que le butin fut éxigé et collecté par l'État Français pour ses coffres, l?histoire du 19ième siècle nous rapporte le faits incontestables que suivent:
1825: le roi français Charles X a bel et bien imposé à Haiti une ?rançon? de 150 millions de Francs or pour la reconnaissance de l?indépendance d?Haiti.
1838: la France reconnaît l?indépendance d?Haiti, après recette des premiers versements de la rançon (simple coincidence?).
1848: la France aboli enfin l?esclavage sur les térritoires qu?elle déclare siens.
1853: VOL À MAIN ARMÉE ! L?Amiral français Duquesne menace le bombardement de Port-au-Prince afin de forcer le rétablissement des paiments de la rançon de
1825. Ces derniers avaient été stoppés en 1852 par entervention de l?empereur Haitien Faustin Soulouque.
1857-1900: les É.U. interviennent 19 fois dans les affaires haitiennes, souvent par ?diplomatie des connoniers?. ( Suivant l?exemple du VOL À MAIN ARMÉE DE LA FRANCE !)
juillet1861: aggression de cannoniers espagnols contre Haiti ? Prétexte: les Haitiens sont suspectés d?appuyer les généraux Dominicains Cabral et Sanchez qui resistaient l?annexation de leurs territoire par l?Espagne.
1861-1865: l?Espagne annexe la République voisine sur invitation de la minorité blanche et mulâtre qui la contrôle : Craignant un retour de l?esclavage sur l?île, Haiti appuie les forces anti-Espagnoles à regagner l?indépendance de la République Dominicaine. (HBC, p183)
[1862: fin de l?esclavage racial ?légalisé? aux É.U. et reconnaissance diplomatique de la République d?Haiti, par les É.U.].
1872: Aggression de cannoniers Allemands contre Haiti.
1877: Mars- Aggression de cannoniers Français contre Haiti. Prétexte: relancer les payments de la rançon de 1825 ? balance estimée à 20 millions de Francs-or.
Décembre: Nouvelle aggression des cannonniers Espagnols. Prétexte: Haiti suspectée de porter assistance aux forces anti-esclavagistes de Cuba.
Août 1883: au milieu d?émeutes populaires qui paralysent Port-au-Prince, les représentants diplomatiques de France, Grande Bretagne, Allemagne, Belgique, Espagne, Hollande, Norvège et Suède signent un ultimatum commun dans lequel il menaçent le président haitien Lysius Féllicité Salomon de bombarder le palais national du pays.
5) La non-restitution à Haiti de l?infâme rançon de Charles X menace, en plus de déshonorer la France, de sonner le glas d?une francophonie internationale en agonie, qui repose aujourd?hui principalement sur le dos des anciens peuples colonisés et esclavagisés du continent Africain.
À un moment ou les Noirs de la planête deviennent de plus en plus conscients du double jeu de la France et des autres pays négrophobes qui tiennent un discours amical tout en agissant en ennemis redoutables des peuples Noirs, la France à intérêt à poser le premier geste noble que sera la restitution des 21 milliards de dollars éxigés par l?État haitien, le 7 avril dernier.
C'est la leçon à tirer des conférences de Durban (Afrique du Sud, 2001) et de Barbade (2002) ainsi que des déclarations du Chef de l'État Haitien, le 7 avril 2003, commémorant le bicentenaire de l'assassinat par privation de nourriture de Toussaint Louverture par la France.
Voyez aussi un excellent texte intitulé « MESSIEURS LES SENATEURS,LES NOIRS NE SONT PAS DES ANGES» du courageux politicien français Louis Sala-Molins qui indique clairement pourquoi les excuses brandies pour ne pas effectuer la restitution ainsi que les réparations dues ne tiennent pas debout.
http://www.wasadugu.org/rd.php3?id=600772
En effet M. Sala-Molins « si ce crime est imprescriptible, le temps court toujours du châtiment? » !
Jafrikayiti
«Depi nan Ginen bon nèg ap ede nèg!»
http://www.i-port.net/sd-in-j/ hw5
1) La rançon exigée fut injuste et illogique.
Les anciens colons, au nom desquels l?État Français collecta la rançon, ont tous vécus une vie de criminels paresseux vivants de la sueur et du sang d?hommes, femmes et enfants Africains qu?ils ont réduits en esclavage.
L?historien Jean Fouchard nous décrit en ces termes la vie coloniale à Haiti (St-Domingue disent les colons) : « Pour le travail de l?esclave des plantations, la tâche commençcait aux approches de l?aube et se terminait la nuit venue?.la plupart des habitants, écrit M. de Galiffet, font travailler leurs nègres au-delà des forces humaines toute la journée et la plus forte partie de la nuit » (Les marrons de la liberté, 1972). En effet, pendant plus de deux siècles, les femmes Africaines ont litéralement alaité des blancs français (petits et grands, mâles et femelles) tandis que leurs propres petits, kidnappés, violés, vendus comme du bétail, mourraient de faim, assassinés, couverts des blessures que la barbarie esclavagiste les infligeaient. « la ration hebdomadaire que prévoyait le Code noir : les 3 cassaves de manioc, le poisson ou le b?uf salé furent trop souvent un rêve proposé à sa faim. Le menu le plus courant se limitait à quelques patates bouillies et un peu d?eau?".
"Nègres jetés vivants dans les fours ou suspendus sur des bûchers?nègres dont on brule avec un tison ardent les parties sexuelles?bourrés de poudres et que l?on faisaient sauter ?nègres dont on arrache les dents et qu?on oblige de manger les oreilles coupées?enterrés jusqu?au cou, enduits de sucre, mangés par les mouches ou placés pour une mort lente et cruelle près d?une ruche à fourmis?. » (les marrons de la liberté, Fouchard).
Chers frères et soeurs Homo sapiens sapiens, c?est donc pour les remercier de ce genre de bons services rendus à notre espèce que la France éxigea qu?Haiti « dédommage » les colons chassés en 1803-04 du sol de Jean-Jacques Dessalines (paix à son âme et respect eternel à son nom!).
2) La rançon a été soutirée de force et avec une ordonnance officielle de l?état français (documents historiques encore disponibles).
L?Ordonnace de Charles X stipule : « Nous concédons, à ces conditions, par la présente ordonnance, aux habitants actuels de la partie française de Saint Domingue, l'indépendance pleine et entière de leur gouvernement » (Art.3). Donc, il s?agissait bel et bien de l?exigence d?une rançon en échange de libération consentie du joug français (esclavagiste). Que se taisent donc tous les magouilleurs (blancs, noirs ou confus) voulant aujourd?hui encore maquiller cet acte de zenglendisme avancé d?une même « très quelconque » légitimité.
3) L?acte criminel en question causa des tords évidents et énormes au peuple Haïtien, ceci sur plusieurs générations.
« Les habitants actuels de la partie francaise de Saint Domingue verseront à la caisse fédérale des dépots et consignations de France, en cinq termes égaux, d'année en année, le premier échéant au 31 décembre 1825, la somme de cent cinquante millions de francs, destinée à dédommager les anciens colons qui réclameront une indemnité » (Article 2).
Un des très francophiles hommes à la peau noire de mon pays alla récemment jusqu?à comparer la rançon de Charles X, citée ci-haut, aux indemnités négociées entre colons Anglais, lorsque certains d?entre eux choisirent de se dissocier de l?empire pour former les États Unis d?Amérique du Nord. Ce compatriote, érudit de très petite histoire, écrit à l?actuel Président de la République d?Haiti, pour l?informer d?avoir commis une erreur grave en éxigeant restitution de la République française « Pendant des années, certes, nous avons refusé de payer les 12 millions, préférant voir accumuler les factures jusqu'au président Dumarsais Estimé qui, en 1949, mit fin à la dette. 56 ans après nous demandons à la France de nous restituer ce qui a été payé avec honneur, au prix d'or » écrit-il, avant de s?indigner et menacer la nation entière de déportation « Et si la France nous prend au mot, ne peut-elle pas après, à son tour, se sentir en droit de réclamer la restitution des terres, de tout notre territoire, au nom des descendants des fermiers dépossédés, de nous remettre à nouveau en état de colonie, nous transformer en Département ou Territoire d'Outre-Mer (DOMTOM), et demander à ceux qui ne le désirent pas de retourner chez leurs ancêtres en Afrique, avec le pognon? ».
Non-obstant les nombreux détails historiques très intéressants que nous révéle le texte du compatriote, journaliste de son état, ce n?est point le président Estimé qui mit fin à la « dette » (rançon). Le tout dernier versement de celle-ci fut payé en 1922, sous la dictature mûlatrokkkratique de Louis Borno, doublée d?occupation États-Unienne. La dette qui fut liquidée par le Président Éstimé en 1949 était « due » aux blancs des Etats-Unis d?Amérique du Nord, qui eux, sont débarqués en 1915 pour établir des deux côtés de l?île une série de dictatures mûlatokkkratiques pour défendre leurs intérêts. Notons, qu?avec cette occupation Etats-Unienne, revînt la corvée (esclavage des Noirs forcés de construire des routes pour les occupants blancs et administrateurs mûlatres). Le grand homme de lettre et militant Afro-Américain James Weldon Johnson nous a laissé une immensité d?information sur le pillage du trésor public Haitien effectué à l?époque par les yankees. Voyez : www.windowsonhaiti.com (section histoire). Ainsi, il serait justifié de conclure que la dette payée par Estimé en 1949 fut elle aussi une abbération. Mais, de grâce, ne mélangeons pas les choses, et revenons à la rançon de Charles X collectée par l?État Français de 1825 à 1922.
4) Ce vol à main armée déshonore la France. La restitution constitue un premier pas indispensable vers sa réhabilitation aux yeux des gens civilisés. Tout refus d?honorer cette obligation morale, légale et historique en fait un état voyou, dans le vrai sens du terme.
Je risque ici de déplaire amèrement mon compatriote très francophile qui affirma que Jean-Pierre Boyer fut un « président (mal connu) qui n'aurait jamais accepté de payer pour l'Indépendance, mais qui s'est soumis à l'idée de dédommager des propriétaires pour des habitations et des biens privés ». M. Ady Jean-Gardy ajouta, pour défendre les Gaulois qu?il apprit tôt à aduler grâce à Astérix, Tintin et les chansonnettes de la Métropole qui ont égaillé aussi bien son enfance que la mienne : « Nous n'avons pas dédommagé l'État français, mais des fermiers privés pour des terres privées. Les terres et locaux qui appartenaient à l'État français ne faisaient pas partie des biens à dédommager. » ;
Or, en plus du fait que le butin fut éxigé et collecté par l'État Français pour ses coffres, l?histoire du 19ième siècle nous rapporte le faits incontestables que suivent:
1825: le roi français Charles X a bel et bien imposé à Haiti une ?rançon? de 150 millions de Francs or pour la reconnaissance de l?indépendance d?Haiti.
1838: la France reconnaît l?indépendance d?Haiti, après recette des premiers versements de la rançon (simple coincidence?).
1848: la France aboli enfin l?esclavage sur les térritoires qu?elle déclare siens.
1853: VOL À MAIN ARMÉE ! L?Amiral français Duquesne menace le bombardement de Port-au-Prince afin de forcer le rétablissement des paiments de la rançon de
1825. Ces derniers avaient été stoppés en 1852 par entervention de l?empereur Haitien Faustin Soulouque.
1857-1900: les É.U. interviennent 19 fois dans les affaires haitiennes, souvent par ?diplomatie des connoniers?. ( Suivant l?exemple du VOL À MAIN ARMÉE DE LA FRANCE !)
juillet1861: aggression de cannoniers espagnols contre Haiti ? Prétexte: les Haitiens sont suspectés d?appuyer les généraux Dominicains Cabral et Sanchez qui resistaient l?annexation de leurs territoire par l?Espagne.
1861-1865: l?Espagne annexe la République voisine sur invitation de la minorité blanche et mulâtre qui la contrôle : Craignant un retour de l?esclavage sur l?île, Haiti appuie les forces anti-Espagnoles à regagner l?indépendance de la République Dominicaine. (HBC, p183)
[1862: fin de l?esclavage racial ?légalisé? aux É.U. et reconnaissance diplomatique de la République d?Haiti, par les É.U.].
1872: Aggression de cannoniers Allemands contre Haiti.
1877: Mars- Aggression de cannoniers Français contre Haiti. Prétexte: relancer les payments de la rançon de 1825 ? balance estimée à 20 millions de Francs-or.
Décembre: Nouvelle aggression des cannonniers Espagnols. Prétexte: Haiti suspectée de porter assistance aux forces anti-esclavagistes de Cuba.
Août 1883: au milieu d?émeutes populaires qui paralysent Port-au-Prince, les représentants diplomatiques de France, Grande Bretagne, Allemagne, Belgique, Espagne, Hollande, Norvège et Suède signent un ultimatum commun dans lequel il menaçent le président haitien Lysius Féllicité Salomon de bombarder le palais national du pays.
5) La non-restitution à Haiti de l?infâme rançon de Charles X menace, en plus de déshonorer la France, de sonner le glas d?une francophonie internationale en agonie, qui repose aujourd?hui principalement sur le dos des anciens peuples colonisés et esclavagisés du continent Africain.
À un moment ou les Noirs de la planête deviennent de plus en plus conscients du double jeu de la France et des autres pays négrophobes qui tiennent un discours amical tout en agissant en ennemis redoutables des peuples Noirs, la France à intérêt à poser le premier geste noble que sera la restitution des 21 milliards de dollars éxigés par l?État haitien, le 7 avril dernier.
C'est la leçon à tirer des conférences de Durban (Afrique du Sud, 2001) et de Barbade (2002) ainsi que des déclarations du Chef de l'État Haitien, le 7 avril 2003, commémorant le bicentenaire de l'assassinat par privation de nourriture de Toussaint Louverture par la France.
Voyez aussi un excellent texte intitulé « MESSIEURS LES SENATEURS,LES NOIRS NE SONT PAS DES ANGES» du courageux politicien français Louis Sala-Molins qui indique clairement pourquoi les excuses brandies pour ne pas effectuer la restitution ainsi que les réparations dues ne tiennent pas debout.
http://www.wasadugu.org/rd.php3?id=600772
En effet M. Sala-Molins « si ce crime est imprescriptible, le temps court toujours du châtiment? » !
Jafrikayiti
«Depi nan Ginen bon nèg ap ede nèg!»
http://www.i-port.net/sd-in-j/ hw5