PDA

View Full Version : La Constitution Ivoirienne est-elle plus sacrée que la vie humaine?



bana2166
11-18-06, 06:59 PM
Une question à Gbagbo et à ses visiteurs comédiens du palais : La Constitution Ivoirienne est-elle plus sacrée que la vie humaine?

Des Accords de Marcoussis à la Résolution 1721 de l'ONU, en passant par les différents accords et la résolution 1633, le débat politique a tourné invariablement autour de la Constitution ivoirienne, entre deux camps: ceux qui la défendent (?) et prônent sa primauté sur les différents accords et résolutions de l'ONU (le camp présidentiel) et ceux , plus légalistes et plus réalistes (l'opposition) qui, sans la renier, insistent cependant sur la primauté des conventions, traités, accords politiques internationaux et résolutions de l'ONU sur cette constitution. La bataille pour ou contre la Constitution s'est ravivée davantage avec les déclarations de Gbagbo et du Premier ministre après l'adoption de la résolution 1721. Or, un rappel de l'histoire politique récente dans le monde et en Afrique (y compris la Côte d'Ivoire) et une compréhension honnête du droit international et de la charte de l'ONU (chapitre 7) permettent d'avoir une réponse objective et de clore ce débat qui n'est, en réalité, qu'une diversion savamment et malhonnêtement entretenue, au nom de l'instinct de conservation cupide et primaire, par Gbagbo et son camp, devenus subitement des défenseurs acharnés de la Constitution ivoirienne.

1. La Charte de l'ONU et les Constitutions des pays-membres.
Pour celui qui sait lire et qui a une fois lu la Charte de l'ONU (chapitre 7), il est clair que les Etats-membres ont l'obligation d'appliquer toute décision ou résolution du Conseil de Sécurité. De même, les traités, conventions et accords internationaux ratifiés par les pays ont un caractère supranational et priment sur les constitutions et lois de ces pays-membres. Or, la Côte d'Ivoire est bel et bien membre de l'ONU. Les vrais juristes et spécialistes du droit international vous diront que la Côte d'Ivoire ne peut déroger à ce principe, sauf si elle décide de ne plus être membre de l'ONU. Alors, si Gbagbo ne veut pas se soumettre à ce principe de droit international, qu'il sorte la Côte d'Ivoire de l'ONU et le débat sera ainsi clos.

C'est d'ailleurs au nom du principe de supranationalité que les soldats onusiens sont en Côte d'Ivoire depuis le début de la crise ivoirienne. C'est également au nom de ce principe que les experts de l'ONU ont mené plusieurs enquêtes sur les différents massacres et violations du droit humanitaire en Côte d'Ivoire.

2. L'histoire politique récente et actuelle en Afrique et dans le monde.
L'histoire politique récente et actuelle nous enseigne que lors de crises majeures, des constitutions ont été suspendues en Afrique et dans le monde: c'est le cas du Togo, du Bénin, de l'ex-Zaïre, du Congo Brazzaville où des arrangements politiques ont permis, au début des années 1990, une sortie de crise rapide. Dans chacun de ces pays, il existait bien une constitution et un Président de la République était en poste. Et pourtant, le Premier Ministre avec pleins pouvoirs avait été désigné par l'opposition (ce que ne prévoyait pas la constitution), en dehors du Président de la République. Dans ces pays, les chefs d'Etat de l'époque, en véritables hommes d'Etat soucieux de l'avenir de leurs peuples, avaient joué honnêtement le jeu, pour sortir leurs pays respectifs de la crise. Au Libéria, il existait une constitution sous Charles Taylor, mais il a dû quitter le pouvoir. A Haïti, le Président Jean Bertrand Aristide jouissait de prérogatives constitutionnelles qui n'ont pas prévalu sur la vie des Haïtiens.

A Marcoussis, Gbagbo avait accepté le Premier Ministre qui n'était pas son choix, mais qui avait été imposé par les arrangements politiques. Dans la foulée, il (Gbagbo) avait dû céder le quart des portefeuilles ministériels à l'opposition et à la rébellion armée.

C'est également au nom de la supranationalité des résolutions de l'ONU que les Présidents Obasanjo du Nigeria, Tandja du Niger et Mbeki (pourtant l'ami et avocat de Gbagbo) de l'Afrique du Sud sont venus à Abidjan nommer, publiquement et à la télévison, Charles Konan Banny comme Premier Ministre de transition. C'est au nom de ce même principe que Gbagbo lui-même a eu son mandat prolongé l'an dernier. Ce principe vient de permettre la prolongation d'un an, les mandats de Gbagbo et du Premier Ministre. Si les résolutions de l'ONU ne primaient pas sur la Constitution ivoirienne, pourquoi le Premier Ministre de Côte d'Ivoire a-t-il été nommé (du jamais vu auparavant dans le pays) par deux fois, par des Chefs d'Etat étrangers ? Pourquoi Gbagbo n'a t-il pas fait valoir la Constitution ivoirienne pour récuser le Premier Ministre ? Pourquoi a-t-il accepté par deux fois la prolongation de son propre mandat par l'ONU ?

Tout ce qui précède démontre bien que l'on applique déjà, en Côte d'Ivoire, le principe de primauté des résolutions et autres textes légaux de l'ONU sur la Constitution Ivoirienne. Point n'est besoin de réfléchir pour le savoir; on le constate simplement.

3. La Constitution ivoirienne n'est pas plus sacrée que la vie humaine.
Depuis le vote de la Résolution 1721 dans laquelle il n'a pas été écrit, noir sur blanc, que la constitution ivoirienne est suspendue (par pure courtoisie diplomatique et par principe) et le commentaire maladroit de l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire (qui s'est, par la suite, rattrapé) qualifiant de sacré la constitution d'un pays, par analogie au caractère "sacré" que l'Amérique confère à sa Constitution, le camp de Gbagbo a , de façon malhonnête, ridicule et puérile, trouvé prétexte pour se targuer d'avoir l'appui de certaines Grandes Puissances et répéter et chanter, à tout bout de champ, le caractère sacré de la Constitution ivoirienne. En réalité, la position de certaines puissances sur la question lors du vote s'explique plus par une question de principe que par le soutien à un régime. En sacralisant leur Constitution, les Américains y voient une source d'inspiration de sagesse pour la conduite juste, droite et honnête des affaires de leur pays. Mais Gbagbo, lui, utilise ses prérogatives constitutionnelles pour commettre des crimes politiques et faire massacrer les militants de l'opposition (c.f les différents rapports de l'ONU). Il n'y a donc pas d'analogie possible entre les deux usages constitutionnels. La Constitution ivoirienne, c'est-à-dire, une règle de droit, élaborée et votée par les hommes n'est pas immuable et ne saurait être plus sacrée que la vie des milliers d'Ivoiriens qui sont morts ou continuent de mourir sous les balles assassines des escadrons de la mort de Gbagbo, de ses miliciens et soldats-militants FPI.

L'Amérique si démocrate qui a mené la guerre en Iraq pour faire tomber le régime génocidaire de Sadam Hussein ne saurait soutenir le régime génocidaire et nazi de Gbagbo. C'est le lieu de rappeler que, dans le courant de cette année 2006, le Président Bush a signé (fait rarissime) un décret réprimant les violations humanitaires du régime fasciste de Côte d'Ivoire. De plus, Gbagbo, lors de ses multiples voyages à Washington, n'a jamais été reçu, ni au Département d'Etat, moins encore à la Maison Blanche.

La Chine et la Russie, en violation permanente des droits humanitaires, craignent que l'affirmation ouverte de la primauté du droit international en Côte d'Ivoire, par le Conseil de Sécurité de l'ONU ne fasse tache d'huile et ne s'étende à elles. De toutes les façons, un vrai démocrate ne saurait se satisfaire du soutien de dictatures, par crainte de se voir appliquer la maxime : "Qui s'assemble se ressemble".

Et puis, le qualificatif de sacré attribué à une constitution ne peut être qu'au sens figuré, car le dictionnaire Le Robert définit comme sacré ce qui "appartient à un domaine séparé, interdit et inviolable". Mais toutes les constitutions du monde ont été violées (positivement) ou modifiées au moins une fois. Pendant la seconde guerre mondiale, les Américains, champions du monde du respect de la règle de droit, ont fait dérogation à leur Constitution pour que le Président Roosevelt puisse se représenter pour un troisième mandat alors que la Constitution l'interdit.
En France, la Constitution de la Cinquième République, inspirée par le sage et grand De Gaulle, a été plusieurs fois modifiée. Et le ciel n'est pas tombé sur la tête des Français. Bien au contraire, ces modifications ont renforcé la cohésion sociale et apporté du progrès social.

La Constitution ivoirienne d'avant 2000 avait été modifiée plusieurs fois pour être adaptée à l'évolution de la société comme cela se fait dans beaucoup de pays. Pourtant, elle n'avait provoqué aucune guerre. Dans ces conditions, dire de ne pas modifier ou de ne pas suspendre la Constitution ivoirienne de 2000 qui a déjà provoqué une guerre civile, c'est la pire des stupidités et des cécités intellectuelles, c'est défendre ses propres intérêts et non ceux du peuple.
Et puis, où étaient nos défenseurs acharnés de la Constitution ivoirienne quand, en 1999, à la suite du coup d'Etat stupide, le Général Guéi la suspendait ? Non seulement nos soi-disant grands constitutionnalistes étaient demeurés muets, mais aussi ils avaient accouru - c'est le comble - vers le général putschiste pour réclamer des portefeuilles ministériels, des postes de responsabilité administrative et une part importante du pouvoir. On a même eu le culot de se plaindre d'une certaine portion congrue du gouvernement en exigeant publiquement de savoir "si c'était un coup d'Etat RDR".

Rattrapés aujourd'hui par la mauvaise constitution (à l'origine de la guerre) qu'ils ont naguère écrite de main de maître, par le truchement de leurs lugubres et minables constitutionnalistes (qui n'ont jamais fait de publications scientifiques), ils avancent, sous prétexte de la défendre, des arguments fallacieux et irrationnels pour se maintenir au pouvoir et prolonger la souffrance des Ivoiriens. Mais la résolution 1721 sera appliquée quoi qu'il advienne, et il y aura, un jour, des élections en Côte d'Ivoire; et ce jour-là, le peuple qui n'a pas la mémoire courte, leur enverra sa raclée dévastatrice, car le vrai peuple sait que la vie de ses enfants est plus sacrée que la Constitution ivoirienne. C'est d'ailleurs la primauté de la vie humaine sur toutes constitutions et prérogatives présidentielles qui fonde le droit humanitaire international dont l'application permet au Tribunal Pénal International de juger les chefs d'Etat coupables de crimes humanitaires.

bana2166
11-19-06, 07:16 PM
Chronique politique? Résolution 1721 : l`attitude étrange et incompréhensible de certains pays

La résolution 1721 des Nations Unies sur la Côte-d'Ivoire a finalement été votée au forceps après que la France, initiative de ce texte, a accepté de retirer dudit texte des précisions pourtant utiles, cela pour satisfaire certains membres du Conseil de Sécurité qui s'étaient soudainement découvert des vocations de défenseurs de grands idéaux ( ? ) et de grands principes ( ? ) et ainsi jugé bon de rechercher le sexe des anges avant de donner à regret et en traînant les pieds, leur accord sur le texte remanié.

Il est alors à se demander si le sort des peuples intéresse vraiment ces pays qui ne peuvent pas prétendre ignorer les informations vraies que diffusent tous les médias du monde, y compris les leurs, sur l'infortune du peuple ivoirien.

C'est à croire que ces pays ne voient et n'entendent que ce qu'ils veulent bien voir et entendre !

Car il est difficilement compréhensible qu'on s'acharne à ergoter sur des règles spécieuses et à " fétichiser " des dogmes imaginaires alors qu'un peuple croupit sous une dictature impitoyable et féroce qui l'a totalement dépouillé et précipité dans la mélasse la plus sombre, la vie humaine ne valant pas un clou à ses yeux !

Il est vrai que les nations n'ont pas d'amis mais des intérêts et qu'ainsi on préfère un contrat juteux signé avec le maître du moment, fût-il immonde, plutôt que la défense de pauvres nègres perdus !

A l'occasion du vote de la résolution 1721, nous avons pu ainsi relever le jeu trouble de pays dont on pensait que la défense des droits humains était leur cheval de bataille et que toute dictature était de ce fait automatiquement vouée aux gémonies.

Les Ivoiriens ont pu donc se rendre compte qu'ils doivent se méfier de ces beaux parleurs qui puent l'hypocrisie et la méchanceté et n'ont que mépris et aversion pour les sous hommes que nous sommes pour eux.

La constance de la Chine et de la Russie

La position habituelle de ces pays sur la crise ivoirienne n'est pas pour nous surprendre, la Chine et la Russie n'étant pas forcément les champions toutes catégories du respect des droits humains. Ainsi la possibilité d'écouler des produits bon marché réalisés avec la sueur des prisonniers tant politiques que de droit commun pour asphyxier notre économie déjà moribonde est pour la Chine mille fois plus importante que la protection d'un peuple qui vit l'enfer sous la férule d'un pouvoir sans foi ni loi.

Nous aurions aimé que la Chine dans cette affaire ne portât aucun masque et déclarât sans ambages que se mettre du côté du peuple ivoirien nuirait à ses intérêts du moment au lieu d'afficher un soutien impudent à une constitution et à une souveraineté mythiques.

Car le respect de la constitution et de la souveraineté a souventes fois été le cadet des soucis de la Chine qui n'a pas hésité à annexer un Etat souverain tel le Tibet, à attaquer de nombreuses fois l'Inde et le Vietnam.

Ces pays avaient pourtant leur constitution et sont jaloux de leur souveraineté. La même Chine ne continue-t-elle pas à abattre comme des chiens les pèlerins tibétains qui vont en pèlerinage chez le Dalaï Lama ?

Pourquoi pourrait-on s'étonner de ce que la Chine choisisse de composer avec un dictateur qui est à son image ?

Quant à la Russie, l'écoulement à prix d'or de ses avions et hélicoptères obsolètes et de ses surplus d'armement de la glorieuse (?) période soviétique vaut bien le mépris pour un peuple. Ce pays se réfugie aussi derrière la constitution et la souveraineté de notre pays alors qu'il n'hésite pas à s'ingérer continuellement et de façon grossière dans les affaires d'anciens membres de l'Union Soviétique.

L'Ukraine et la Géorgie savent ce que veut dire respect de la constitution et de la souveraineté d'un pays tiers de la part de la Russie. Concernant la Géorgie, n'est-ce pas la Russie qui suscite le " séparatisme " de deux provinces ?

Il est donc indécent pour ces pays de faire semblant de défendre des principes pour refuser de voler au secours d'un peuple en danger. La Chine et la Russie ont choisi de privilégier le court terme et de soutenir résolument les pouvoirs du Chef de l'Etat au détriment du peuple.

Les peuples ont heureusement de la mémoire et les Ivoiriens se souviendront, non pas forcément des pays dits amis, mais de tous ceux qui ont vraiment ?uvré à les soustraire du joug d'un pouvoir exécrable ! Quant aux autres, ils aviseront !

Le coup de Jarnac des Etats-Unis d'Amérique

Nous étions loin, alors très loin de penser, d'imaginer un seul instant que les USA feraient partie de ceux-là qui ont choisi de sacrifier un peuple à l'appétit de pouvoir d'un individu.

Et c'est encore de souveraineté et de constitution que les Etats-Unis et leur fidèle alliée la Grande- Bretagne ont choisi de se préoccuper pour contrarier la France et faire perdurer la souffrance des Ivoiriens. Il parait ainsi que pour les Etats-Unis la constitution est sacrée et est au-dessus de la vie et du bonheur des citoyens. C'est pourquoi ce pays n'a pas voulu qu'on suspende la constitution ivoirienne ou alors certaines dispositions de ce texte. Le faire serait violer la souveraineté de la Côte-d'Ivoire et enlèverait au chef de l'Etat élu (?) ses pouvoirs et prérogatives constitutionnels.

Après avoir donné son accord du bout des lèvres et face au mécontentement de l'opposition ivoirienne, l'ambassadeur des Etats-Unis tente de justifier l'injustifiable en cherchant à ménager la chèvre et le chou. Pense-t-il que le fait d'avoir été reçu dans le village du Chef de l'Etat justifiait cette position inadmissible des Etats-Unis qui résulte sans doute des comptes-rendus qu'il fait au département d'Etat ?

Il pense alors qu'on peut appliquer concomitamment la constitution et la résolution 1721. Equilibrisme douteux d'un diplomate dépassé qui a demandé à son pays de ne pas accepter que la résolution 1721 prenne le pas sur la constitution. Nous aimerions qu'il nous donne la recette pour cette concomitance !

Il ose avancer que la constitution est sacrée et ne saurait être suspendue ou amputée de certaines dispositions.

Ahurissant ! Nous nous demandons alors pourquoi les Etats-Unis ne demandent pas à leur poulain, monsieur Gbagbo Laurent de quitter le pouvoir, la constitution dont il se prévaut avec l'aide des Etats-Unis, ne lui accordant qu'un mandat de cinq (05) ans qui a expiré le 26 octobre 2005.

Il est honteux qu'une grande nation comme les Etats-Unis se livre à des compromissions ignobles plus pour porter des coups à la France que pour défendre une quelconque souveraineté et une constitution aussi sacrée soit-elle !

Car les Etats-Unis n'ont jamais été très regardants en matière de respect de la constitution et de la souveraineté des autres pays. Ainsi que l'a rappelé le président du directoire RHDP, l'invasion de l'Irak n'est sûrement pas un modèle de considération de la souveraineté et de la constitution de ce pays. Par ailleurs les Etats-Unis, en violation de toutes les règles et principes de droit n'ont-ils pas enlevé le président Noriéga du Panama pendant qu'il était en cours de mandat de par la constitution du Panama pays souverain ?

Les Etats-Unis n'ont-ils pas exigé et obtenu le départ du pouvoir de Charles Taylor dont le mandat constitutionnel était en cours à la tête du Libéria souverain ?

Le " débarquement " de Jean Bertrand Aristide, président constitutionnel de Haïti, un Etat souverain n'a-t-il pas été le fait des Etats-Unis ? Que dire de l'enlèvement de terroristes présumés dans des pays souverains parce que les intérêts et la vie des citoyens américains seraient menacés ?

Il est donc étrange qu'un pays qui prend un malin plaisir à violer la constitution et la souveraineté d'autres pays pour protéger la vie des citoyens américains refuse la suspension provisoire totale ou partielle de la constitution ivoirienne en se réfugiant derrière des arguties juridiques totalement vaseuses ! Il faut faire payer à la France son refus de cautionner la guerre en Irak et c'est le peuple ivoirien qui en fait les frais.

La Grande-Bretagne a suivi qui n'a cependant pas attendu sagement la protection de la constitution, elle qui a fermé son ambassade dès les premiers coups de feu !

Et pourtant ce pays, devant les atrocités commises en Sierra Leone n'a pas hésité à y envoyer ses troupes pour protéger la population. Les populations ivoiriennes ne méritent-elles pas la même attention et la même considération ?

Faut-il cependant s'étonner de cette attitude de la Grande-Bretagne ? N'est-ce pas une constance de la part de la perfide Albion ? Nous ne désespérons pas de sortir un jour de cette crise et lorsque la paix sera revenue, nous ne devrons jamais oublier ceux qui, à un moment donné de notre histoire, nous ont offert le mépris comme solution de la crise que nous avons traversée.
Par DOUBE BINTY