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View Full Version : October 29 - Caricom : un marché à conclure ?



kabaret
10-29-08, 03:21 PM
La libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux au sein du Marché commun de la caraïbe resteront encore longtemps un leurre pour Haïti tant que le pays n'aura pas travaillé pour intégrer complètement le Marché et Economie Unique de la CARICOM (CSME), c'est, en substance, ce qui ressort d'un atelier de travail avec la presse, organisé récemment par la représentation de la Caricom en Haïti.

Les plaintes reviennent à chaque instant mais la réalité socio-économique transcende la diplomatie et les discours pour l'instant. Les participants se sont longuement interrogés sur l'apport d'Haïti quant à son adhésion à la communauté Caribéenne.

« Au delà des difficultés et des obstacles, positivons. Nous devrions travailler dur pour avoir la place désirée au sein de la Communauté, il n'y a pas de cadeau. C'est ma conviction », a souligné la responsable au Bureau haïtien de coordination avec la Caricom, Marie Michelle Rey, à la question de savoir si Haïti aura une place de choix au sein de la Caricom.

« Nous voulons faire comprendre aux Haïtiens les différents mécanismes de la Caricom, ses institutions et ses modes de travail pour mieux relayer les informations y relatives, a indiqué l'ambassadeur Earl Huntley, représentant résident de la Caricom en Haïti, qui intervenait le samedi 18 octobre 2008 à l'hôtel Karibe.

Le marché unique de la CARICOM compte six millions de nationaux et 14 millions en incluant Haïti . Elle est au stade de l'intégration économique, un marché commun où tous les facteurs de production se meuvent librement. Selon les responsables, l'étape finale du processus d'intégration économique est l'intégration économique totale.

En 2001, le Traité de Chaguaramas, qui a porté la Caricom sur les fonds baptismaux a été révisé en vue de la préparatoire du Marché et Economie Unique. Il est devenu une réalité en janvier 2006 étant applicable pour la Barbade, Belize, Guyana, Jamaïque, Suriname et Trinidad et Tobago. Il est devenu applicable pour les autres membres de la Caricom, sauf Haïti, en juillet 2006. Devenu membre du CSME en février 2008, la participation d'Haïti au CSME est prévue pour janvier 2009.

Le traité de Chaguaramas établissant la CARICOM fut signé le 4 juillet 1973 mais par seulement quatre (4) puissances économiques de la région: la Guyane, la Barbade, la Jamaïque et Trinidad et Tobago.

La Caricom compte aussi plusieurs pays observateurs et membres associés. Sa population représente 1,3%, son territoire 2% et son PIB 1,2% du total de l'Amérique latine et des Caraïbes. Une des caractéristiques de ce regroupement est qu'il est parmi les plus grands en termes de membership mais aussi parmi les plus petits en termes d'économie et de géographie.
Et, contrairement à bien d'autres projets d'intégration, la Caricom jouit d'une longue tradition de coopération en matière de politiques étrangères, de santé, d'éducation et des questions touchant le développement.
Les économies des pays membres sont peut-être petites mais néanmoins, elles présentent de grandes différences quant à leur taille, leur population et leur degré de développement. Par exemple, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago représentent 60% de la population et 50% du PIB de la Caricom, tandis que la Guyana et le Suriname comprennent 80% du territoire de la Communauté.
Ces deux derniers pays sont, avec le Belize, les seuls pays continentaux du CARICOM, les autres associés étant des îles. La Barbade, la Guyana, la Jamaïque, Trinité-et-Tobago et le Suriname sont considérés formellement par le traité de Chaguaramas comme des " pays plus développés ". Le reste des membres, sauf les Bahamas, sont catégorisés " moins développés ". Les Bahamas sont membres de la Communauté sans pour autant faire partie du Marché commun.