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news La question des déportés au centre des réflexions

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Le transfert des déportés aux autorités haïtiennes à l'aeroport.
la_question_des_deportes_au_centre_des_reflexions-deportes_us2.jpgavion
Un déporté descend de l'avion
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25 déportés à bord du bus
Une table de concertation sur la problématique des déportés en Haïti a été inaugurée à Port-au-Prince, mardi, avec pour mission de réfléchir à une politique nationale sur les différentes dimensions de cette question.
Impulsée par le Centre oecuménique des droits humains (CEDH), de concert avec l'Organisation internationale de la migration (OIM), cette « Table de concertation » a réuni une quinzaine d'organisations.
La sécurité publique, l'insertion sociale et culturelle des déportés sont les deux grands volets de cette initiative faisant partie d'un projet du CEDH co-financé par l'Union européenne ainsi que d'un « projet pilote d'appui à la réinsertion, la réhabilitation et la réintégration des déportés haïtiens » de l'OIM.
Le projet du Centre oecuménique des droits humains vise à établir des priorités politiques, mener une campagne de sensibilisation et créer un réseau régional sur la question des déportés, a expliqué Julie Kesteloot, coordinatrice de projet au CEDH.
Julie Kesteloot estime qu'il est nécessaire de mobiliser l'ensemble des acteurs concernés de la société haïtienne en vue d'apporter des éléments de réflexion sur la question des déportés. « L'importance de mener une réflexion collective est capitale », a soutenu Julie Kesteloot, lors du lancement de cette Table de concertation qui aura à formuler des propositions aux autorités haïtiennes en matière de gestion du dossier des déportés.
Quant au projet pilote de l'OIM, il est financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et exécuté en partenariat avec le gouvernement haïtien. Au départ, ce projet visait 1200 déportés et se proposait de prévenir et réduire le retour à la criminalité en leur offrant des opportunités de réintégration à la société haïtienne.
À date, ils sont environ 600 déportés à pouvoir s'inscrire formellement à ce programme, a expliqué Louis-Justin Voltaire, assistant projet à l'OIM. Dans une brochure publiée en février dernier, le Centre oecuménique des droits humains, affirmait qu'il n'existait pas de données statistiques permettant d'établir l'impact des déportés sur la criminalité en Haïti.
Entre-temps, une cinquantaine de déportés haïtiens arrivent tous les 15 jours des États-Unis d'Amérique. Le Canada, quant à lui, expulse chaque année une quarantaine de délinquants, selon les chiffres disponibles.
Source : AlterPresse
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TiCam
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