Ce qui me dérange dans ce genre de discussions c'est qu'elles n'aboutissent nulle part. Elles sont stériles. Un affrontement politique sain en démocratie est un affrontement d'idées. Où est l'affrontement d'idées entre "Lafanmi Lavalas" et "l'Organisation Politique Lavalas"!?
En se rebaptisant "l'Organisation du Peuple en Lutte", l'OPL est-il ou non passé à un autre camp idéologique. Quels affrontements d'idées sont à la base de cette scission et du changement de dénomination? Tout d'un coup, L'EAU QUI LAVE à l'origine de l'OPL est, à toutes fins pratiques, qualifiée de honteuse par cette même organisation. Nous avons décidément un problème de pensée politique dans la direction de nos partis politiques.
Ce manque de vision politique profonde explique pourquoi le "Livre Blanc" de Lafanmi s'apparente tant aux positions du MID, mouvement politique traditionnel de droite!!!
Le mouvement Lavalas est pourtant issu d'un courant social, politique et culturel séculaire. Courant qui porte le marronnage, l'indépendance, l'économie "informelle" et le mouvement de 1986... Mais combien de dirigeants de Lafanmi Lavalas et de l'Organisation Politique Lavalas y ont réfléchi? Comment ce courant est-il inscrit dans les programmes de ces organisations?
C'est à ce genre de débat que j'ai envie de contribuer. Pas à ces luttes primaires pour des morceaux de pouvoir à séparer entre amis... et puis, quand les amis se fâchent, les positions politiques changent soudainement.
Je voudrais qu'on débatte de sujets tels que "quels agents économiques faut-il appuyer pour développer le pays?" Ou bien, "Le plus important est-il la création d'emplois (classique) ou la participation de tous à l'augmentation de la production nationale?" Ou encore "quels secteurs de la polulation sont porteurs du changement et quels secteurs s'y opposent naturellement?" et tant d'autres questions de ce genre. Et, bien sûr sur la manière d'en finir avec la corruption qui nous baigne! Les grands mangeurs de tout acabit jubilent quand la lutte constitue simplement à tirer le drap de son côté. En attendant, eux qui n'ont que faire des idées et du pays, mangent grassement sur le dos du peuple et du pays.
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Jean-François Tardieu