Salut à tous,
J'ai lu rapidement les remarques des uns et des autres sur la crise haïtienne. Je note que les mises en garde de Jean Christophe sur une éventuelle violation de la Constitution (ce qui n'est pas nouveau, soit dit en passant) par un groupe qui détiendrait la quasi totalité des pouvoirs en Haïti. Néanmoins, tout en rejetant toute prise de position partisanne, il faut absolument essayer d'être objectif dans une ttentative d'analyse de la crise haïtienne. Je m'explique un peu. Si on peut reprocher à Lafanmi Lavalas de ne pas toujours respecter la Constitution dans l'exercice du pouvoir, il n'en reste pas moins que ceux qui composent l"'opposition" la violent tout autant. D'ailleurs, je me demande si dans notre pays l'expression "classe politique" a vraiment un sens. Qui travaille réellement pour le bien-être du pays? Qui prouve réellement son attachement à l'intérêt général? Qui souhaite vraiment un changement pour Haïti?

Il ne suffit pas de critiquer, que l'on soit au pouvoir ou dans l'opposition, encore faut-il faire des propositions concrètes et constructives. L'objectif principal d'une opposition n'est-il pas de travailler à une alternance en se penchant sur des problèmes de société? On a n'a pas l'impression dans le cas haïtien qu'il existe une force adverse qui oeuvre pour une alternance démocratique, quoi que disent les tenants de la "Convergence", principale force de l'opposition.
Je reste persuadé que l'opposition a comis une grande erreur de stratégie en se focalisant sur la personne d'Aristide et non pas sur le projet politique de ce dernier. Je crois savoir que Lavalas a sorti un livre blanc. On peut en dire tout ce qu'on veut (je signale que je ne l'ai pas encore lu), mais que propose l'opposition en face? Y-a-t-il comme quelqu'un l'a déjà demandé un débat d'idées en Haïti? Je ne pense pas. Force est de constater qu'il existe surtout des querelles de pouvoir.
C'est dommage pour un pays comme le nôtre qui, malgré son extrême pauvreté (toutes les formes), possède quand même des forces vives et des "intellectuels" qui pourraient voler à son secours s'ils prenaient vraiment conscience du marrasme social, politique et économique que connaît leur patrie depuis plus d'une décennie.
A quand un vrai sursaut patriotique pour sortir Haïti de là?
Keyvin