M. Christophe.
L'étiquetage et les attaques personnelles de bas étage sont les armes des polémistes en mal d'argument, mon cher Christophe.
Évidemment, j'ai lu votre relecture de l'histoire de la crise : elle pue le révisionnisme à plein nez. C?est une ?uvre immense si j?en crois les commentaires jusque-là que vous avez reçus. J?ai aimé personnellement quand vous avez trouvé l?origine du coup d?État. L?argument faisant de la révocation de quelques fonctionnaires incompétents de l?administration publique haïtienne la cause du coup d?État est une trouvaille. C?est vraiment un éclair de génie. Je présume que vous avez crié Eurêka! quand vous l?aviez trouvée.
Si je vous suis bien, l?Armée d?Haïti n?a pas réagi quand Aristide a limogé presque tout son Haut État-major; mais, elle a déposé Aristide quand son gouvernement a révoqué quelques fonctionnaires civils. Permettez-moi de vous dire que vous êtes tout un analyste. Et pour vous paraphraser : la logique, aussi bien que l?argumentaire, est vraiment votre for (fort). Vous voyez, nous ne sommes pas des Molière! ah! ah! ah! ?..


Trêve de plaisanterie! J?ai aussi apprécié vos omissions volontaires. En voici une par exemple parmi tant d?autres: le fait de ne pas rapporter la lutte pour le poste de Premier ministre que se livraient le FNCD et les autres groupuscules qui formaient l?Espace de Concertation contre l?Exécutif - poste qui a été finalement échu à l?ex-président Réné Préval à leur grand désarroi. Ne serait-ce pas là par hasard l?origine de la crise? Pourtant, Aristide était constitutionnellement dans son droit. Vous qui avez un tel souci du détail, surtout pour les dates précises, vous aviez sans doute oublié de rapporter ce fait, comme vous aviez carrément omis de transcrire quand vous m'avez cité "au lieu d'avoir une" pour déformer ma pensée? Franchement Cà devient une manie chez vous! J'ai dit: "le peuple a longtemps compris qu'il ferait mieux de se passer de toute opposition au lieu d'avoir une manipulable, achetable et vendable à souhait". Çà en dit long sur les libertés que vous prenez M. le chercheur et sur votre méthode de travail.


Sur ce, mon cher Christophe, membre Junior, je vous abandonne pour toujours à vos chimères!