Salut
Cette analyse me paraît assez pertinente. Jusqu'à présent, soit on jette la pière sur l'opposition, avec la complicitité de la communauté internationale, soit sur le Pouvoir. Dans tous les cas, les analyses tienaient unilatéralement une des parties pour entièrement responsable de la crise.
Autrement dit, c'est la première fois qu'on démontre avec beaucoup de talent comment des parties, ayant apparemment des intérêts antagoniques, peuvent tirer profit de la situation qui découle de leur affrontement. Finalement, la crise fournit aux protagonistes les possibilités de se maintenir non seulement dans leur position mais aussi dans leurs privilèges.
C'est dommage que cette analyse passe sous silence l'attitude de certains secteurs puissants de la société civile, notamment les commerçants, les banquiers, qui profitent pour racketter la population.
En fait seule la popilation souffre de la crise. C'est elle qui en paye la facture, dans la mesure où elle subit :
1) les caprices des commerçants qui fixent, à leur guise, les prix des marchandises;
2) l'arbitraire des banquiers qui fixent comme ils veulent, les taux de change;
3) la violence des zenglendo qui agissent en toute quiétude, voire avec la complicité du pouvoir;
4) la violence liée au phénomène de la drogue.
Je suis entièrement d'accord avec la conclusion de cet article, lorsqu'il affirme que la solution ne peut sortir que du côté du peuple. C'est dommage, qu'encore une fois, les élites de ce pays auront fait preuve de leur cécité et de leur incapacité à accompagner le peuple dans l'expression de ses aspirations.