Jafrikayiti,
Je pense que ton appréhension est juste et justifiable. L'histoire t'en est témoin. Le passé de l'Eglise Catholique est remplie de mauvaises entreprises et d'individus aux coeurs et esprits de cendre.
Tu es aussi sincère que critique en révélent ton manque d'optimisme. Et je suis de ton avis en ce qu'il est important de "désintoxiquer tout ce beau monde". Mais permets que j'ajoute qu'il est aussi important de désintoxiquer toute une génération. La classe politique, la société civile, -toi, moi- les institutions étatiques et de service, la presse, les églises, et même notre système éducatif actuel, sont imprégnés de laxisme, de diletantisme macabre et de méchanceté intéressée. Il faut recréer l'avenir. Et pour ce il faut, malheureusement, recréer notre histoire et notre présent afin que nous soyons ce que nous sommes de BONS et CAPABLES de reconstruire ce qui positivement nous a marqué comme peuple et comme individus.


Dans cette quête d'un meilleur présent et avenir j'encouragerais tout ce qui pourrait collaborer à faire de cette école et même de la vision de cette école une réussite, à collaborer, en esprit et en vérité, afin de réaliser à nouveau le rêve de Toussaint Louverture. Je suis catholique de religion. Et l'histoire de mon Eglise m'a permis d'apprécier que même le consept de "droit de la personne", respect des libertés et l'exercice des consciences individuelles, et beaucoup d'autres termes si chers à notre bagage constructif de société, sont nés à l'époque médiévale dans l'ambiance religieuse ou catholique qui contrastait les relations Eglise - Etat.


Aujourd'hui encore, l'Eglise Catholique peut sponsoriser une nouvelle génération d'acteurs socio-politiques. Plus près de nous, qu'on se rappelle du rôle joué par l'Eglise Catholique dans notre histoire. Il est impossible d'écrire l'histoire d'Haïti sans référence à cette religion millénaire. Dans un sens ou dans un autre le rôle de l'Eglise Catholique a toujours été crucial. Il faut voir comment faire dégager les possibilités de construction, tout en se guérissant des plaies historiques dont nous porton tous les cicatrices. Ann blese maladi a pou nou geri malad la.
Men anpil, chay pa lou!
Salutations patriotiques!
Granzeponhw8 hw8