Découverte sur la chaussée à Delmas 4, au nord de la capitale haïtienne, dans la matinée du 14 juillet 2005, du corps du journaliste Jacques Roche, exécuté par les kidnappeurs de Port-au-Prince qui l?avaient enlevé le 10 juillet. La Police Nationale d?Haïti a confirmé à la Presse la nouvelle de l?assassinat du confrère, dont le corps a été transporté à la morgue de l?Hôpital de l?Université d?Etat d?Haïti, après les formalités requises en la circonstance.


Le responsable de la chronique culturelle du quotidien "Le Matin" a été retrouvé à Delmas 4 menotté et assis sur une chaise avec des traces de brûlures sur tout le corps et une plaie béante sous le cou, blessure qui semble avoir été faite à l'aide d'une gillette, selon le constat établi par les policiers de la direction centrale de la police judiciaire.les mains menottées,enchainées selon les premiers témoignages obtenus par AlterPresse, d'autres medias de la capitale et auprès de confrères. La découverte du corps sans vie du confrère est survenue au moment où des négociations étaient en cours pour obtenir la libération de Jacques Roche, pour laquelle les ravisseurs avaient réclamé une rançon de plusieurs milliers de dollars.


Jacques Roche, selon toute évidence, a été sérieusement battu par ses ravisseurs qui lui auraient même arraché la langue, selon des témoignages concordants non encore vérifiés par les proches de la victime. Jusqu'à hier, apprend-on, les bandits qui étaient en contact avec les parents du journaliste réclamaient quelques 250.000 dollars américains comme rançon pour sa libération. Une première tranche de 10.000 $US a déjâ été versée et les kidnappeurs qui l'avaient jugée nettement insuffisante menaçaient de le tuer si d'ici peu le reste de la rançon ne leur est pas versé et une deuxième tranche de 40.000 $US devait sous peu être donnée en échange de la libération de M. Roche. Son cadavre découvert ce matin a surpris tout le monde d'autant que, à contre-coeur, il est vrai, la rançon commençait à être versée. L'un des collègues de Jacques Roche à Radio Ibo, Roody Thomas a dénoncé la passivité de la police qui a été, déclare t-il, avertie de toutes les tractations et était mise au courant de tous les indices "probants" obtenus dans cette affaire mais n'a rien fait pour sauver la vie de ce malheureux "innocent".