Gade yon ancien article keu mwen jwen'n sou Haitiwebs, Koman Pep Haitien fiat ap vote, Drog dealer kom Senateur?
------------------------------------------------------------------------------------------------
LE FIGARO POINTE DU DOIGT LE NEVEU DU PREMIER MINISTRE HAÏTIEN
Par Rodrigue Louis
Ce n'est pas le Time Magazine qui désigne le personnage de l'année; mais c' est bien le journal Français le Figaro, qui présente ce qui lui semble un prototype de corrompu dans l'appareil gouvernemental en Haiti.
Dans une analyse bilan des dix mois de transition post-Aristide, Le Figaro a été dans l'entourage du Premier ministre intérimaire Gérard Latortue pour prendre un exemple éloquent de corrompus dans le gouvernement de transition.
Dans un article intitulé : « les narco-trafiquants font main basse Sur Haiti », le journal (édition du 21 décembre 2004) passe au crible le présume comportement de
Youri Latortue, qui se serait livre au trafic d'influence sous les yeux de son oncle, le chef du gouvernement qui, vraisemblablement, octroie un budget mensuel de 20 000 euros (soit $ 24 000 24 000 U.S.) a cet individu pour organiser un service d'intelligence à la Primature.
« A une moindre échelle, le vertueux Gérard Latortue doit, à son tour, faire face à des critiques. Il lui est reproche de conserver dans son entourage son neveu,
Youri Latortue, un personnage surnommé « Monsieur 30 % », en raison du pourcentage qu' il exige en rétribution de passe-droits. Inquiet, non sans raison, pour sa propre sécurité, le Premier ministre verse 20 000 euros par mois à cet
ancien policier,
implique dans divers scandales pour l'organisation d'un service d'intelligence ».
Le journal Le Figaro, qui fait le constat, dix mois après la chute du dictateur Jean-Bertrand Aristide, de l'« inexorable descente aux enfers » de de l'ancienne « Perle des Caraïbes » a pris pour illustrer la situation ambiante en Haiti les propos du militant des droits humains Jean-Claude Bajeux jugeant l'action du gouvernement intérimaire. « On a réussi à se débarrasser de lui [Jean-Bertrand Aristide] mais après neuf mois de transition le mécontentement est général. Le gouvernement ne gouverne pas, il n' a pas de base sociale et se montre incapable de mobiliser les énergies ».
Par ailleurs, dans cette même édition du 21 décembre 2004, le quotidien français a publié les résultats d'une enquête qui verse dans le dossier de corruption des pièces accablantes contre l'ex-dictateur haïtien Jean-Bertrand Aristide, qui aurait accumulé, durant son deuxième mandat, 200 à 800 millions de dollars.
Le but de la publication de cette première partie d'enquête serait d'encourager les États-Unis à passer à l'action contre le président déchu réfugie en Afrique du Sud.
Relative à la lenteur des États-Unis, Le Figaro se demande donc : «Pourquoi des poursuites ne sont-elles pas lancées contre Aristide? Washington ménage-t-il l'ancien autocrate pour ne pas en faire aux yeux d'une partie des Haïtiens un martyr ou plus prosaïquement pour protéger les soutiens américains dont il bénéficiait » ?
Le journal a débuté cette série trois semaines après l'appel public de l'ambassadeur français en Haiti, Thierry Burkard, en faveur d'une action contre l'ex-dictateur, qui manipule à distance les violences au quotidien de ses partisans, les « chimères ».
Le Figaro évoque plusieurs cas de figure qui pourraient intervenir dans l'inculpation d'Aristide. «Accusé, écrit le journal, d'assassinats par les organisations des droits de l'homme, Aristide pourrait tomber comme Al Capone pour de simples délits financiers». C'est que, de 1994 à 2004, Aristide aurait accumulé et expédie vers des comptes bancaires a ''étranger, une fortune chiffrée entre 200 et 800 million de dollars. Selon des documents que Le Figaro dit avoir consultés, le« président Aristide avait privatisé les caisses de l'État. Il puisait dans les finances publiques comme dans une cassette personnelle ».
Dans le premier volet de son enquête, le journal français, proche des Gaullistes, a mis l'emphase sur les transactions du secrétariat privé de la présidence sous le règne d'Aristide.
Le Figaro soutient que «le simple examen des transactions du secrétariat privé de la présidence, durant l'année 2002, laisse paraître de nombreuses irrégularités et malversations. Cette année-là, Aristide a fait virer, le 29 novembre, sur l'un de ses comptes dépôts (CPT 306338), la somme de 500 000 " dollars.
« Sur ses ordres poursuit le journal, son bureau a procédé à de multiples versements à des prêtres-noms. Des chèques, dont un de 338 000 dollars sont adresses à Oriol Jean. L'argent coule à flots vers des sociétés écrans bases à Miami, des fondations et des organisations de la mouvance Lavalas. Des paiements en cash sont octroyés via la Banque populaire haïtienne à des proches ».
Rodrigue Louis