View Single Post
  #2    
Old 07-13-07, 09:15 AM
bana2166's Avatar
bana2166 bana2166 is offline
Moderator
 
Posts: 7,163
bana2166 is on a distinguished roadbana2166 is on a distinguished road
Quand la diaspora haïtienne fait la fête!

Quand la diaspora haïtienne fait la fête!
vendredi 13 juillet 2007
La foule présente l'an dernier lors de la première édition du Festival international de musique haïtienne de Montréal.
Leur musique, on ne l'entend que sur les ondes des stations communautaires ou ethniques. Leurs artistes vivent en marge des réseaux des subventions et de l'industrie officielle. Alors que leurs producteurs sont le plus souvent des aficionados qui travaillent à temps plein dans un autre créneau, leurs concerts sont confinés dans les quartiers excentriques de l'Est de Montréal. Estimés à presque 120 000, les Haïtiano-Montréalais sont membres de l'une des plus importantes collectivités francophones d'Amérique. Bienvenue dans l'univers fascinant de la musique haïtienne, ses konpas, sa musique racine, son soul et son ragga créoles. Et surtout, son opiniâtreté.
Qu est-ce que je pourrais bien m acheter?
«Un Haïtien de Montréal n'aurait même pas besoin de voyager pour écouter ses groupes préférés. Ils viennent tous deux ou trois fois par année», affirme Ralph Boncy, réputé collègue et depuis plus de 20 ans personnage incontournable, non seulement de la scène haïtienne, mais de toutes les musiques en général. «Lors de certaines fins de semaine de Pâques ou de l'été, tu regardes l'affiche et tu as parfois l'impression qu'ils y sont tous. Et les gens sont d'une telle fidélité à leurs musiciens. Le phénomène est impressionnant. Lorsque, par exemple, les orchestres Septentrional ou Tropicana se retrouvent ici en même temps, cela veut dire que ce soir-là, il n'y a rien au Cap-Haïtien, leur port d'attache.»
Dimanche le 15 juillet se déroule bel et bien, au parc Jean-Drapeau, la deuxième édition du Festival international de musique haïtienne de Montréal. À ne pas confondre avec la Fête de la diaspora et de la solidarité haïtienne dont les activités furent annulées par les autorités municipales. L'événement propose un excellent survol de plusieurs genres, à commencer par le konpa, fierté nationale depuis plus de 50 ans. «Cette musique existe par elle-même, peut faire des emprunts à toutes sortes de styles, mais les intègre toujours à sa mouture», soutient Ralph, qui est également porte parole du Festival.
«La programmation reflète plusieurs foyers et univers», affirme-t-il encore. On fait les choses en grand. Sur le plan du konpa, les vétérans de System Band, qui ont survécu à tout depuis plus d'un quart de siècle, aussi bien que les plus jeunes de Carimi, Kreyol La, Nu Look et Djakout Mizik, tous des forces majeures à Port-au-Prince, arrivent en ville. Ceux qui portent des noms anglais viennent souvent des États-Unis. Les autres, d'Haïti et d'ici.
Une exception à la règle: les Montréalais de Black Parents, avec leur phrasé si singulier hérité des Frères Parent. De notre île se pointent également Steve-K, excellent chanteur à saveur r&b connu avec Yakengue, et Bamboche Rasin, qui porte bien le nom de son style... racine. Encore du racine? Vwadeszil. D'autres expressions musicales? Tendance rap chez B.I.C. qui a fait un tabac au Carnaval haïtien, il y a deux ans. Couleur reggae-ragga chez King Posse. Étiquette variable d'un projet à l'autre chez Phantom.
Aux prestations de ces artistes officiels s'ajoutera celle des musiciens rassemblés pour le rara, musique par excellence du carnaval avec ses percussions et vaccines. «Le rara est une "vibe", précise Ralph. À la limite, tu n'aurais même pas besoin d'un répertoire. Tu es dans la rue et ça "groove"». Avec en plus, le comédien Tonton Bicha à l'animation, ça va jouer!
***
La 2e édition du Festival international de musique haïtienne de Montréal, le 15 juillet au parc Jean-Drapeau. Informations: 514 495-3030
***
Reply With Quote
Page generated in 0.22081 seconds with 24 queries