
01-27-08, 03:14 PM
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| Pour qui sonne et qui sonne le glas? Dans tout ce charivari constitutionnel, qui est le gagnant, qui est le perdant. L’éternel perdant Haïtien perd, l’éternel gagnant Haïtien gagne. Le gros perdant hier étant devenu le gros gagnant aujourd’hui, il agit en bouffon contre son bienfaiteur, le métèque forcé. Point barre. On ne fait pas la guerre à Monsieur Boulos, mais à des centaines de milliers de sous privilégiés haïtiens partout dans le monde qui ont cessé d'être haïtiens par nécessité. Ils veulent rester Haitiens parce qu’ils ne peuvent être rien de meilleur nulle part. Excepté peut-être pour une poignée d’Haïtiens, le reste demeure la plèbe chez eux ou ailleurs. Alors ils aspirent à et optent pour une goutte de dignité chez eux même à la veille de mourir, même au moment de mourir et même après la mort. Comment comprenez-vous que certains d'entre eux veulent être enterrés chez eux au moins. Monsieur Boulos n'est que le généreux bouc- émissaire dans cette fable malsaine. L'étranger doit être entrain de rire. Dans tout ça et à côté de tout ça pour qui sonne le glas et qui sonne le glas? Contre l’Haïtien par l’Haïtien ou pour et par quelqu’un d’autre se servant de l’Haïtien. Un autre cauchemar créé par l’Haïtien qui ne vise que l’Haïtien. Une autre fois le problème est déplacé, les priorités ont changé. Et qui pis est, c’est l’Haïtien au détriment de l’Haïtien contre le bonheur de son autre frère, contre ses aspirations à une identité. Les autres nous reprochent notre conscience d’identité outrée, nos congénères nous la refusent parce que nous avons fait le sacrifice énorme de la perdre à un moment de la durée pour soutenir nos siens. Pourtant Jacques Stephen Alexis a écrit dans le temps « qu’un homme sans identité est un homme sans visage » Nos hommes de lois nous disent aujourd’hui « Malheur à l’Haïtien qui veut recouvrer son identité » C’est permis à tout le monde, sauf à l’Haïtien de vouloir être un charbonnier dans sa petite mansarde noircie par la misère. » C’est phénoménal, n’est-ce pas. Quand l’Haïtien exprime le désir d’être vu autrement, il y a l’Haïtien à crier Haro. On est haïtien quand il s’agit de contribuer à rendre la vie possible en Haïti, pour toute autre raison, on n’est pas Haïtien. C’est navrant. Celui qui souffre aujourd’hui est celui qui a tout intérêt à être Haïtien. Les personnes contre lesquelles ce problème constitutionnel a été fomenté n’en ont cure. Ils peuvent être heureux et privilégiés n’ importe où. Ce n’est pas le plus coupable qui paie maintenant, c’est l’innocent qui a adopté une autre nationalité la mort dans l’âme pour aider Haïti à survivre. | |