Au Canada, ils utilisent l'expression peuples fondateurs. Pourtant ce pays est peuplé d'une myriade de peuples - toutes origines confondues.
Premièrement, il faudrait définir les mots:
Il y a nationalité et citoyenneté.
Tous les citoyens d'Haiti, font-ils automatiquement partie de la NATION Haitienne?
Tous les membres de la NATION, sont-ils nécessairement Citoyens?
Que je saches, c'est le principe légal dénommé "jus sangini" qui prévaut chez nous. Donc, l'Haitien porte sa nationalité dans ses veines. Peut importe oû qu'il aille sur cette planête, le sang de Boukman, Dessalines et Toya l'identifie comme fils des Africains révoltés qui ont aboli l'esclavage racial, imposé sur le continent américain par la suprématie blanche depuis 1492. Et, bien sûr, une faible minorité de ces Africains ayant vécu et survécu le système infâme de l'esclavage racial ou la négresse se faisait inpunément violer par le brute...avait aussi du sang d'hommes européens qui leur coulaient les veines. Mais remarquez bien qu'en 1789, il y avait plus de 450,000 Africains pour les quelques 30 miles blancs qui vivaient sur l'ile.
Qui est Juif? Qui est Israelien?
Le fils du Juif Israelien né en Allemagne n'est-il pas membre de la diaspora juive comme le fils de l'Haitien né à New-York est membre de la diaspora Africaine?
Alors, pourquoi tout ce vacarme?
Nous savons tous qui est qui en ce bas monde. Si les Canadiens peuvent parler de 2 peuples fondateurs: Anglais et Francais d'Europe, nous HAITIENS pouvons parler de 100 peuples fondateurs: Banbarras, Wolof, Mandingue. Sinika, Ibo, Congo, Caplaou, Toucouleurs, Yoruba, Mayi, Peul, Fon, Eve...tous peuples de l'Afrique-mère.
Nous n'avons point cité le peuple Taino (premier peuple fondateur de l'ile) , non pas par négligeance mais parce que, malheureusement ce noble peuple avait été complètement génocidé par les sauvages Espagnols, d'ici la création de la nouvelle Nation Haitienne.
Quand aux Européens qui ont foulé le sol Haitien, leur quantité est a toute fin utile négligeable. Et, il est évident qu'en qualité de "peuple" ils ont tout fait pour saborder le rêve de la Nation Haitienne depuis plus de 500 ans. Il est en effet triste de constater que 200 ans après les lecons d'humanisme livrées par Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines, le Grand, Jacques Roumain, Dumarsais Estimé, Jacques Stephen Alexis, Jean Dominique et autres... un certain pourcentage faible en nombre mais très nuisible par ses actions des 2.5% de la population issue directement ou indirectement du continent européen persiste à oeuvrer à contre-courant comme si Haiti pouvait être leur Rhodésie du 21 ieme siècle.
Noufemrontnou a en effet dit certaines vérités et beaucoup de vérité certaines dans son texte.
Voyez donc cet extrait d'un résumé de notre histoire politique de 1853 à 1937 et dites-moi que nous ne sommes pas en face d'une abbération lorsque des gens arrogants se savant minoritaires et de souches peu enviables s'arrogent l'imprudente arrogance d'agacer la majorité qui les permet de bien manger et en paix. Par surcoit, ils s'étonent de voir attirer sur eux la colère de ce peuple désabusé! C'est bien le monde à l'envers!
Voyez le texte plus complet copié par une inconnue sur le site de l'université que voici:
http://archives.econ.utah.edu/archiv...9/msg00010.htm
"1853: French Admiral Duquesne threatens to bombard Port-au-Prince to restart payments on the French ransom which had been stopped in 1852 by Haitian Emperor Faustin Soulouque. The latter replied: "Je repousserai la force par la force" (I will meet force with force), and Duquesne let the matter rest.
(Written in Blood, Heiln p199)
1857-1900: U.S.A. intervenes 19 times in Haitian affairs, often with gun-boat "diplomacy".
July1861: Spanish gun-boat aggression against Haiti - At issue: Haitian support to Dominican generals Cabral and Sanchez who were resisting attempted Spanish annexation of Dominican Republic. Spanish Admiral Rubalcava collects $200,000 ransom and 21-gun salute from Haitian President Fabre Nicholas Géffrard.
1861-1865: Spain annexes neighboring Dominican Republic by invitation of its white and mulatto minority: Fearing a return of slavery on the island, Haiti helps anti-Spanish forces to regain Dominican Republic's independence. (HBC, p183)
[1862: End of "legalized" racial slavery in the United States of America and formal diplomatic recognition by that nation of the Republic of Haiti].
1870: U.S. gun-boat aggression against Haiti using flagship U.S.S. Dictator (This same year, the 15th Amendment is adopted, finally giving Black males the right to vote in the U.S.A) .
1872: German gun-boat aggression against Haiti. Commodore Basch collects 3000 Sterling Pounds from the Haitian government and defames Haitian flag with German excrement.
1877: March: French gun-boat aggession against Haiti. At issue: resumption of payments on the 1825 ransom - balance then re-estimated at 20 million Francs-or.
December: Repeat of Spanish gun-boat aggression against Haiti. At issue:Suspected Haitian assistance to rebels fighting to abolish slavery in Cuba.
August 1883: In the midst of popular riots in the capital city of
Port-au-Prince, diplomatic representatives of France, Britain, Germany, Belgium, Spain, Holland, Norway and Sweden sign ultimatum threatening Haitian President Lysius Féllicité Salomon of bombarding Haiti's National Palace.
1884: Spenser St-John, former British Consul-General in Haiti publishes Hayti: Or the Black Republic in which Haiti is deemed "an island of «Vaudoux» practicing cannibals". His will be followed by a host of other anti-Haiti, white supremacist publications like Where Black Rules White (Prichard, 1910), in which the American author says of Haitians and of their
religion « the perpetuation of a cult so degrading must have its source deep in the character of the race. Yet you find that these undoubted cannibals can on occasion be both kind-hearted and hospitable. Perhaps the root of it all lies in their squalid ignorance». Hollywood would pick-up the theme with
a string of "Zombie" pictures, starting in the 1930s.
1886-88: Legalised racial slavery finally abolished in Spanish and
Portuguese colonies (Cuba, Brazil)]
1890: First, using the diplomatic skills of Black abolitionist Frederick Douglass, U.S. Ambassador to Haiti, then using gunboat "diplomacy" with as many as 7 warships, the U.S. attempts to force Haiti to lease away Môle St. Nicholas as a naval base. Haitian President Hyppolite citing his people's Constitution, responds negatively to all U.S. demands.
1897: (Affaire Luders) Repeated acts of German gun-boat aggression against Haiti using warships S.M.S. Charlotte and Stein. (HBC, p184)
1915-1934: United States invades Haiti, seizes and expatriates its national treasury and gold reserves, imposes a new constitution allowing property ownership by Americans and dismissing the Haitian legislature from 1917 to 1930. Haiti-U.S accord on reestablishing Haitian Freedom signed in 1933 and

on August 15, 1934 all U.S. Marines left Haiti. (HBC, p184). As part of U.S. legacy, the reins of political powers are strongly secured for the anti-black, pro-American mulatto minorities on both sides of the island (Haiti and Dominican Republic). During that period, as William Jennings Bryan of the U.S. State Department could hardly control his surprise at Haitians: "Dear me, think of it. Niggers speaking French.", the National Geographic Magazine described life in Haiti with such words: "while the peasants thus took to the bush, the middle and upper class Haitians gravitated to the seacoast towns, where they learned the art of living by the expert exploitation, political and commercial, of the unthinking black animals of the interior" (National Geographic Magazine, 1920: 497).


1937 (October): White Supremacist Dictator Raphaël Trujillo of neighbouring Dominican Republic, benefiting of full support from his great friends U.S. president F. D. Roosevelt and Haiti's Mulatto president Sténio Vincent, orders the massacre of as many as 30,000 Black Haitians in a fit of anti-Haitian sentiment which also left countless Black Dominicans dead."



Il existe donc, et a toujours existé une solidarité de race entre les sabordeurs de la Nation Haitienne en terre étrangère (France, Allemagne, États-unis blanche etc...) et certains de ceux-là qui résident en territoire Haitien. Remarquez que j'ai bien précisé "certains!". Car, nous reconnaissons fort bien que l'Amiral Killick était aussi blanc que se pouvait pourtant ce héros national se couvra du drapeau national resistant les ennemis de la Nation. Richard Brisson, Jacques Roumain étaient aussi dépourvus de mélanine que le plus pâle des Dumas. Pourtant ils furent de vrais héros dignes de l'honneur national. Tandis que des Conzés ont été aussi foncé que le plus foncé des Oncles Tom et des Anne Fidèle qu'ait connu ce continent.


Toutefois, au delà de ces individus qui confirment la nuance à ne pas négliger, nous ne saurons croire que c'est par simple coincidence que les forces les plus racistes en Europe et aux Etats-Unis se sont souvent trouvés des alliés parmi les plus racistes des étrangers vivant et faisant fortune en Haiti.
En règle générale, les amis de Jesse Helms et de Trent Lott ressemblent à ceux qu'avaient Donatien Rochambeau et F.D. Roosevelt dans le pays.
Vrai ou faux?