Les bandits sèment la terreur au centre commercial de Port-au-Prince.
Les commerçants sont souvent contraints de fermer boutique plus tôt que prévu en raison de cette situation.Des gangsters continuent d?imposer leurs lois aux commerçants du centre-ville de Port-au-Prince. « Zone dangereuse ou endroit à risque », ce sont les expressions utilisées par des commerçants pour décrire l?atmosphère qui règne dans ce quartier bourdonnant d?activités .

Des barrages en fer forgé érigés à l?entrée des magasins sont, entre autres, mesures adoptées pour se protéger contre les attaques des bandits. Les commerçants les plus huppés arrivent à faire appel à plusieurs agents en armes pour sécuriser leurs magasins.Les petits détaillants du centre-ville qui étalent leurs marchandises aux alentours de magasins ne sont pas aussi à l?abri des « zenglendo » qui proviennent des quartiers populaires de la capitale . Ils expliquent que, quotidiennement, leur vie est exposée dans la zone face aux attaques répétées des bandits. Grands et petits commerçants souhaitent que les autorités policières mettent en place un plan de sécurité efficace pour faire échec aux bandits qui opère de jour comme de nuit au centre commercial de Port-au-Prince.

Même Latortue a admis que dans le domaine de la justice rien n?est encore joué trois mois après. Latortue a aussi réalisé que la machine est encore en panne. La province fait encore face à l?insécurité et aux actes de banditisme, à l?insalubrité surtout avec le retard enregistré dans le processus de nomination des commissions communales.
Et pourtant
Le conseil de sécurité des nations unies a exprimé sa satisfaction pour le climat calme observé en Haïti. Le président du conseil a exhorté le gouvernement intérimaire à travailler de concert avec la Minustah en vue de l?instauration d?une police nationale exemplaire.
D'autre part le premier ministre dresse un bilan sommaire de sa gestion trois mois après son entrée en fonction. A l?occasion d?une conférence de presse improvisée à la Primature, le jeudi 17 juin 2004, Gérard Latortue, s?est dit en partie satisfait du travail réalisé depuis le 17 mars.Quand cette équipe est arrivée au timon des affaires, elle a trouvé un pays ruiné mais qu?il faut à tout prix reconstruire sur les vestiges. Par cette réaction, le Premier ministre Gérard Latortue exhorte les citoyens haïtiens à faire preuve de réalisme et de compréhension trois mois après son installation.