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Jean Bélony Murat (Bélo), artiste 100% Haïtien: "Ragganga" débarque à Paris (France)
Jean Bélony Murat (Bélo), artiste 100% Haïtien: Le "ragganga" débarque à Paris (France)
Fevrier 6, 2007 -
Lauréat du prix RFI Découvertes 2006, Bélo donne son premier concert ce soir au Réservoir, à Paris. De retour d'une première prestation sur le sol américain et tranquillement installé dans sa chambre d'hôtel, Bélo revient sur son album "Lakou Trankil" et sur son lien indéfectible avec son île, Haïti.
Bélo sera l'invité de l'émission Sortir dans le monde les 9 et 10 février prochains : + d'info
Bélo tu fais du reggae, alors qu'on a plutôt l'habitude d'entendre du compas ou du zouk en provenance d'Haïti. Y-a-t-il beaucoup d'artistes reggae haïtiens?
Je dois commencer par dire que la position géographique d'Haïti en fait un carrefour: Haïti c'est dans la Caraïbe, Haïti c'est en Amérique, c'est aux Antilles, et notre musique ressemble à tout cela. Notre histoire raconte la même chose: nous avons été colonisés par la France, occupés par les Américains? Haïti est une mosaïque de couleurs, nous sommes influencés par tous les genres de musique: en Haïti on trouve le compas, certes, il y a aussi la musique "racine", également le reggae, du gospel, en fait il y a tout un mélange?Dès mon enfance, j'ai été bercé par toutes ces musiques, je me suis laissé influencer par l'ensemble pour donner ce style original qui m'est propre et que j'appelle "ragganga", c'est une mélange de reggae, ragga, et rara, (la musique carnavalesque haïtienne ndlr)?
Tu es né en 1979, tu as donc grandi avec le compas direct et l'explosion de la musique traditionnelle dans les années 1980 avec Boukman Expérience?
Oui et aussi les autres musiques importées, des Etats-Unis, de la France, du Canada et de la Jamaïque?Et cela se ressent dans mon album! Le morceau Lakou Trankil, est plutôt reggae, mais en règle générale, mes morceaux sont très difficiles à classer. C'est du Bélo si vous voulez?Tenza, c'est world beat, Istwa Dwol, c'est une chanson acoustique? Je fais quelque chose qui m'est propre et même quand je chante du compas, je le fais à ma façon?
Tu arrives des Etats-Unis où tu as donné un concert et demain tu vas jouer pour la première fois en France. Est-ce que tu appréhendes différemment les concerts internationaux?
Pour moi la musique est universelle, donc quelque soit l'endroit, que le public soit haïtien ou étranger, que ce soit devant deux personnes ou deux millions de personnes, il faut donner une prestation égale à elle-même?Quand on suit un concert de Michael Jackson ou de Michel Sardou, on voit que c'est quelque chose de standard, de sérieux, où que ce soit?
As-tu des titres préférés sur ton premier album et peux-tu nous parler de ce que tu racontes dans tes chansons?
J'aime tout l'album! Mais par exemple, le concept Lakou Trankil raconte la cour, l'espace où les membres d'une même famille vit, en créole, on dit "lakou". Lakou Trankil, pour moi, c'est Haïti tranquille. Mon pays subit des troubles politiques, donc pour que le pays redevienne ce qu'il a été dans le temps, je chante cette chanson: Si tu veux être grand comme un éléphant, fais toi tout petit comme une souris, si tu veux gouverner le Lakou, il faut que tu obéisses, si tu veux voir les choses changer, tu dois faire preuve de volonté. Dans un genre différent, Istwa Dwol est l'histoire de cinq jeunes garçons qui ne peuvent plus vivre en Haïti à cause du chômage, de l'insécurité ; ils décident donc de quitter Haïti, mais sans destination. Très vite, sur la mer, ils n'ont plus d'eau, plus rien à manger?Et à la fin de la chanson, je cite tous ceux qui quittent le pays, les étudiants, les paysans, les musiciens, les citadins?
Et toi, justement, en tant que jeune artiste qui s'ouvre à l'international, n'est-ce pas une tentation de quitter Haïti?
Non?.En tant qu'artiste, je suis là pour donner des messages positifs, je suis le modèle. On a tendance à faire ce que je fais. Si je reste au pays, mes fans vont vouloir rester?Au contraire, je pense qu'il est bien d'aller proposer la culture haïtienne un peu partout, tout en restant accroché à mon propre pays?Quand je suis allé au Cameroun pour le Prix Découvertes RFI, c'était la première fois que je sortais du pays, et toute l'énergie positive que j'ai trouvé là bas, je l'ai ramenée à Haïti?Ce prix, c'est une fierté nationale?On me remercie pour ce que je fais pour Haïti, mais c'est Haïti qui a tout fait pour moi?
C'est à dire?
Je n'ai pas voyagé, je n'ai pas vécu en France ou aux Etats-Unis pour devenir ce que je suis aujourd'hui?Mon inspiration, ma musique est liée à mon île?Si j'ai ce talent, si je suis lauréat du Prix Découvertes RFI aujourd'hui, c'est moi qui peux être fier, car il a été décerné à un artiste 100% haïtien.
Haiti-Musique : Jean Bélony Murat (BélO) à Paris après l?exploit de Douala
Haiti-Musique : Jean Bélony Murat (BélO) à Paris après l?exploit de Douala
6 février 2007
P-au-P, 6 fév. 07 [AlterPresse] --- Après un succès remarquable à Douala (Cameroun) où il a remporté, en décembre 2006, le prix RFI Découvertes 2006, le jeune artiste haïtien Jean Bélony Murat (BélO) donne un concert à Paris, ce 6 février 2006, annonce Radio France Internationale.
BélO, qui vient tout juste de donner une première prestation sur le sol américain, se trouve actuellement dans la capitale française où il revient, ce soir, sur son album « Lakou Trankil ». Jean Bélony Murat indique que le prix qu?il a remporté à Douala, avec cet album à tendance « ragganga » est une fierté nationale.
« Quand je suis allé au Cameroun pour le Prix Découvertes RFI, c?était la première fois que je sortais du pays, et toute l?énergie positive que j?ai trouvée là bas, je l?ai ramenée à Haïti », a déclaré, à RFI Musique, le jeune artiste haïtien qui s?ouvre sur l?international.
Le « Ragganga » de BélO est un mélange de reggae, de ragga, et de rara. Selon le Lauréat du prix RFI Découvertes 2006, Haïti est une mosaïque de couleurs et sa position géographique fait d?elle un carrefour de toutes les tendances musicales qui existent sur le continent américain.
« Haïti c?est dans la Caraïbe, Haïti c?est en Amérique, c?est aux Antilles, et notre musique ressemble à tout cela. Notre histoire raconte la même chose : nous avons été colonisés par la France, occupés par les Américains », a affirmé le jeune chanteur/compositeur fraîchement débarqué en France depuis son sacre en 2006.
BélO en a profité pour faire le jour sur le concept « Lakou Trankil » en précisant que cela raconte la cour, l?espace où les membres d?une même famille vit, en créole, on dit « Lakou ».
« Lakou Trankil, pour moi, c?est Haïti tranquille. Mon pays subit des troubles politiques, donc pour que le pays redevienne ce qu?il a été dans le temps, je chante cette chanson : Si tu veux être grand comme un éléphant, fais toi tout petit comme une souris, si tu veux gouverner le Lakou, il faut que tu obéisses, si tu veux voir les choses changer, tu dois faire preuve de volonté », a-t-il précisé.
En tant que jeune artiste haïtien, Jean Bélony Murat se présente comme un modèle pour les jeunes de sa génération. « On a tendance à faire ce que je fais. Si je reste au pays, mes fans vont vouloir rester », a fait savoir BélO à Radio France Internationale.
Dans cette même entrevue, il a attiré l?attention sur une autre chanson gravée sur son album. Il s?agit de « Istwa Dwòl » (Histoire drôle). Cette chanson raconte, selon lui, l?histoire de cinq jeunes garçons qui ne peuvent plus vivre en Haïti à cause du chômage, de l?insécurité et qui décident de quitter Haïti sans destination à la recherche d?une vie meilleure.
« Très vite, sur la mer, ils n?ont plus d?eau, plus rien à manger? Et à la fin de la chanson, je cite tous ceux qui quittent le pays, les étudiants, les paysans, les musiciens, les citadins », a-t-il expliqué.
Aujourd?hui, BélO se déclare fier d?être haïtien tout en indiquant que son inspiration, sa musique ou son talent, il les trouve en Haïti. Voilà pourquoi, il a déclaré qu?il est « un artiste 100% haïtien ».
Après ce concert à Paris, BélO est attendu le 23 février 2007 à l?Institut français d?Haïti pour un autre concert spécial.
Bélo, 100% Haïtien, reste au pays pour donner l'exemple
Bélo, 100% Haïtien, reste au pays pour donner l'exemple
Posté le 6 février 2007
Dans une interview accordée à Radio France internationale, le compositeur et interprète haïtien, Bélo, réaffirme son attachement à sa terre natale où il choisit de rester pour donner l'exemple à ses nombreux fans.
Le jeune artiste, qui s'ouvre de plus en plus à l'international, déclare à la radio francophone qu'il n'est pas tenté de quitter Haïti. Il donne son premier concert, le mardi 6 février, au Réservoir, à Paris, après une première prestation sur le sol américain.
« En tant qu'artiste, je suis là pour donner des messages positifs, je suis le modèle. On a tendance à faire ce que je fais. Si je reste au pays, mes fans vont vouloir rester? », précise-t-il.
Bélo, lauréat du prix RFI Découvertes 2006, qu'il présente comme « une fierté nationale », soutient qu'il est bien d'aller proposer la culture haïtienne un peu partout, tout en restant accroché à mon propre pays.
« Je n'ai pas voyagé, je n'ai pas vécu en France ou aux Etats-Unis pour devenir ce que je suis aujourd'hui? Mon inspiration, ma musique est liée à mon île? Si j'ai ce talent, si je suis lauréat du Prix Découvertes RFI aujourd'hui, c'est moi qui peux être fier, car il a été décerné à un artiste 100% haïtien. »
Le jeune artiste affirme être sorti pour la première d'Haïti lors de son voyage au Cameroun pour le Prix Découvertes RFI. « Toute l'énergie positive que j'ai trouvée là bas, je l'ai ramenée à Haïti? » « On me remercie pour ce que je fais pour Haïti, mais c'est Haïti qui a tout fait pour moi? », souligne-t-il encore.
Bélo est l'interprète de « Istwa Dwol », une pièce gravée sur son album « Lakou trankil ». Cette chanson raconte « l'histoire de cinq jeunes garçons qui ne peuvent plus vivre en Haïti à cause du chômage, de l'insécurité ; ils décident donc de quitter Haïti, mais sans destination. Très vite, sur la mer, ils n'ont plus d'eau, plus rien à manger? Et à la fin de la chanson, je cite tous ceux qui quittent le pays, les étudiants, les paysans, les musiciens, les citadins?