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France - Le 19e Visa pour l'image: Un Combat contre l'image Aseptisée

france_le_19e_visa_pour_limage_un_combat_contre_limage_aseptisee-401x512.jpgimage Jean-François Leroy à Perpignan le 30 août 2007 -
Le directeur de Visa pour l'image Jean-François Leroy à Perpignan le 30 août 2007 -
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Published by bana2166- 09-02-07
news France - Le 19e Visa pour l'image: Un Combat contre l'image Aseptisée

31/08/2007 10:29
PERPIGNAN - Le 19e Visa pour l'image: un combat contre l'image aseptisée
Le 19e rendez-vous mondial du photojournalisme Visa pour l'image s'ouvre samedi à Perpignan, dans le sud de la France, pour montrer, selon ses organisateurs, qu'il existe encore des photographes réfractaires aux "images aseptisées, uniformisées et ennuyeuses".
Durant ces deux semaines d'exposition (du 1er au 16 septembre), le directeur du festival, Jean-François Leroy, veut démontrer "qu'il existe encore des photographes, et pas seulement des gens qui font de la photo", et dénoncer par ailleurs l'"absence totale de réflexion et d'imagination" de certains photographes.
M. Leroy explique ainsi avoir reçu 150 dossiers sur l'association de défense des sans abri Don Quichotte et n'en avoir retenu aucun pour cause de "suite de portraits qui ne racontent pas une histoire".
En contrepoint, il cite Eric Hadj (Sipa pour le magazine Paris Match), qui a su raconter l'histoire de la cité "La Forestière" à Clichy-sous-Bois, la ville où ont éclaté les émeutes des banlieues françaises à l'automne 2005.
Pour M. Leroy, un maître du genre est Ian Berry (Magnum) qui, à 73 ans, et en quinze jours au Ghana a raconté la vie des très jeunes enfants du lac Volta vendus par leurs parents aux pêcheurs locaux.
Des grands noms de la photographie, comme Jane Evelyn Atwood (Contact Press Images) pour un reportage sur Haïti, ou Dennis Stock (Magnum) pour ses portraits de l'Amérique de James Dean ou de Easy Rider, se retrouvent aux côtés de Per-Anders Pettersson (Getty Images) avec un retour à Soweto, John Stanmeyer (VII) pour un travail sur la malaria ou encore Dimitar Dilkoff (AFP) et ses "Chroniques de l'Est" de la chute du mur de Berlin à aujourd'hui.
Mikhael Subotzky, lauréat du prix du Jeune reporter de la ville de Perpignan en 2006 et engagé depuis à Magnum, présente sa vision des prisons sud-africaines tandis que Hady Sy étonnera certainement les visiteurs avec une série de photos d'armes comme celle qui a tué le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin ou celle utilisée dans le massacre de Colombine aux USA.
Pour cette 19e édition, Jean-François Leroy a réservé une surprise aux festivaliers: la création d'une nouvelle agence photo à l'initiative de neuf photographes et basée à Amsterdam, dont le nom ne sera révélé que jeudi.
Il a également invité les festivaliers à arborer un pin's édité par Reporters sans Frontières (RSF) rendant hommage à la journaliste russe assassinée Anna Politkovskaïa.
Visa pour l'image, avec un budget d'un million d'euros, c'est aussi les prix avec les Visa d'or qui récompensent les meilleurs reportages entre septembre 2006 et août 2007, des débats et des tables rondes.
Un premier grand débat sera consacré à "la crise de la presse et/ou crise du photojournalisme" et un deuxième au thèmes des "Censures". De son côté, le magazine Elle organise cette année une table ronde sur le thème "Vie privée-vie publique: les politiques peuvent-ils tout montrer?"
Les Soirées du festival seront consacrées du 3 au 8 septembre à des rétrospectives photo sur des événements ou des personnages de l'histoire récente ou ancienne.
La semaine professionnelle se tiendra jusqu'au 9 septembre et les expositions - qui ont reçu l'an dernier 180.000 visiteurs - resteront ouvertes jusqu'au 16.
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By bana2166 on 09-02-07, 11:21 PM
news Visa pour l'image veut balayer les clichés

Visa pour l'image veut balayer les clichés
. Les organisateurs du 19e Festival International du photojournalisme Visa veulent montrer qu'il existe encore des photographes réfractaires aux "images aseptisées".
. Plus de vingt photographes exposeront leurs clichés pris à travers le monde.
- le 31/08/2007 - 14h18
Montrer qu'il existe encore des photographes réfractaires aux "images aseptisées, uniformisées et ennuyeuses". Voilà le mot d'ordre de cette 19e édition du rendez-vous mondial du photojournalisme qui s'ouvre samedi, à Perpignan.
Parmi les nombreuses photos exposées, les clichés de Samuel Bollendorff seront consacrés aux "mingongs", des ouvriers chinois au statut précaire, exploités par des employeurs souvent corrompus. De son côté, Raed Bawayah présentera ses photos de Palestine, dont il est originaire. Dans son travail, il s'intéresse au quotidien des habitants. Des images prises par Stéphane Lagoutte retraceront la dernière campagne présidentielle mauritanienne, oscillant entre les six principaux candidats, photographiés sur la route ou chez eux.
Du 3 au 8 septembre, des soirées reprendront en images les événements les plus marquants de septembre 2006 à août 2007. Elles auront lieu au Campo Santo. Des rétrospectives seront également consacrées à des faits et des personnalités majeures. Différentes thématiques, comme les nouveaux pays de gauche en Amérique latine, l'écologie, la mutation économique de l'Inde ou encore la figure artistique qu'était James Brown, seront ainsi abordées.
Une surprise jeudi
Plusieurs prix seront remis au cours du festival : le Grand Prix 2007 CARE International du Reportage Humanitaire, le Prix du Jeune Reporter de la Ville de Perpignan et le Prix Canon de la femme photojournaliste.
A noter la présence de grands noms de la photographie, comme Jane Evelyn Atwood (Contact Press Images) pour un reportage sur Haïti, ou Dennis Stock (Magnum) pour ses portraits de l'Amérique de James Dean ou de Easy Rider, aux côtés de Per-Anders Pettersson (Getty Images) avec un retour à Soweto, John Stanmeyer (VII) pour un travail sur la malaria.
Pour cette 19e édition, Jean-François Leroy, directeur du festival, a réservé une surprise : la création d'une nouvelle agence photo à l'initiative de neuf photographes et basée à Amsterdam, dont le nom ne sera révélé que jeudi. Les expositions - qui ont reçu l'an dernier 180.000 visiteurs - resteront ouvertes jusqu'au 16 septembre.
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  #2 (permalink)  
By bana2166 on 09-02-07, 11:22 PM
news Conflits en vis-à-vis

Conflits en vis-à-vis
A Perpignan, la 19e édition du festival Visa pour l’image présente le regard lucide et risqué des photoreporters sur les difficultés du monde actuel.
QUOTIDIEN : samedi 1 septembre 2007
Visa pour l’image 19e festival international du photojournalisme de Perpignan (66). Du 1er au 16 septembre. Entrée gratuite à toutes les expositions, de 10 h à 20 h.
Perpignan s’est faite belle. Comme chaque mois de septembre, quand débarque Visa pour l’image. Et que le premier rendez-vous mondial des photojournalistes transforme un beau quartier ancien, avec de vieux monastères, couvents et vieilles prisons désaffectées, en autant de fenêtres sur la planète. En général, le monde qui y est représenté n’est pas apaisé. Il est agité, balafré de guerres, d’injustices, de souffrance. C’est le monde de ces «héros» modernes qu’ont été les photojournalistes ou photoreporters.
Pourquoi parler au passé ? Parce que la dépression de la presse magazine et de la presse tout court est passée par là ? L’explication est sans doute un peu hâtive. Nous en saurons plus au milieu de la semaine prochaine, le 6 septembre exactement, quand un colloque s’ouvrira au Palais des congrès sur «La crise du photojournalisme». En prologue duquel Jean-François Leroy, le directeur général de Visa, écrit ceci : «Le photojournalisme n’est-il pas le premier exposé quand la presse écrite est menacée, quand l’information n’a pas de prix puisqu’elle est gratuite ou soumise au désir de qui la reçoit (mais aux desiderata de qui la finance) ? L’évolution de la presse semble condamner les innovations et les risques, les entreprises de collectifs solidaires, l’ambition d’interroger le monde et son cours. Est-il possible de contrarier cette évolution ? A quelles conditions ? A quel prix ?»
Caserne. En attendant de se poser cette foule de questions acérées, l’amateur de photos choc pourra s’ensevelir dans près d’une trentaine d’expositions officielles et une soixantaine de présentations du festival off. Auxquelles il faut ajouter des soirées projections au Campo Santo, bel espace médiéval qui jouxte la cathédrale.
Le véritable cœur de Visa se trouve plus haut, en lisière du quartier Saint-Jacques, célèbre pour être pittoresque et faire voisiner, avec plus ou moins de facilité, Arabes et gitans. C’est au couvent des Minimes - qui, pendant des décennies, a surtout été une caserne - que l’on trouve le plus grand nombre d’expositions. Elles ouvrent ce samedi, et il est d’ores et déjà fortement recommandé de se ruer dans les salles où sont accrochés les clichés en couleurs de Jane Evelyn Atwood sur Haïti. Une belle sensibilité aux lumières, aux couleurs, aux gens, à leur visage. Et aucune référence aux stéréotypes habituels (vaudou, etc.).
Il est aussi possible d’y découvrir le travail de Samuel Bollendorff sur la croissance chinoise et ses oubliés. Ceux qui ont vu Still Life, le beau film de Jia Jang Ke, ne seront pas surpris mais quand même saisis et angoissés par l’écrasante puissance de l’industrie lourde dans les campagnes chinoises, le mépris *visible pour les équilibres *écologiques, le désarroi des paysans et celui de la nouvelle main-d’œuvre à petit prix mise au service du marché mondial. Les photos d’Afghanistan de Tyler Hicks, qui arpentait déjà le pays avec l’armée du nord en 2001, valent elles aussi le déplacement. Il les a prises pour le New York Times qui l’a envoyé sur place à plusieurs reprises.
Et la Corée du Nord ? Que savons-nous de ce pays sans images autres que de propagande? Quel souffle de liberté photographique peut s’échapper de ce camp de détention à l’échelle d’un pays ? Yannis Kontos a réussi à pénétrer dans le «royaume ermite», accompagné de trois «guides» désignés par le gouvernement nord-coréen.
«Espion». «Dès l’instant où je suis arrivé, j’ai eu l’impression d’assister à une vaste comédie dans laquelle tous les citoyens rencontrés jouaient un rôle, explique-t-il dans la présentation de son travail. Presque 80 % de mes clichés ont été pris clandes*tinement en ayant recours à plusieurs stratagèmes pour ne pas attirer l’attention de mes gardiens. J’ai souvent eu l’impression d’être un espion en recourant au déclencheur à retardement de mon appareil et généralement sans regarder le viseur, même lorsque j’étais dans l’autobus ou dans le train…»
Au couvent des Minimes, on peut aussi voir les extraordinaires photos de Sergey Maximishin sur ce qu’il reste de l’empire dans lequel il est né, l’URSS, vingt ans après son effondrement. Ces photos aux couleurs pâles sont parfois d’une tristesse discrète, d’autres fois ironiques, toujours magnifiques. Un peu plus bas, à la caserne Gallieni, on est confronté à la puissance des images de Mikhael Subotsky, 28 ans, révélation des dernières éditions de Visa, prix «jeune photographe de la Ville de Perpignan». Son reportage dans les prisons d’Afrique du Sud, devenu une contrée de délinquance et d’incarcération massives, comme celui qu’il a réalisé dans une ville de transit, sont inoubliables.
Talibans. A l’église des Dominicains est accroché le résultat des étonnants voyages de Véronique de Viguerie en Afghanistan. On dirait un conte philosophique dans le style des Lumières : où comment une jeune fille blonde et comme il faut réussit à capter des images fortes d’un pays sans loi mais pas sans foi, avec son islam ultra et envahissant. Cette photographe talentueuse a même traîné du côté des talibans. L’exploit est remarquable, presque autant que son regard. Dans le même espace, Raed Bawayah nous montre avec beaucoup de finesse la vie quotidienne des Palestiniens, population qui passe sans cesse des conséquences de la domination de son voisin israélien à celles de guerres intestines sanglantes.
Pour changer d’ambiance et s’apaiser, mais toujours dans le cadre de cette église des Dominicains, on peut admirer les icônes de Dennis Stock, légendes de l’image noir et blanc des années 50 et 60. Pour preuve, un portrait de James Dean affalé au milieu de cercueils…
Pour finir ce panorama en forme d’inventaire, on peut citer les impressionnants clichés de David Guttenfelder, pris en Palestine et en Afghanistan (à voir au couvent Saint-Claire qui n’est autre que l’ancienne prison de Perpignan). A citer aussi : Jean Cheung, Hadi Sy, Benoît Schaeffer, Gaël Turine ou Ian Berry, Dirck Halstead ou Stéphane Lagoutte, Paul Nicklen, Pers-Anders Pettersson, Lizzie Sadin… C’est dire que d’ici le 16 septembre, date de la clôture de Visa, il y a de l’image sur la planche.
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