Les projets d'investissements semblent se centraliser sur l'île d'Haïti, en pleine renaissance économique. Et la Guadeloupe ne restera sur le bord de la route. La Région accompagne une mission de prospection économique jusqu'au 27 juillet. Elle est accompagnée de seize chefs d'entreprises guadeloupéens.


« Cette mission s'inscrit dans la volonté de la collectivité régionale de renforcer l'insertion de la Guadeloupe dans son environnement économique » indique le communiqué de la collectivité régionale. « Elle illustre le soutien qu'elle apporte aux entreprises guadeloupéennes à la conquêtes de nouveaux marchés à l'export ». Haïti est toujours, selon les informations émises par la chambre de commerce de Pointe-à-Pitre, le premier pays importateur de produits guadeloupéens. La délégation locale, qui est actuellement en Haïti jusqu'au 27 juillet, est composée de chefs d'entreprises les plus demandées : bâtiments et travaux publics (routes infrastructures), les énergies renouvelables, les technologies de l'information et de la communication, le ramassage des ordures ménagères, le marquage des routes, le transit et le transport maritime, la surveillance et la sécurité ainsi que les agro-industries.

Et si, sur les gros marchés, elles ne sont pas compétitives, les plus petits offrent une opportunité aux petites et moyennes entreprises (PME) locales qui joueront la carte de la flexibilité.
Haïti, en phase d'ouverture
La République d'Haïti qui entame une phase de reconstruction est en effet un marché susceptible de permettre à ces entreprises de proposer leur savoir faire et leurs produits, sachant que les bailleurs de fonds ont déjà voté 1,5 milliards de dollars destinés à des projets en matière de travaux publics, d'électricité, d'eau, d'assainissement, de santé et d'éducation.
Le gouvernement haïtien souhaite attirer des investisseurs dans le pays. La tâche n'est pas aisée. La violence y reste très présente après des années d'instabilité politique, malgré les efforts des Nations Unies sur place. Or, à Port-au-Prince, on a besoin des capitaux étrangers pour se développer. Plusieurs exonérations ont été mises en place afin de développer le secteur privé. Ainsi, le nouveau Centre de facilitation des investissements (CFI) est chargé d'accueillir les investisseurs potentiels et faciliter leur implantation.
Parallèlement, des initiatives sont prises par les pays partenaires. Des chefs d'entreprise canadiens sont attendus sur place. De même, l'ambassade du Canada à Port-au-Prince a organisé une "quinzaine économique du Canada en Haïti" afin de développer les affaires dans la petite république caribéenne.
La France fait à peu près de même en tentant de "vendre" Haïti aux investisseurs privés. L'an prochain, le Mouvement des entreprises de France (Medef) doit même se rendre à Port-au-Prince. Le président de la chambre franco-haïtienne de commerce et d'industrie ( CFHCI), Grégoire Brandt, s'est rendu en Guadeloupe, le 6 juillet dernier où il a présenté à une soixantaine de chefs d'entreprises locaux la listes des projets concrets d'investisseurs haïtiens qui recherchent des partenaires guadeloupéens.