Le projet de budget 2007-2008 non encore soumis
En session extraordinaire depuis le lundi 17 septembre pour voter la loi de finances 2007-2008, aucun membre de la 48e législature n'était en mesure, hier mardi, de fournir des informations sur la date exacte du dépôt au Parlement de ce projet de budget. Tout au plus, on a appris qu'une rencontre s'était déroulée à ce sujet, le lundi 17 septembre, au Palais national entre des parlementaires et le président René Préval, le Premier ministre Jacques Édouard Alexis, le ministre de la Planification et de la Coopération externe, Jean-Max Bellerive.
Le budget de l'exercice 2007-2008 s'élèverait autour des 69 milliards de gourdes. Soit une augmentation de 5 milliards de gourdes par rapport au budget initial 2006-2007 (environ 64 milliards de gourdes) et de 2 milliards par rapport au budget rectificatif de l'exercice en cours (67 milliards de gourdes). Des recettes de l'ordre de 29 milliards de gourdes sont prévues pour l'exercice 2007-2008.
D'après le député d'Ennery (Artibonite) qui a participé à la rencontre avec le président René Préval, le gouvernement maintiendra les mêmes priorités : justice et sécurité, augmentation de l'assiette fiscale. Cholzer Chancy (LAAA) fait état d'une augmentation de salaire au niveau de la Fonction publique et, parallèlement, d'une campagne pour sensibiliser le secteur privé à emboîter le pas. Le député Chancy croit que le budget sera soumis au cours de cette semaine au Parlement.
Pour sa part, le sénateur Kelly C. Bastien (Lespwa), qui a annoncé la tenue de prochaines rencontres pour la définition d'autres priorités et la répartition par secteur de la loi de finances 2007-2008, s'attend à ce que le dépôt officiel de ce projet de budget soit fait au cours de la semaine prochaine.
Au Parlement : pour ou contre Jacques Bernard ?
Hier, au Parlement des opinions se sont exprimées sur le retour de Jacques Bernard à la direction générale du Conseil électoral provisoire (CEP). Des parlementaires quelque peu réticents ont émis des réserves. C'est le cas du premier sénateur de l'Ouest, Jean Hector Anacacis (Lespwa), qui a dit attendre un rapport de l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) avant de se positionner clairement.
Le jeudi 13 septembre au cours d'une rencontre au Sénat avec l'ancien directeur général du CEP, Jean Hector Anacacis (Lespwa), rappelle-t-on, avait souligné le rôle essentiel de Jacques Bernard dans la réalisation des dernières compétitions électorales.
D'autres parlementaires dont le président de l'Assemblée nationale, Joseph Lambert, ont plus ou moins nuancé leur position. Le sénateur Lambert a estimé que, directeur général du CEP, Jacques Bernard a été « pressuré par la conjoncture de l'époque ». Le premier sénateur du Sud-Est croit que le contexte actuel offrirait à M. Bernard plus de latitude d'organiser de bonnes sénatoriales.
Renouvellement du tiers du Sénat : quelle structure ?
Sénateurs et députés ont tous cependant admis l'urgente nécessité d'organiser les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat à la fin de cette année. Pour le président de l'Assemblée nationale, c'est même un impératif. Néanmoins, les parlementaires restaient divisés sur la structure devant réaliser ces joutes. Le député d'Ennery a avancé l'idée de renvoyer du CEP certains conseillers et de les remplacer par d'autres personnalités. Cholzer Chancy a suggéré le renforcement de l'institution électorale par un organe exécutif.
Le premier sénateur de l'Ouest était lui plutôt catégorique : « L'actuel CEP ne bénéficie pas de la confiance de la société ». Jean Hector Anacacis a noté un problème de fonctionnement au niveau de l'institution électorale « amputée de trois membres ».
Le sénateur Kelly Bastien, pour sa part, est préoccupé par la division entre les membres du Conseil électoral provisoire et par l'enquête de l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) sur des présomptions de détournements de fonds au CEP. « On ne peut pas faire des élections avec un CEP amputé de trois membres et des suspicions de corruption ». Le premier sénateur du Nord a informé de la tenue, dans les prochaines quarante-huit heures, d'une rencontre entre le président René Préval et les conseillers électoraux. La question des dissensions sera certainement débattue, restait convaincu le sénateur Bastien.
Source: Le Matin