Le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Joanas Gué, a révélé, mercredi, que 11 cas positifs du virus Influenza aviaire ont été identifiés dans les départements des Nippes, du Nord et du Centre, correspondant à quatre foyers d'infection.
Influenza aviaire, de sous-types H5N2, H5 et N2, est le nom d'un nouveau virus qui vient d'être découvert en Haïti. Confirmée depuis le 5 juin dernier par le Laboratoire vétérinaire de référence d'Ames de l'Iowa (aux Etats-Unis d'Amérique), la présence de ce virus faiblement pathogène est détectée dans les communes de Limonade (Nord), du Cap-Haïtien (Nord), de Miragoâne (Nippes) et de Cerca-la-Source (Centre). Les coqs de combat seraient à l'origine de la propagation de ce virus dans tous les pays de la Caraïbe.
Intervenant au cours d'un point de presse, ce mercredi, dans les locaux ministère de l'Agriculture, le secrétaire d'Etat Joanas Gué a indiqué d'emblée que des mesures beaucoup plus drastiques seront envisagées afin de contrôler les zones où sont identifiées ces foyers d'infection.
« Si le contrôle n'est pas effectué, on risque de déboucher sur un problème plus grave », a averti M. Gué faisant allusion au virus H5N1 qui, contrairement au type H5N2, est plus dangereux pour l'homme. A cet effet, la population haïtienne est invitée à faire preuve de compréhension en appliquant toutes les dispositions qui seront prises par l'Etat.
Selon M. Gué, l'Etat haïtien a déjà investi plus de 22 millions de gourdes afin de renforcer le niveau de surveillance et le système de quarantaine et du contrôle sanitaire mis en place par le ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement Rural (MARNDR).
Après l'identification du virus Influenza aviaire sur le territoire national, les mesures d'interdiction de l'importation des produits avicoles de la République Dominicaine sont maintenues jusqu'à nouvel ordre, a affirmé M. Gué. « Les mesures de surveillance sur le va-et-vient de ces produits vont être renforcées davantage et ceci est dans l'intérêt des deux pays partageant la même île », a-t-il expliqué admettant toutefois que ce sera un coup dur pour l'économie des deux républiques.
Selon le Dr Max Millien du service de la quarantaine, toutes les informations relatives à l'identification de ces foyers d'infection seront communiquées aux autorités dominicaines, soulignant que le renforcement des mesures d'interdiction des produits avicoles n'envisage pas de nuire la République voisine.
Source: Le Nouvelliste