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Les coûts de transport élevés ralentissent l'activité commerciale

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Published by TiCam- 07-04-08
news Les coûts de transport élevés ralentissent l'activité commerciale

Les prix élevés affectent de nombreux pays à travers le monde, mais les pays en développement ne disposant d'accès à la mer supportent un fardeau supplémentaire.
L'Afghanistan, la République centrafricaine, le Burundi et d'autres pays sans port doivent payer davantage et attendre plus longtemps pour recevoir leurs importations de pétrole, de denrées alimentaires et d'autres produits.
Le même problème se pose quant à leurs exportations, avec pour conséquence des échanges commerciaux moindres et une croissance plus lente que leurs voisins ayant accès à la mer.
Selon trois économistes de la Banque mondiale travaillant sur les questions de logistique commerciale, sur les 31 pays en développement sans ports d'accès, 16 se retrouvent dans la classe des pays les plus pauvres de la planète à cause de leur enclavement.
Gael Raballand et Jean-François Marteau de la Division des transports Afrique et Jean-François Arvis de la Division du Commerce du Réseau réduction de la pauvreté et de gestion économique (PREM) recherchent des moyens de résoudre les problèmes d'échanges commerciaux qui contribuent au maintien des pays les moins développés sans accès à la mer (PMD) dans un schéma de faible croissance.
Leur étude réalisée en 2007 et intitulée « The Cost of Being Landlocked: Logistics Costs and Supply Chain Reliability » (Le prix de l'enclavement : coûts de logistique et fiabilité de la chaîne logistique) révèle que l'état du réseau routier ne constitue pas la cause première de l'inefficacité et du coût élevé des transports. L'amélioration des infrastructures ne suffit pas pour résoudre le problème, affirment-ils.
« Pendant longtemps, nombreux étaient ceux qui affirmaient que de meilleures infrastructures résoudraient le problème des coûts associés à l'enclavement, déclare M. Raballand. Cependant, nous devons maintenant de plus en plus travailler dans les états côtiers parce que le problème majeur réside au niveau des ports et surtout sur la façon d'en sortir les marchandises. »
D'autres obstacles peuvent être évoqués, notamment les attentes aux frontières, les cartels dans les transports routiers, de nombreuses procédures administratives, les pots-de-vin et tout élément qui contribue au maintien des coûts artificiellement élevés du transport.
Les produits importés peuvent mettre deux fois plus de temps pour sortir du port que le trajet effectif du port à leur destination. Quatre à six semaines peuvent être nécessaires pour que les marchandises atteignent les pays enclavés à partir des pays ayant accès à la mer, déclare M. Marteau.
Les cargaisons des pays sans accès à la mer restent plus longtemps au port que les produits destinés au marché national et elles font également l'objet de « multiples et longues procédures administratives sur la plupart des corridors ».
« Dans ce contexte, l'incertitude quant aux ports est extrêmement forte et affecte tout le reste du trajet », déclare M. Marteau. Les marchandises à destination de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi restent en moyenne cinq jours de plus (25 contre 20 jours) dans le port de Dar Es Salaam en Tanzanie que celles pour la Tanzanie elle-même. Cela est également valable pour les marchandises acheminées par Mombasa au Kenya, révèle l'étude.
L'inefficacité du système portuaire à Douala au Cameroun favorise les retards et les coûts élevés de transport des marchandises à destination de N'Djamena au Tchad, situé à 2 000 km de la mer.
Selon une étude diagnostique sur l'intégration commerciale réalisée en 2006, le transport de cinq semaines par train ou par route requiert un dossier de sept pièces et souffre de la médiocrité et de la segmentation des services de camionnage, du phénomène répandu de « recherche de redevances entraînant de nombreux points de contrôle », des problèmes de sécurité et de la faiblesse de l'administration des douanes du Tchad.
En Afrique et en Asie centrale, les marchandises destinées aux pays enclavés passent par un minimum de trois étapes pour leur «formalités douanières », contre une seule pour les pays côtiers. Première étape : le Port.
Deuxième étape : la frontière. Il faut généralement plus de vingtquatre heures pour franchir la frontière entre le Kenya et l'Ouganda. En Afrique australe, le temps de passage à la frontière entre l'Afrique du Sud et le Zimbabwe a atteint six jours en 2003. En Asie centrale, les camions peuvent passer trois jours à la frontière avec l'Ouzbékistan.
Un dernier délai se produit lors du dédouanement final de la marchandise dans la capitale du pays enclavé.
« En définitive, les marchandises en transit auront subi trois à quatre procédures de formalités douanières, contre une seule pour celles des pays côtiers, révèle l'étude Landlocked Countries. »
The World Bank
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By TiCam on 07-04-08, 04:52 PM
Haïti-Vie chère : Des mouvements sociaux proposent des mesures pour faire baisser les prix
Des organisations sociales appellent les autorités haïtiennes à diminuer la taxe sur les produits pétroliers et à réduire du même coup la marge de profit des opérateurs privés en vue d’une baisse des prix sur le marche national.
Dans une note à AlterPresse, ces organisations, dont le Mouvement démocratique et populaire (Modep), demandent également au gouvernement de diminuer le coût du transport en commun et de mieux organiser ce secteur.
Pour y parvenir, ces mouvements sociaux pensent que l’Etat haïtien devrait surtaxer les biens de luxe ainsi que les produits importés, dans l’objectif de protéger les petits producteurs haïtiens.
L’argent perçu sur ces produits pourrait aider à la subvention des produits pétroliers, selon les organisations Modep, Chandèl (Chandelle) et Tèt Kole Ti Peyizan (Union des petits paysans).
Les organisations proposent à l’Etat d’exercer un contrôle sur les transferts de la diaspora haïtienne vers Haïti qui avoisinent les 1.6 milliards de dollars américains l’an.
Ils estiment que l’équipe de René Préval se montre insensible à la misère des couches défavorisées.
Récemment, le président René Préval a fait savoir que l’Etat est incapable de continuer à subventionner les produits pétroliers. La subvention de ces produits est aussi déconseillée par le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que par des économistes.
Aux yeux de ces trois organisations sociales, ces mesures sont sans fondement.
L’augmentation des prix du kérosène et du gaz propane dans les stations-service aura de graves conséquences sur l’environnement, soutiennent ces organisations.
A Londres, le baril de pétrole brut a franchi, le 3 juillet 2008, la barre des 145,00 dollars. Il se vendait à 146,69 dollars.
Source: AlterPress
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By jean christophe metelus on 07-05-08, 09:12 AM
En tant qu'organisation,je comprends la position de ces organismes qui dans une analyse approfondie est biaisée.Ces organisations ont refusé de comprendre le contre-coup mondial.Nous vivons dans un village global.Il y a un problème crèole qui dxprime bien la situstion d'H'aiti 'nen pran cou gé kouri dlo,"La taxe qui est sur la gazoline est la meme dans presque tous les pays du monde,surtout les pays endettés.Ils sont assujettis aux lois de la FMI et de la Banque Monsiale.Pensez qu'il est facile de ne pas respecter votre signature,cela peut avoir des conséquences très graves.Il est impossible de diminuer la taxe sur l'essence.La réalité meintenant est de changer notre habitude de vie.Haiti araté le train de la modernisation et ceci a des conséquences très graves sur la situation que l'on vit maintenant.Nous devons saisir cette occasion pour tenter de répondre à certaines de nos carences.Nous devons nous habituer à servir de nos anes , de nos mulets,de nos chevaux.L'etat,par l'intermédiaire des mairies,doit créer des infrastructures pour répondre à ce nouveau besoin.
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  #3 (permalink)  
By TiCam on 07-05-08, 09:53 AM
Il faut ajouter aussi un changement de regime. A cause de la hausse du prix des denrées de base, les haitiens devraient changer leur regime alimentaire en termes de qualité et de quantité.
Une population qui consomme en général le riz devrait se tourner vers des céréales comme le mil, le sorgo et le maïs par exemple. La strategie la plus importante pour le gouvernement c'est l'autosufisance. Mais à toute chose, malheur est bon. Cette crise est peut-être l’occasion pour le pays de prendre enfin conscience de l’importance d’une production agricole nationale répondant au minimum vital de la population. Malheureusement, la production agricole prend l’ascenseur pour descendre et l’escalier pour remonter.
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