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  #1    
Old 12-12-01, 05:45 AM
Nouvelle Haiti
 
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Post En deux mois, j'ai assisté à l'exécution d'environ cinquante personnes

Voici le temoignage d'un policier sur les pratiques de la police dans l'application de la formule "tolerance zero" du president Aristide, publie par le quotidien francais "Le Monde" du 11 decembre 2001.
______________________
"En deux mois, j'ai assisté à l'exécution d'environ cinquante personnes"
Le témoignage, dont nous publions les principaux extraits, a été rédigé en octobre 2001 par un membre de la nouvelle police haïtienne (PNH), affecté dans un commissariat de la capitale, Port-au-Prince. Il a été recueilli par un diplomate - par l'intermédiaire d'un Haïtien, ami de ce policier - qui l'a remis au secrétaire général de l'organisation Reporters sans frontières, Robert Ménard, lors de son séjour en Haïti du 20 au 24 novembre.
"Depuis deux jours je respire enfin...
Pour une fois, on n'a tué personne à Port-au-Prince. Je suis policier.
J'ai intégré la nouvelle force de police (PNH) en 1995. Je suis de la troisième promotion. Je ne suis plus fier d'être policier, je me demande souvent ce que je fais encore dans cette institution... Mais je suis pris au piège. Je suis actuellement affecté à une brigade spéciale de mon commissariat. Il s'agit de l'un des cinq commissariats communaux de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
"Depuis le lancement du mot d'ordre "Zéro tolérance" par le président de la République, Jean-Bertrand Aristide, je vis un cauchemar. Le 24 juin, je me rendais au commissariat pour prendre mon service (de 18 heures, jusqu'au lendemain 6 heures). En arrivant je suis sorti dans la rue avec un groupe de cinq autres policiers, pour patrouiller dans l'un des secteurs assignés. Comme d'habitude, nous avons effectué principalement des opérations de contrôle et de fouille de véhicules. Vers 23 heures, nous sommes rentrés au commissariat pour une pause.
"Vers minuit, mon chef de groupe nous a convoqués pour sortir à nouveau.
Trois individus menottés avaient été placés à bord de notre véhicule, à l'arrière du pick-up. Je faisais partie des trois policiers positionnés pour les surveiller. J'ai demandé à l'un de mes collègues où nous allions et ce que nous allions faire. Il m'a répondu sur Arrivés dans un quartier désert, le chef de groupe est alors descendu du véhicule et un autre collègue nous a distribué des sacs de plastique noir. Ce même collègue a couvert la tête d'un premier prisonnier qui a commencé à hurler de terreur. Les deux autres ont tenté de se débattre mais ils ont vite compris que cela ne servait à rien. En quelques secondes les trois hommes étaient allongés sur le sol, baignant dans leur sang, ils venaient de recevoir chacun une balle dans la tête. J'ai vomi... J'ai pleuré... L'opération "Zéro tolérance" venait de commencer. Il n'y avait aucun témoin. Nous sommes rentrés calmement au commissariat, sans parler.
"A partir de cette nuit-là ma vie a changé. J'ai passé quelques jours sans pouvoir dormir. Je ne me suis confié à personne. Chaque soir, dans mon commissariat, comme dans les quatre autres de la capitale, nous
procédons ainsi à des vagues d'opérations pour neutraliser des individus suspectés d'appartenir à des bandes de malfrats.
"C'EST DEVENU UNE ROUTINE"
"Ils sont arrêtés, généralement détenus pendant quelques heures ; ils ne sont pas mis en garde à vue comme l'exige la procédure, mais enfermés dans un endroit discret. A la nuit, l'une des patrouilles de service se charge de faire le nettoyage. C'est devenu une routine. Je n'ai jamais été contraint d'appuyer moi-même sur la gâchette. Il y a des collègues experts et toujours volontaires pour ce sale boulot. Quand je suis de service la nuit, je trouve le moyen de disparaître quelques instants au moment de la pause qui précède les sorties macabres. Mais, en deux mois, j'ai quand même assisté et donc vu de mes propres yeux l'exécution d'environ cinquante personnes.
"Qui sont ces victimes ? Des suspects, des gens qui n'auraient pas dû se trouver à un endroit donné, dans un moment précis. L'opération ne doit laisser aucune trace... Les victimes sont laissées sur les lieux de leur exécution. Le lendemain, une autre patrouille procède à la levée des corps.
"Il y a quelques mois, les policiers ont été investis de pouvoirs de police judiciaire et on ne s'embarrasse plus de juge de paix pour de tels cas. La PNH procède seule à la levée de corps. Il y a maintenant un formulaire très simple à remplir et nous disposons d'une ambulance
affectée à ce seul service. Il est même arrivé que l'ambulance se charge des deux opérations : le transport des victimes vivantes sur le lieu de l'exécution et le transport des corps à la morgue de l'Hôpital général [...].
"Comme presque tous les policiers en Haïti, il est vrai que j'ai été moi-même exaspéré de voir tant de criminels en liberté. Auparavant, nous procédions régulièrement à des arrestations et sous nos yeux, quelques
instants après, ils étaient de nouveau dans la nature, libérés par une justice corrompue et/ou avec parfois la complicité de certains policiers. Mais, aujourd'hui, ces exécutions ne résoudront pas le problème.
"TOUTE LA SOCIÉTÉ EST COMPLICE"
"Les citoyens et les dirigeants politiques sont-ils conscients des dangers de telles méthodes ? En fait, toute la société est un peu complice, mais peu de gens imaginent l'ampleur de cette opération.
N'importe qui peut en être victime et tout témoin de loin ou de près est généralement éliminé. La communauté internationale et les dirigeants des meilleurs corps de police du monde (Etats-Unis, France, Canada) qui ont investi tant d'argent et d'énergie dans la nouvelle police haïtienne
sont-ils conscients de la catastrophe actuelle ? Après tout ce que j'ai vu, comment vais-je pouvoir transmettre à ma fille des principes de justice et de respect d'autrui ?
"Aujourd'hui je suis pris au piège : je ne peux pas facilement laisser
la police ; il y a beaucoup de bandits qui me connaissent. Je crains
aussi certains de mes collègues et certains supérieurs. je ne peux pas
non plus facilement dénoncer se qui se passe. Oui j'ai peur, mais tout
cela ne peut plus durer..."
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  #2    
Old 12-13-01, 08:53 AM
JAN JAN is offline
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Alors une personne LUCIDE est censée de croire à cette HISTOIRE qu'UN policier(ANONYME) a révélé à un diplomate (ANONYME) qui l'a donné à Robert Ménard de Reporteurs sans Frontières.
DESINFORMATION!DESINFORMATION!DESINFORMATION!
Si on lit ce "reportage",il est presque cocasse.Ce policier a été témoin de pas un,pas 3, pas 4 ,mais de 50 meurtres et ces meurtres ont commencé quand Aristide(suivez mon regard) avait fait sa déclaration de (tolérance zéro).
Une histoire négative du "Monde" contre le gouvernement haitien n'est pas étonnant,je défie quiconque de trouver un reportage positif sur Haiti (dans le "Monde") depuis le retour d'Aristide au pouvoir.Ces reportages négatifs ne cesseront pas mème si ,pour comble de malheur,les Francais réussiraient à caser leurs poulains sur les règnes du pouvoir.La France a besoin d'Haiti telle qu'elle est,comme un épouvantail car les nouvelles qui viennent des Antilles et de la Guyane ,ne sont pas bonnes.Les mouvements d'indépendance gagnent du terrain.
Moi je blame le gouvernement haitien pour continuer à s'attacher à cette langue qui est en grande partie cause de notre retard,je veux parler du Francais.Il est temps que le gouvernement ""mete gason sou li" et considère le Francais comme ce qu'elle est et qu'elle a toujours été :une langue etrangère.
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  #3    
Old 12-13-01, 10:16 AM
marco21 marco21 is offline
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Quand un État est instable, comme c?est le cas en Haïti, une des premières victimes est l?information. La machine de désinformation est ainsi en action un peu partout dans les médias haitiens..
Hitler a un jour dit en ces termes "En temps de guerre, les mots sont des armes".
Winston Churchill durant la 2e guerre mondiale a dit :
«In wartime, truth is so precious that she should always be attended by a bodyguard of lies.» (En temps de guerre, la vérité est la chose la plus précieuse, il faut la protéger avec une muraille de mensonges.)
La presse haitienne revêt un caractère très politique et, plus que de l'information, elle offre surtout un débat idéologique qui reflète bien la société haïtienne actuelle. De Radio Métropole à Vision 2000 en passant par le Monde, les adversaires de Lavalas disposent d'éloquents propagandistes pour maintenir le statu quo sans égards aux souffrances de la population civile haïtienne. Ces stations de radio et d?autres font partie de l?impressionnant inventaire de réflexions, d?analyse factuelles et de déconstructions d?idées reçues qui circulent en Haïti. Les adversaires de Lavalas ont fait de l?information leur cheval de bataille, connaissant sa place déterminante dans la prise de conscience de la population et l?élargissement de l?écho de cette cause de par le monde.
Quand la haine contre un régime musèle l?indépendance journalistique...
Que doit faire un gouvernement face à une dite situation?
Gagner le soutien international, contrecarrer la propagande et les campagnes mensongères menées par les médias du néo-colonialisme dela France et ses acolytes doit être les leitmotiv de l?information nationale.
Quand je lis:
« UN policier(ANONYME) a révélé à un diplomate (ANONYME) qui l'a donné à Robert Ménard de Reporteurs sans Frontières »?je dis comme Jan heureux l'homme qui dans les moments de désarroi reste lucide et cheche la vérité. Un presse lucide se ferait le devoir de rechercher la vérité sur ces faits.
Face à une telle situation, le gouvernement doit consentir pour constituer un contrepoids face à la désinformation. Le gouvernement doit s?organiser et doit être PLUS DÉCIDE QUE JAMAIS A LUTTER CONTRE LA DÉSINFORMATION
Sur la base d?une nouvelle organisation, la tâche de l?information gouvernementale doit être répartie en deux régions : l?une intérieure et l?autre extérieure. La mission de l?information interne doit mobiliser le peuple dans les zones rurales et urbaines et renforcer le soutien logistique populaire pour la cause nationale. De son côté, le Front extérieur de l?information
doit viser à faire connaître, à l?échelle internationale, la réalité politique haitienne et du peuple haitien martyrisé. Pour concrétiser ce double objectif, les moyens matériels et humains nécessaires doivent être mobilisés, dont les journaux, les publications, les affiches, la radio, le théâtre etc. En d?autres termes, l?information doit réussir à s?imposer au niveau national et international et à faire admettre la juste cause du peuple haitien et son combat pour la liberté et l?autodétermination. L?information doit être l?un des maillons forts du processus de libération qui doit être couronné par la fin de cette pseudo-crise, de cette guerre psychologique contre le peuple haitien.
Une autre Haiti est possible
Marco
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  #4    
Old 12-13-01, 11:22 AM
jacoba2307 jacoba2307 is offline
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Ce que le "policier"a révélé au reporter de Le Monde n'est rien comparé à ce que des Commissaires de police eux-mêmes révèlent à qui veut l'entendre. Par example le Commissariat de Delmas prétend avoir éliminé plus de 230 "individus ou zenglendo" pendant la même période après le mot d'ordre "zero tolerans".
Quand le policier du reportage dit que toute la société est complice, il sait ce qu'il dit, car la population se sent un peu soulagée de l'élimination de ces "présumés zenglendos voleurs et violeurs". On a peur pour soi-même mais on n'en veut pas trop aux policiers de ce débarras. La seule chose embettante, personne ne veut faire le sale travail. Il faut comprendre le dégout et le désarroi du jeune policier qui se trouve plongé dans une sale affaire qu'il n'avait pas demandé en joignant les rangs de la police. Ceux qui profitent de son sale travail sont prêts à le renier et le condamner comme criminel.
Il faut aussi reconnaître le danger que cela représente pour des innocents ou des opposants au régime.
Ne nous empressons pas de crier contre la presse externe. Elle ne fait que signaler que l'affaire est mal gérée en Haïti par le pouvoir en place.
D'ailleurs on a lu des histoires encore plus horribles sur ce qui se passait dans certains centres urbains surpeuplés de la terre (certains coins du Brésil par example).
Alors point n'est besoin de jouer aux saints et crier contre les Français ou autre. Le problème est nôtre, c'est à nous de le résoudre, et ce ne sera pas facile.
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  #5    
Old 12-13-01, 12:07 PM
Frank
 
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Quote:
Posté à l'origine par JAN:
je défie quiconque de trouver un reportage positif sur Haiti (dans le "Monde") depuis le retour d'Aristide au pouvoir.
Il ne s'agit pas seulement du journal le "Monde".
Il n'y a absolument rien de positif à rapporter depuis le retour au pouvoir d'Aristide. Doit-on en inventer pour vous plaire?
Ou allez-vous crier complot de la presse internationale, des américains, CIA etc...?
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  #6    
Old 12-13-01, 06:40 PM
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Jan,
Tu es devenu « PARANO ». La France s?intéresse plus à la construction européenne qu?à nous autres haïtiens.
Ne fais pas de désinformation comme tu le dénonces ? Redeviens sérieux !
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  #7    
Old 12-13-01, 06:41 PM
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Marco,
Arrête ta propagande. Il y a des gens objectifs qui te lisent.
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  #8    
Old 12-13-01, 06:43 PM
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Lequel qui dit VRAI entre Jacoba, Jan, Marco?
Les CALCULATEURS se font et se feront avoir sans qu?ils s?en aperçoivent. C?est une des logiques de la vie.
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  #9    
Old 12-14-01, 09:41 AM
JAN JAN is offline
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Ah! Soyons sérieux Frank.Si le Monde voulait relater quelque chose de positive qu'a fait le gouvernement haitien,il en trouverait.
Pour vous qui disiez que le peuple haitien n'était pas assez éduqué pour pouvoir choisir son gouvernement:
D'après les derniers chiffres de la CIA(oui la CIA)WORLD FACT BOOK 47% de la population haitienne sont maintenant alphabétisés.Entre 1804 et 1994,le pourcentage n'avait jamais dépassé 25%.Ce qui veut dire que dans l'espace de 6 ans le Lavalas a doublé ce pourcentage.
Quand je grandissais en Haiti dans les années 50 et 60 ,on pouvait compter sur les doigts de la main le nombre des lycées en Haiti ,je crois que Duvalier père et fils ont seulement bati 3 lycées ,l'un à Pétionville les 2 autres je ne me souviens pas.Maintenant tous les arrondissements ont leur lycées.Je crois que le Lavalas a bati 3 foix plus d'écoles que tous les gouvernements précédents combinés.
Peut ètre ,Frank le peuple haitien a une certaine intelligence après tout.Les faits sont la.
Ceci dit qu'on ne m'accuse pas d'ètre lavalassien.Pour certains sur ce forum c'est presque une accusation.Tout ce que je demande c'est que tout se fasse dans la paix.S'il y a des politiciens qui pensent qu'ils peuvent faire mieux que le Lavalas qu'ils aillent demander leur vote au peuple haitien qui seul doit trancher.
Pour finir ,encore je ne suis pas lavalassien,je suis HAITIEN.
Q
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  #10    
Old 12-14-01, 12:17 PM
jacoba2307 jacoba2307 is offline
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Attention JAN
Vos chiffres sur la mise en place ou construction de lycée dans le pays sont faux.
Essayez de vous informer un peu mieux.
Vos chiffres sont faux.
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