Haïti meurt !
Nous mourons rapidement dans tous les domaines socialement, économiquement, politiquement et financièrement grâce à un confluent sinistre d?incompétence politique et de course au pouvoir. À un moment où le reste du monde continue à conquérir sans interruption de nouveaux moyens technologiques et scientifiques plus avancés pour combattre les maladies, la faim et la pauvreté et pour améliorer et soutenir le progrès économique de leur peuple, Haïti s?enfonce dans un climat d?incertitude, Haïti honteusement traîne derrière malgré tout son potentiel

J?ai toujours espéré qu'un jour viendrait quand notre pays, sous la conduite de ses propres dignes fils et filles, s'embarquerait sur une politique basée sur la mise en place de conditions légales favorisant les investissements susceptibles de créer des emplois durables et diversifiés qui aideraient à fournir au peuple haïtien des opportunités de génération d?emplois meilleurs et adéquats, des performantes infrastructures scolaires et de système de santé, sans oublier la modernisation de l?infrastructure routière etc. comme le souhaite tant mon cher frère virtuel Marc-Henry. Mais la pourriture morale, politique, sociale et économique qui règne en Haïti ne me laisse pas espérer un lendemain meilleur. Je ne comprendrai et accepterai jamais comment dans un pays comme Haïti, où la pauvreté « ap layte», des fils d?Haïti se transforment en laquais politiques et collaborateurs de l?internationale, comme des souris aveugles dans une tentative futile de sauvegarder leurs propres intérêts et prendre en otage tout un peuple souffrant depuis plus de 2 siècles. Quel c?ur faut-il avoir ? Comment peut-on convaincre quelqu?un que la réussite d?un gouvernement autre que le sien est un danger politique pour lui-même ? Mystère International ou Mystère des « Amis d?Haïti »

Messieurs les politiciens, vous êtes souillés par le sang et la souffrance des hommes, des femmes, vieillards et des enfants innocents haïtiens qui sont (et continuez à être) les victimes de votre despotisme, avarice et barbarie. Vous avez apporté tellement de honte au pays que les Haitiens vivant à l?extérieur (la diaspora) se retrouvent constamment face à la question suivante: Qu?est ce qui passe en Haiti? Comment ce peuple qui habite une si belle île, si prospère peut-il continuer à vivre dans une misère si atroce et que les leaders du pays ne semblent-ils pas s'inquiéter?
Quand les choses vont-elles changer pour le meilleur en Haiti?

Je veux pouvoir bien dormir, ne plus voir ces images de coups d?état, de souffrance, de famine, de sous-alimentés, qui indiquent une histoire horrible de la douleur et de la souffrance masquée des Haitiens, orchestrée par des politiciens souffrant du syndrome « Monsieur le Président ». Ces images de souffrance d'un pays dont les citoyens et leur future, sont tenus en otage par un troupeau de politiciens impitoyables, qui pour s?assurer de l'accomplissement de leur appétit égoïste et insatiable pour le pouvoir, n?épargneront rien pour y « goûter » tant qu'ils respirent. Ces images indiquent aussi l'attitude générale et l?hypocrisie des « soi-disant amis d? Haiti » notamment ceux qui se disent garants de la démocratie et défendeurs de la liberté qui, fondamentalement se tiennent à l?écart et observent les terribles images d?une Haiti dont les fils et les filles sont tués comme dans une boucherie et ses ressources pillées par les hommes fous utilisant une arrogance politique et économique parce qu?ils détiennent les armes, les chars et autres matériels de répression.

Quelle que soit la ligne officielle de l?internationale, il y a des preuves qui sembleraient indiquer que cette internationale était impliquée dans ces événements de coup d?état. Encore plus significatif a été le fait que l?international a refusé de condamner la mutinerie contre un gouvernement élu par le peuple.
Abraham di se ase !

La réaction de l?opposition ne m?étonne pas. Elle ne saurait être autre. L?opposition prétend qu?il s'agit de rumeurs, d'intoxications ou de mises scènes par le gouvernement. Aristide veut-il devenir une victime? Ce coup d?état manqué serait-il " Pearl Harbor " ou un incendie du Reichstag. On se souvient du comportement sans scrupules qu' avaient eu Hitler et Goebbels quand, après avoir fait incendié le Reichstag sans faire aucune victime, ils accusèrent les communistes, qui, sous ce prétexte, furent les premiers à partir dans les camps de concentration. Grâce à l'incendie du Reichstag, Hitler put obtenir en Allemagne le pouvoir absolu. Aristide, un nouveau Hitler, qui veut justifier par " la nécessité d'une guerre contre le terrorisme (oh je m?excuse) contre l?opposition " un coup d'État pour devenir brutalement le dictateur absolu de Haiti ! C?est ce que nous veut faire croire l?internationale « innocente », toujours prête à défendre le respect des droits de l?homme. Qu?en est-il donc du respect du choix d?un peuple ? Il se peut que nous ne soyons pas un peuple, ce « peuple de nègres parlant francais ».

Le coup d?éta manqué est une affaire politique, une course au pouvoir. Il y a une bicéphalie dans le coup d'état manqué : l?internationale et certains membres de l?opposition. Il est aujourd'hui indéniable que sans le soutien international, un putsch serait pensable. J?aime l?histoire, elle nous apprend tellement de choses. Qui disait encore que « l?histoire est un perpétuel recommencement » ? On se rappelle de Allende : sans la volonté américaine d'entraver la politique économique d'Allende, ce pays avait la possibilité de sortir de la zone d'influence américaine. Cette émancipation était inacceptable pour un pays qui se devait (de la même manière dont l'URSS contrôlait les pays de l'est) de diriger directement cette région du monde. Rappelons-nous aussi que Kissinger qui, l'année du coup d'état, en 1973 obtient le prix Nobel de la Paix, est sans conteste, l'instigateur principal de ce coup d'état. Dommage que le prix Nobel de la paix soit déjà accordé pour cette année. J?aurais eu une très bonne proposition.

A quand le changement?
La réponse nous appartient, nous tous, les Haitiens unis dans nos diversités et tolérants dans ce qui nous divise. L?une des façons de combattre l'actuelle tentative de coup d'État fomenté par l'impérialisme international et ses parias est de dénoncer la vérité partout où l'on peut.
Il faut agir vite, très vite, et dans un premier temps, dénoncer la vérité partout où l'on peut. C'est d'une urgence extrême !

On ne doit jamais admettre la conquête du pouvoir sur le seul compte du désir de satisfaire la soif du pouvoir. Le gouvernement ne doit pas toujours compter sur l?action spontanée populaire pour la défense de l?état. Non, messieurs, nous ne devons pas à chaque fois provoquer un désordre, ou appelez ça « mobilisation populaire », pour lutter contre une action illégale. L?art de se défendre consiste à connaître ses points faibles. Nous devons tirer des leçons du passé. Quand la survie de l?état est en jeu, on doit passer outre ces règles tout en sachant néanmoins faire la distinction entre violence restauratrice et violence qui ruine. Quand les fins la justifient (Voyez le 11 septembre « we want Bin Laden dead or alive ») l?action violente est permise. Il faut sauver les acquis démocratiques du peuple : le vote, le choix libre. Il est temps de s?organiser, de créer un corps spécial pour la défense de l?état, un corps spécial composé d?ouvriers des services techniques de l?état et des spécialistes. Ce corps spécial doit être indivisible et doit s?entraîner secrètement. De grâce n?appelez plus « les amis d?Haiti » pour les entraîner (avec ces amis, on n?a pas besoin d?ennemis). On doit inculquer aux membres de ce corps notre constitution, l?amour de la patrie et le respect de la vie des citoyens haitiens, mais en même temps on doit aussi leur inculquer la haine pour tout ce qui divise Haiti. Il y va de l?avenir démocratique de notre pays.


C?est dommage que je ne crois pas en Père Noël, si non je lui exigerais comme cadeau une Haiti nouvelle, une autre Haiti dont je continue de rêver.
Joyeuse Noël á ceux qui y croient et bonne fête « d?indépendance » à ceux aussi qui y croient. Espérons que 2002 « ap pi bon » jan?l dwe bon an.
Marco