Dans sa Résolution du 15 janvier 2002 sur la crise haïtienne, l?Organisation des Etats Américains a fixé au 31 mars 2002 la remise par le Secrétaire Général d?un rapport intérimaire au Conseil permanent et d?un rapport complet à la 32e Session ordinaire de l?Assemblée générale. L?opinion publique s?est emparée de cette date du 31 mars pour spéculer, alimenter des hypothèses sur de probables événements susceptibles de liquider définitivement les derniers lambeaux du pouvoir Lavalas.


Le drame socio-économique et politique qui se déploie depuis les crimes électoraux de l?an 2000 ne laisse aucun doute sur une Haïti incapable de résister davantage à la milice lavalassienne, aux gangs terroristes qui étendent leur sauvagerie primitive sur l?administration publique, imposent leur volonté à la justice, institutionnalisent l?anarchie absolue. La population étranglée, aux abois, sans emploi, sans pain et sans logis s?en remet à la Providence et à une charité internationale de plus en plus inaccessible. Tous les ressorts démographiques, économiques, sociaux, politiques d?Haïti sont cassés, broyés dans un fossé de fin du monde.


La communauté internationale conditionne la reprise de l?aide financière à la signature d?un Accord politique Lavalas/ Convergence Démocratique. Le 17 octobre 2001 le parti au pouvoir a fermé les négociations et le 17 décembre 2001 il a déclaré la guerre à la Convergence Démocratique. La presse haïtienne assassinée, terrorisée, handicapée survit sur des béquilles. Les prochains jours avanceront peut être avec des pressions étrangères accrues, une accélération du processus d?autodestruction du régime lavalas, des sanctions ciblées, une mobilisation générale intensifiée et une opposition négociant le départ de Jean B. Aristide.