J'ai lu avec attention les infos de titonton à propos du double assassinat de Jean Dominique. Je suis d'accord avec les réserves formulées par certains internautes. Il faut faire attention de ne pas colporter des rumeurs.
Il n'empêche pas que certaines informations contenues dans ce message concordent avec ce que j'ai pu entendre ça et là, de gens bien informés.
En tout cas, Dany Toussaint, Aristide, sont dans le coup. Tout le problème reste à déterminer le niveau de leur responsabilité. Je crois que les divers responsables (Jean-Séant FLEURY et Claudy GASSANT) ou participant (Willy LUBIN) à l'enquête avaient délibérément choisi de faire impasse sur certaines pistes, pour des raisons tant politiques que d'avenir personnel.


C'est là, un des péchés capitaux de cette enquête. Et c'est extrêment grave. Cela jette le DOUTE sur l'impartialité de ces acteurs. Etant au courant de cela, c'est tout à fait normal que Dany ait été aussi furieux contre Gassant, jusqu'à le traiter de "petit juge sans personnalité", lorsque celui-ci lui a signifié formellement son inculpation. Toutefois, l'orientation d'une enquête est laissée à l'entière discrétion du magistrat. Abandonner ou privilégier une piste plutôt qu'une autre n'est pas une faute professionnelle, encore moins un délit. Rien n'empêche un inculpé de citer le nom de ses complices, pendant l'instruction et pendant son procès. D'ailleurs le Juge se doit d'entendre tous ceux cités au cours de l'instruction.


Maintenant, il revient aux avocats de fragiliser les preuves apportées par l'instruction pour obtenir l'acquittement de leur client au moment du procès. Mais ceux qu'on appelle "avocats" en Haïti, sont plus des supers combinards, doués pour la corruption des juges. Ils ne croient pas au Droit, encore moins en la Justice du Pays qu'ils font tout pour décrédibiliser. C'est pour cela qu'ils passent leur temps à faire du tapage dans les médiats, plutôt qu'à consacrer le temps qu'il faut à l'étude des textes et l'apprentissage de leur métier.
Quoi qu'il en soit, l'hypothèse la plus probable c'est qu'il s'agit d'un plan collectif. Il serait difficile de déterminer qui, le premier, en avait eu l'idée.
En ce qui, concerne Aristide personnellement, il semblerait qu'il aurait été informé de ce plan et qu'il aurait donné formellement son consentement pour son son exécution.
Cette hypothèse est clairement formulée par les proches du défunt. Sa présence, à la minute qui suit le meurtre, sur les lieux, au moment même du constat d'un des Juges suppléants du Tribunal de Paix de Pétion-Ville, paraissait troublant pour plus d'un..
J'avais, dès le début de cette enquête, des informations qui vont dans le sens de cette Déclaration que Dany Toussait aurait fait à cette agence de presse...
Un internaute affirmait qu'on ne connaittra jamais le nom du meurtrier... Les noms des exécutants sont connus. Des arrestations ont été déjà effectuées.
Jean Wilner Lalane, un des complices arrêtés est mort au cours d'une opération bénigne, où on l'extraignait trois balles qui l'atteignait aux fesses lors de son arrestation. Le corps a disparu mystérieusement de la clinique privée où il était curieusement hospitalisé. Et personne n'a compris pourquoi cette opération a été confiée à un orthopédiste. La contre-autopsie ordonnée par le magistrat instructeur - non convaincu du rapport de décès, encore moins de l'autopsie réalisée - n'a pas pu avoir lieu. Cet orthopédiste a, dans l'entre-temps, pris la fuite le 17 juillet 2001, après s'être entretenu avec le magistrat le 1er juillet.
Renélus Panel, alias Ti Panel, un témoin-clé, dans le cadre de ce meurtre, arrêté à la frontière haïtiano-dominicaine, et incarcéré au commissariat de Leogâne (on ne sait même pas pourquoi le choix de ce commissariat) est livré à la foule qui l'a lynché.
Bref, on fait en sorte d'éliminer tous les témoins...
Je crois qu'il y aura un procès, là-dessus. Ce sera peut-être dans 5 ans, dans 10 ans ou dans 20-30 ans... Le procès aura lieu.
J'ai le sentiment qu'il s'agit-là d'un cas symbole. C'est ce procès qui symbolisera la sortie d'Haïti de l'état actuel (un peu sauvage) pour rentrer dans l'ère de la loi, où les vies et les biens, les libertés et les droits fondamentaux des citoyens sont des choses qui sont valables dans la société et reconnus comme telles par tous.