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  #41    
Old 04-27-02, 07:20 PM
lakay lakay is offline
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Posts: 14
lakay is on a distinguished road
Mr. Granzepon,
Je ne m'attarderai pas sur vos propos injurieux, qui ne font que vous déshonorer d'avantage. Si vous souffrez d'un complexe d'infériorité, ce n'est pas grave ça se soigne ... mais un conseil essayez de le surmontez du moins quand vous êtes sur ce forum car ça vous ridiculise mon pauvre ami ... Je vous renvoies donc votre conseil qui s'applique parfaitement à votre pathologie: "contrôlez votre émotion et dompter vos instincts"
En effet, mes réponses n'étaient emprunt d'aucune émotion, je ne fais que décrire le quotidien des haïtiens pris en otage par le régime que vous défendez ...
D'autre part, une partie très intéressante de votre réponse concerne la justice. On peut comprendre que tel George Bush cherchant Ben Laden, vous êtes décidé à partir en croisade contre les auteurs du massacre des paysans de Piatre. Je dis Bravo ... Mais corrigez moi si j'ai tort Mr. ZEPON, le régime que vous défendez n'est-il pas au pouvoir depuis bientôt 12 ans? Ce massacre de Piatre n'est-il pas survenu en 1989 ...
Pourquoi, Mr. Zépon, alors que vous (et le régime dont vous faîtes partie ) contrôlez toutes les facettes du pouvoir, attendre 12 ans pour partir en croisade contre les coupables de ce massacre ?
Pourtant, plus près de nous, monsieur Granzépon, le cas de Brignol Lindor, journaliste assassiné le 3 décembre 2001 et le cas de Jean Léopold Dominique, le plus respecté des journalistes, assassiné il y a deux ans ne semble pas faire partie de vos préoccupations actuelles de croisade pour que la justice. Faudra t'il encore attendre 12 ans, Mr. Zépon?
Mes chers cyberlocuteurs, aidez-moi à trouver un qualificatif à la croisade que Mr. Zépon entreprend avec "courage et détermination patriotiques pour livrer la chasse aux assassins de ce peuple". Pour le moment un seul mot me vient à l'idée pour la qualifier: DEMAGOGIE ...
Salutations patriotiques
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  #42    
Old 04-28-02, 12:18 AM
Puffy's Avatar
Puffy Puffy is offline
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Posts: 75
Puffy is on a distinguished road
Lakay, cherchez un peu de dignité

Lakay, pourquoi vous ne laissez pas à Sami la chance de me répondre? Mon petit, Sam me connait très bien, il n'osera jamais me contredire.
Dans la vie, il est le devoir de chaque être humain de lutter pour améliorer son statut social. Lakay on est en 2002 pourquoi faites-vous tout à fait le contraire? C'est malheureux que vous préférez d'attendre après les poussières qui tombent de la table de Sami et cie, pour subvenir aux besoins de votre famille. Mais mon petit, vous avez le droit de vivre dans la dignité sans vous prostituer pour avoir quelques sous.
Lakay, il n'est pas trop tard pour agir en Homme Libre afin de sauver la dignité des vos enfants, eux qui sont aussi les victimes d'un système de servitude que vous et les autres apatrides ont installés dans le pays.
Lakay, vos réactions ne changeront rien votre quotidien. Le milieu que vous défendez, peut servir de vous pour éliminer vos paires amis, mais on ne vous laissera jamais changer votre statut, parce qu'il faut des vendus comme vous pour faire le sal boulot. Lakay, vous serez toujours l'aimable serviteur qui fait tout pour plaire à son maitre.
Si aujourd'hui je m'embarque dans la lutte à côté du Peuple Haïtien, ce n'est pas parce que je cherche à gagner de l'argent, Sam peut témoigner pour moi. C'est parce que je suis révolté contre ce club de dix, (Sami sait de quoi que je parle) qui dévalorise l'Etre Haïtien et fait de Lakay et les autres vendus: le bourreau du Peuple.
Mes frères, le Peuple Haïtien est un GRAND PEUPLE qui a fait ses preuves dans l'histoire, le jour viendra où il se réveillera pour prendre son destin en main, car il n'y a pas de souffrance éternelle.
*******NB, Bony01902, j'ai utilisé le mot "pitit sòyèt" pour rappeler à Lakay et aux autres Vendus QUI ils sont. Oui, j'aimerais que leur passé pourrait les aider à se défendre contre tous ceux qui les exploitent.
Pauvre Haïti,
PEACE & LOVE, Puffy
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  #43    
Old 04-28-02, 10:23 AM
mapi's Avatar
mapi mapi is offline
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mapi is on a distinguished road
Lakay,
Félicitations pour tes prises de position.
Je remarque que comme d'habitude ces lavallassiens préfèrent se dérober au lieu de répondre sur leurs méfaits et sur la situation actuelle en haïti.
Messieurs les Lavallassiens on voit que comme dit lakay vous souffrez d'un terrible complexe d'infériorité, la dernière réponse de Puffy le prouve largement ...
Courage Lakay, Sergo, Jacko et les autres patriotes, je suis content de constater qu'il ait des gens qui réfléchissent encore dans ce pays.
Un jour viendra où on se débarrassera de ces aigris de Lavallassiens. Et jou sa a pas loin ...
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  #44    
Old 04-28-02, 01:48 PM
JAN JAN is offline
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JAN is on a distinguished road
Mapi.
J'ai vu ,à maintes reprises ,vous et vos pareils,user cette expression "äigris lavalassiens".
Dites moi,ils sont aigris contre qui?
Contre ceux qui ont appauvri cette république et l'ont rendu ce qu'elle est?
Adye mesye,pran tèt nou tande?
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  #45    
Old 04-28-02, 02:43 PM
granzepon's Avatar
granzepon granzepon is offline
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granzepon is on a distinguished road
Se ti chen'k leve lagè...

Les chiens de garde...
MOUN pa gen repons. Li plen bouch li dlo epi li voye souflatyou li yo vin pale anpil pou li. Si Lavalas pa bon, lenmi yo pi mal. Lavalas a passé 3 années contre des militaires et contre la plus grande puissance du continent. Bientôt 3 années après les élections, sans forces armées, sans appui extérieur le gouvernement avance et fait de grands efforts. Mais les ennemis de lavalas ne peuvent même pas se réunir autour d'un projet commun. Quelle exagération dans le crétinisme. Ces ennemis de chapelle rendent un culte trop strict à la médiocrité. Konvèjans fin tounen tèt san kò...
Tandis que MOUN fait silence et rumine son échec et sa situation, ses chiens de garde viennent ici pour parler de complexe d'infériorité, d'aigris, etc. Lakay ne se rend même pas compte que Jean Dominique luttait pour que justice soit rendue aux paysans de Piatre massacrés. Il se rend même pas compte que ce sont les mêmes personnes qui demandent justice pour JanDo qui demandent aussi justice pour Jean Marie Vincent, Izméry, etc. Il est pris et est tellement attentif aux miettes de MOUN qu'il ne lit même pas les journaux. Pauvre toi Lakay...
Je te comprends. Mais toi et tes sbires ne savent pas jouer le rôle de 3ème collonne. Donne à MOUN la chance de venir exposer ces bavures au lieu de lui défendre à tort et à travers sans savoir les règles du jeu de MOUN. Ret trankil se remèd kò. Grate kote'k grate'w. Lavalas a commis de graves erreurs mais je pense pas que les MOUN et les gens qu'ils défendent dans l'opposition ont fait mieux pendant les années de Duvalier et les Coup d'état successifs de 1986 a 1994. Le niveau de scolarisation a augmenté dans la population avec Lavalas. Certaines personnes, formées sous Duvalier et Cie, se trouvent difficile de rentrer dans la logique de recherche du bien de la majorité et commet d'immenses bêvues. La preuve, dans la crise actuelle de l'université, les principaux coupables sont les responsables mêmes de sa gestion. Les gens qui sont dans le commerce ne sont pas renouvelées, les professeurs de l'université sont en grande partie de cette génération infectée de Dictature et de Foure men pran et qui ne font aucun effort pour redorer le blason de leur intelligence et apprendre le jeu de la démocratie et de l'alternance politique.
Si vous accusez Lavalas, faites le avec des preuves et non avec des racontats et préjugés. MOUN est grand et il sait prendre sa position. MOUN a dit ce qu'il pense comme supporter de l'opposition à Aristide, mais que ses écervelés de l'acabit de Sergo, Lakay, Jako (repèt) ou Zenglendo ne viennent ici que pour répéter ou appuyer MOUN avec bassesse et crise d'argument, ceci est intolérable dans la discussion. Si vous voulez avancer vos points de vue messieurs faites le avec dignité, logique et met gason sou nou.
Sispann defann MOUN, paske Granmesi chen se kout baton.
Salutations patriotiques,
Granzepon
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  #46    
Old 04-28-02, 04:27 PM
mapi's Avatar
mapi mapi is offline
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mapi is on a distinguished road
Dans l'article qui suit, on peut constater les bonnes réalisations de lavallas.
Sans commentaires!
> > > > > > > > AlterPresse > > > > > > >
http://www.medialternatif.org/alterpresse/
Manifestations paysannes empêchées à l'occasion de la première pierre
pour une zone franche dans le Nord-Est
P-au-P., 9 avr. 02 [AlterPresse] --- Les manifestations paysannes
prévues le 8 avril lors de la pause de la première pierre pour une zone
franche industrielle dans la plaine de Marie Bahoux dans le Nord-Est
n'ont pu avoir lieu en raison de diverses manouvres et pressions des
autorités locales, selon des témoignages recueillis sur place.
Des groupements paysans liés au réseau Solidarité Frontalière ont fait
savoir à AlterPresse que les banderoles et pancartes préparées pour la
circonstance en Créole et Espagnol ont été saisies par les autorités de
la Délégation du Nord-Est. Les paysans contestataires ont été
soigneusement tenus à distance et il leur a été promis que leurs
revendications seraient remises au Président Jean Bertrand Aristide à
Port-au-Prince.
Déjà, au cours du week-end écoulé, des convois de véhicules appartenant
à l'administration publique, dont ceux du ministère de l'intérieur, ont
été vus dans la région. Un employé de ce ministère dont l'identité n'a
pas été précisée s'est longuement entretenu avec des groupes de paysans
pour tenter de prévenir toute éventuelle action de protestation, a
encore appris AlterPresse.
Les témoignages recus indiquent que le Chef de l'État haïtien ne s'est
pas rendu dans la ville de Ouanaminthe et a rencontré son homologue
dominicain dans la plaine de Marie Bahoux, sur l'emplacement réservé a
la construction de la zone franche. Les paysans se plaignent qu'une
plantation de mais ait été rasée en vue d'improviser une piste
d'aterrissage pour l'hélicoptère du Président.
L'opération s'est déroulée sous haute surveillance militaire et
policière des deux pays. Une forte présence de la presse dominicaine a
été constatée, deux chaines de télévision retransmettant l'évènement en
direct, tandis que du coté haïtien, la couverture de presse était plutôt
réduite. La presse haitienne n'a su qu'a la dernière minute que le
président haitien devait se rendre à Ouanaminthe.
Dans son discours de circonstance, Aristide a repris en substance les
propos bien connus du Président dominicain Hypolito Mejia : Le mariage
d'Haïti avec la République Dominicaine ne suppose pas de divorce et le
projet commun de zone franche frontalière est le premier fruit de cette
union.
Le Groupe d'Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR) et la Plate-forme
Haitienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) ont
dénoncé ce 8 avril le lancement en catimini du projet de zone franche
dans la fertile plaine de Marie-Bahoux, sans consulter les acteurs
concernés et sans ratification du parlement.[gp apr 09/04/02 05:00]
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  #47    
Old 04-28-02, 04:31 PM
mapi's Avatar
mapi mapi is offline
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mapi is on a distinguished road
Encore des preuves de réalisations la vallasiennes?
Pas de problèmes, il y en a des tonnes.
Sans Commentaires!
Haiti-economie
Pourquoi céder une partie du territoire haitien à des intérêts économiques internationaux ?
Par Ronald Colbert
Port-au-Prince, 12 avril 2002 [Alter Presse]---Sous prétexte de création d'emplois, les dirigeants haitiens ont décidé cette semaine de céder une partie du territoire national pour l'implantation d'une zone franche dans la région frontalière du Nord-Est au profit d'intérêts économiques internationaux, en particulier dominicains.
"5% du territoire haitien sont appelés à disparaître pour faire place à des projets de zones franches", prévoit l'ingénieur-agronome haitien Dimitri Norris qui s'exprimait en marge de la conférence de presse donnée le 8 avril 2002 par la Plate-Forme Haitienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) et le Groupe d'Apui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) pour dénoncer les ententes scellées en cachette par les autorités nationales avec la Republique Dominicaine.
Les projets envisagés entre les deux pays doivent s'étendre sur 5 km de part et d'autre de la ligne frontaliere qui mesure 300 km, selon un document d'"accord de coopération trilatérale entre les gouvernements de la République Dominicaine, de la République d'Haiti et des Etats-Unis d'Amérique".
AlterPresse n'a pas pu confirmer si cet accord a dejà été signé ou non. Cependant, l'accord trilatéral en question circonscrit les 5 kilomètres dans une limite comprise entre l'Océan Atlantique au Nord et la mer des Caraibes au Sud.
Les termes du document d' "accord trilatéral" parvenu à Alter Presse indiquent que la priorité pour le "développement des terres de la zone frontalière" devrait être accordée à la construction d'une "autoroute douanière internationale reliant les ports de Mancenille et de Cabo Rojo (localité de la République Dominicaine), à tous les postes douaniers se trouvant dans cette limite géographique ainsi qu'à des projets touristiques à Anse-à-Pitres et à Bahia de las Aguilas". Accent devrait être mis également sur des parcs industriels privés, des barrages privés pour l'irrigation et l'énergie, la construction de ports et d'aéroports privés.
A Pedernales (ville frontalière avec Anse-à-Pitres), a été déjà initié un projet similaire à celui de zone franche, a confirmé lundi dernier le président dominicain Hyppolito Mejia qui s'est demandé pourquoi ne ferait-il pas de même à Dajabon, Elias Pina (frontière avec Belladère), le Sud-Est et dans d'autres régions. Depuis plusieurs mois, on parle en République Dominicaine de la construction d'une autoroute internationale qui devrait connecter le Sud du territoire voisin (c'est-à-dire non loin de Neyba, dans la province de Independencia) au Nord (jusqu'à la ville de Partido, non loin de Dajabon et Ouanaminthe).
Jocelerme Privert, ministre de l'Intérieur du gouvernement Lavalas, a affirmé à la station privée de télévision Télémax que "L'Etat haitien est libre" dans ses décisions concernant la zone franche à Ouanaminthe qui est "un choix politique" lié aux besoins (demandes) des investisseurs dominicains qui souhaitent avoir des ports et aéroports proches du site choisi.
A rappeler qu'en février 2002, lors de la visite du site par cet officiel haitien, étaient présents l'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique en République Dominicaine ainsi que le chef des forces armées dominicaines. Est-ce que le choix du site d'implantation de la zone franche ne se rattache pas stratégiquement avec les installations militaires dominicaines qui se trouvent à proximité?
Tout de même, la zone franche dans la région frontalière de Ouanaminthe représente la naissance du "premier enfant" issu du mariage haitiano-dominicain, ont déclaré Jean-Bertrand Aristide et Hyppolito Mejia, les deux principales autorités de l'île, en posant le lundi 8 avril 2002 la première pierre de construction des infrastructures sur 80 kilomètres dans la plaine fertile de Maribaroux.
Volontairement, a été tue la tenue de la rencontre entre Aristide et Mejia pour insister sur la commémoration du 199 e anniversaire de la mort de Toussaint-Louverture, précurseur de l'Indépendance d'Haiti. Paradoxalement, la première pierre de cession d'une portion du territoire national a été faite en marge de cette commémoration.
Les paysans du Nord-Est, qui avaient déjà mis en garde en janvier 2002 contre la mise en oeuvre du projet de remplacer les terres arables qu'ils cultivent par du béton, ont été empêchés de manifester leurs appréhensions pendant que les officiels politiques procédaient à l'inauguration de ce qu'ils qualifient de projet porteur de revenus pour les habitants de la région frontalière.
"Le projet en cours de zone franche participe de la même logique des bateyes, qui consiste à utiliser une main-d'ouvre à bon marché que constitue la force de travail haitienne qui sera placée dans une situation d'exploitation outrancière dans le cadre de l'"intégration régionale" et du plan de globalisation défini depuis les années 1915", a signalé Camille Chalmers, secrétaire général de la PAPDA.
Colette Lespinasse du GARR a avancé le risque de développement accéléré d'un environnement de bidonvilles, à l'instar des projets de manufactures (factories) initiés au début des années 1970 par le régime des Duvalier.
La PAPDA et le GARR ont souligné dans leur conférence de presse qu'aucune portion du territoire de la République Dominicaine ne sera insérée dans la zone franche industrielle. 80 à 85 % des 300 millions de dollars d'exportations de produits textiles qui pourraient sortir de l'exploitation de cette zone franche financeront seulement l'acquisition d'intrants pour la confection de ces produits textiles.
Dans ce contexte, l'Institut National pour le Développement de la Couture (INDEPCO), un partenaire primordial dans la branche textile/couture en Haiti depuis plusieurs années, n'a pas été touché. Seuls des investisseurs apparemment dominicains réunis au sein du groupe M profiteront grassement des futurs investissements en exploitant une force de travail haitienne à bon marché, a appris Alter Presse.
Mais attention, en ce qui concerne la main-d'oeuvre à bon marché, dont se vante Haiti, le pays pourrait ne pas avoir d'avantages comparatifs face à la République Dominicaine où le niveau de formation serait plus en avance, a averti l'économiste haitien Kesner Pharel.
A noter que "la coopération technique en éducation, à être fournie par des écoles et universités dominicaines aux Haitiens", à travers des bourses d'études, de l'assistance financière et des prêts" devrait "intégrer les Haitiens vivant en République Dominicaine au système éducationnel dominicain", selon le document d' "accord trilatéral" reçu à AlterPresse.
D'ici à 2005, la République Dominicaine qui souffre d'un problème de quotas sur le chapitre des emplois relatifs aux zones franches se verra obliger de relocaliser de telles installations qui seront évacuées de son territoire. D'où le choix du territoire d'Haiti, à un moment où les autorités d'Haiti, en mal de crédibilité, font flèche de tout bois pour s'attirer les sympathies des ressortissants nationaux.
La première étape du "mariage entre Hippolito Mejia et Jean-Bertrand Aristide" consistera en l'installation proprement dite des infrastructures de la zone franche industrielle sur 80 hectares de terre. La deuxième étape sera constituée en l'implantation de structures d'accueil devant garantir 8 mille emplois directs pour des ressortissants nationaux avec un contrôle de technologies par des entrepreneurs venant de la République Dominicaine.
Or, ont fait remarquer la PAPDA et le GARR, les zones franches, dans n'importe quel pays, sont des zones spéciales, où les Etats n'ont généralement aucune juridiction, où ne sont pas admis des organisations syndicales et où sont pratiqués des salaires de misère.
Le projet de zone franche ignore tout bonnement un ensemble d'acteurs nationaux (investisseurs, producteurs agricoles) devenus très importants par les exportations effectuées (avocats, pois congo, entre autres) en territoire dominicain. Aucune articulation n'est faite avec la réalité actuelle des personnes en relation ou qui vivent d'activités autour de la frontière entre les deux pays.
Malgré les améliorations patentes en ce qui concerne la convivialité entre les habitants des deux côtés de la frontière (entre Ouanaminthe et Dajabon), il reste un ensemble de problèmes préoccupants de droits humains que méprisent jusqu'à présent les autorités nationales.
De plus, l'entente entre les deux principales autorités de l'île ne rentre dans aucun plan de développement connu et discuté avec les habitants de la région du Nord-Est, ni ne considère les impacts écologiques de l'implantation des infrastructures de zones franches. Elle fait fi carrément des différentes études réalisées sur les potentialités et les champs d'investissements à explorer dans un souci de plan d'aménagement du territoire et de politique socio-économique intégrée au profit des communautés villageoises nationales.
La PAPDA et le GARR se sont interrogés sur la finalité du projet de zone franche industrielle qui ferait partie du plan international de reconversion de la dette d'Haiti, souvent sollicité par les responsables dominicains dans le but de diminuer, disent-ils, la pression de la main-d'ouvre haitienne sur leur territoire, malgré l'apport considérable des ressources des ressortissants haitiens dans l'économie dominicaine.
D'aucuns ne doutent pas que la réalité de la zone franche industrielle qui sera implantée ne pourra pas freiner le recrutement de sans papier haitiens sur le march'e de travail de la République Dominicaine qui ferait face, chaque année, à un déficit de main-d'ouvre, notamment dans les plantations de canne-à-sucre. Faut-il sacrifier les intérêts nationaux d'Haiti (économiques, agricoles, sociaux, écologiques) au profit d'intérêts économiques internationaux qui pensent fournir des emplois à rémunérer par l'exploitation outrancière de la force de travail, suivant les lois du capitalisme sauvage et du néolibéralisme mondial?
Les deux principales autorités de l'île n'ont pas fait mention, dans leurs déclarations, du mode de contrôle des flux migratoires ni de la force qui assurera la sécurité des sites qui seront érigés en territoire haitien.
Ce sera la Police haitienne? Ce seront les Forces Armées dominicaines? A quelle législation (haitienne, dominicaine, américaine) obéiront les entrepreneurs qui y investiront? Quels services et queles infrastructures seront établis dans la région du Nord-Est? Dans quelles conditions les ressortissants nationaux seront intégrés dans le Nord-Est? Qui profitera de ces investissements? Comment seront répartis les investissements, entre les entrepreneurs haitiens, dominicains, américains ou transnationaux? Quid de la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses? Les droits des femmes seront-ils garantis?
Face à toutes ces interrogations, une mobilisation a déjà commencé de la part des paysans de la plaine de Maribaroux qui, en premier, payeront les conséquences de l'implantation de la zone franche. Ce furent les paysans du Nord-Est qui ont été dépossédés de leurs terres au profit de la production de caoutchouc et de pite sur des terres à fort rendement agricole il y a plusieurs années en Haiti.
Dans une pétition préparée à l'intention de ceux et celles qui manifestent des inquiétudes par rapport à la précipitation qui caractérise l'inauguration de la zone franche industrielle le 8 avril 2002 dans le Nord-Est d'Haiti, la PAPDA et le GARR ont demandé aux principales autorités de l'île de suivre la procédure régulière préconisée par la Constitution haitienne du 29 mars 1987 pour l'adoption d'accords et de traités internationaux.
Toute entente pour l'implantation de zones franches industrielles sur le territoire national doit respecter la dignité du peuple haitien qui n'a été informé ni consulté sur le dit projet, disent les deux organisations.
A rappeler qu'a la fin des années 1980, un projet de zone franche industrielle dénommé projet de Monte Christi (ville dominicaine située en face de Fort-Liberté) - qui devait être aménagé dans le Nord-Est d'Haiti - avait suscité la réprobation de divers secteurs à l'intérieur d'Haiti. Depuis cette période, les entrepreneurs dominicains miroitaient diverses opportunités sur la ligne frontalière avec Haiti.
Pendant la période de coup d'Etat militaire de septembre 1991 à 1994, mettant à profit l'embargo économique et commercial, plusieurs ressortissants dominicains ont accumulé beaucoup d'argent avec la vente de produits pétroliers transitant par la frontière de Dajabon / Ouanaminthe.
Depuis janvier 2002, deux commissions présidentielles (la commission présidentielle dominicaine avait vu le jour le 21 mars 2001, son homologue haitienne a été créée le 21 août 2001) 1 travaillent à identifier des projets pour l'établissement d'un fonds de développement frontalier entre les deux pays qui sera financé par la reconversion de la dette externe d'Haiti et de la République Dominicaine.
Selon des informations parvenues à Alter Presse, le secteur privé dominicain, appuyé par des membres du gouvernement de Hyppolito Mejia, a mené une campagne de sensibilisation auprès d'officiels des Etats-Unis d'Amérique sur la question du fonds de développement frontalier.
La république Dominicaine contribuerait pour un montant d'environ 800 millions de dollars américains (représentant le montant de la dette externe du pays voisin), tandis que la République d'Haiti ne pourrait participer que pour environ 169 millions de dollars américains (équivalant au montant de la dette externe d'Haiti) à ce fonds de Développement Frontalier qui comporterait des dons internationaux, en plus des fonds de recoversion de la dette externe des deux pays.
L'entente sur l'implantation de la zone franche industrielle ne précise pas les apports respectifs de chacun des pays qui se partagent l'île. Déjà très active à d'autres niveaux, notamment en impulsant le choix d'un ambassadeur d'Haiti sur son territoire à la fin de 2001, la République Dominicaine s'était montrée très intéressée à promouvoir avec la République d'Haiti un programme binational de l'ordre de 200 millions de dollars américains qui a été soumis aux principaux bailleurs de fonds internationaux en février 1999.
D'aucuns pensent que la nomination de Guy Alexandre à la tête de la mission diplomatique haitienne en territoire voisin pourrait entrer dans le cadre du plan de captation de ressources financières de la part des autorités dominicaines.
"La promotion des processus de croissance économique bien équilibrée, équitable et soutenue, des deux côtés de la frontière entre les deux pays qui se partagent l'île, de même que la conversion de la dette externe publique de la République Dominicaine envers les Etats Unis d'Amérique en des investissements du secteur privé qui seraient effectués par des Dominicains, Haitiens et des ressortissants d'autres pays" : c'est ce qui figure, entre autres objectifs, dans le document d' "accord trilatéral" entre les gouvernements d'Haiti, de la République Dominicaine et des Etats Unis d'Amérique. Cet accord trilatéral évoque la nécessité de la recherche d' "une promotion de développement humain en République Dominicaine et en Haiti". [rc apr 12/04/02 3:00]
____________________
1- La "Commission présidentielle pour la Gestion du Fonds de D'eveloppement Frontalier République d'Haiti - République Dominicaine", a été créée par arrêté en date du 23 août 2001, et est formée de: Faubert Gustave, ministre de l'Economie et des Finances; Joseph Philippe Antonio, ministre des Affaires Etrangères; Ernst Laraque, ministre des Travaux Publics, Transports et Communications; Lesly Voltaire, ministre des Haitiens Vivant à l'Etranger; Martine Deverson, ministre du Tourisme; Price Pady, du Bureau de l'Ordonnateur National; Carl Graig; Richard Coles, ancien responsable de l'Association des Industries d'Haiti (ADIH); Patrice Backer; Kesner Pharel, président directeur général de Group Croissance.
La "Comisión Pro Fondo de Desarrollo Fronterizo República Dominica - Haití", a été créée par décret 409-01 le 21 mars 2001, et est formée de : la Secrétairerie d'Etat des Relations Extérieures; la Secrétairerie Technique de la Présidence; la Secrétairerie d'Etat de l'Environnement et des Ressources Naturelles; le Bureau de l'Ordonnateur des Fonds Européens pour le Développement; la Banque Centrale de la République Dominicaine; l'Institut National des Ressources Hydrauliques; la Direction Nationale de Développement Frontalier. Dans cette commission, figurent également des membres du secteur privé dominicain: Alejandro E. Grullon Espaillat; Manuel Enrique Tavares; Augusto Rodriguez Gallard; le Conseil National de l'Entreprise Privé (CONEP); l'Association Dominicaine des Zones Franches (ADOZONA); l'Association Nationale des Hotels et Restaurants (ASONAHORES). Retour
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  #48    
Old 04-28-02, 05:49 PM
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