VENEZUELA


Suffit-il à une minorité de se rebaptiser « société civile » pour pouvoir prétendre renverser un président démocratiquement élu ? C'est ce qu'ont cru, au Venezuela, le patronat, un syndicat corrompu, l'Église, les classes moyennes et les médias, qui, le 11 avril, aidés par des généraux félons, ont perpétré un coup d'Etat contre M. HugoChavez. L'administration de M. George Bush, dont les hauts fonctionnaires avaient reçu des délégations des futurs putschistes civils et militaires, a immédiatement salué ce qu'elle croyait être la mise à l'écart d'un dirigeant dont l'indépendance l'ulcérait. Le premier geste du gouvernement espagnol, qui préside l'Union européenne, ne fut pas de condamner ces actes, mais de publier, le 12 avril, à partir de Washington, une déclaration commune avec le gouvernement américain, appelant les putschistes à créer « un cadre démocratique stable » ! C'était compter sans le raz de marée populaire qui, appuyé par des militaires loyaux, a rétabli la légalité à Caracas.


Lire le reportage, avec les photos de la manipulation du 11
avril Hugo Chávez sauvé par le peuple, par notre envoyé spécial Maurice Lemoine.
http://www.monde-diplomatique.fr/2002/05/LEMOINE/
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N'y a-t-il pas une étrange ressemblance dans la configuration et la gestion de la crise que traverse Haïti? Pas de coup d'Etat mais la posture de la "société civile", l'Eglise, la Presse, le patronat, etc semble être maintenant la statégie pour contrôler ou punir les béligérants que l'International ou le grand Nord n'aimerait pas avoir comme allié. Depuis quand et pourquoi a-t-on commencé à voir le poids de la Société Civile dans la Politique en Haïti? Qui fait partie de cette initiative et où a-t-elle été fabriqué? Au service qui se met-elle? ... et comment?
Après lecture de l'article on pourra mieux apprécier la campagne de destabilisation du processus démocratique d'Haïti et comment un peti groupe d'aigris, accompagnés des patrons de la Presse, ont pris en otage toute une population. Mais Mr Robert Ménard, de RSF, n'aurait jamais les yeux de Mr Lemoine dans la situation d'Haïti. Au contraire...
Lisez toute l'article et aussi les réalisations bolivariennes et regardez ensuite Haïti avec Lavalas. Sans préjugés ni passions, laissez parler les faits et appréciez la différence. Peut être vous entendrez le cri du peuple et aussi les trames de la Société Civile, de l'Opposition, d'une partie de la Classe Moyenne et de la Presse.
La démocratie du plus fort... Men! Se bon!!!
Salutations patriotiques,
Granzepon