Affaire de Peter Oléus.
Publié Monday, January 13, 2003 - 15:45 par p-flash
Peter Oléus, un jeune garçon de 17 ans, a été abattu chez lui par des proches de la femme du commissaire de Jacmel pour avoir déversé des détritus à proximité du domicile de Barbara Denis à la 4e Avenue de Bolosse.
Mme Barbara Denis, pointé du droit dans cette affaire, devrait se présenter ce lundi 13 janvier au parquet du tribunal de Port-au-Prince selon le commissaire du gouvernement qui en avait fait l'annonce.
Maître Josué Pierre Louis avait laissé entendre que la femme du commissaire de Jacmel avait bénéficié d'une liberté conditionnelle suite à son arrestation. Une liberté que cette dernière avait bénéficié après une intervention du Ministre de la justice arguant que, l'instigatrice présumée du meurtre de Peter Oléus, enceinte de six mois, devrait voir son médecin.
Les parents de Peter Oléus condamnent la décision du Ministère de la justice et du commissaire du gouvernement de libérer Barbara Cadet. Cependant ils font croire que celle-ci, la principale accusée dans cette affaire, se serait déjà réfugiée aux Etats-Unis.
Les proches de la victime informent qu'ils ont déjà constitués un cabinet d'Avocats afin d'engager des poursuites judiciaires contre les meurtriers de Peter Oléus. Ils exigent que soient mis en prison, les autorités judiciaires ayant ordonné la remise en liberté de l'épouse du commissaire de Jacmel.
La Coalition Nationale pour les droits des Haïtiens (NCHR) s'interrogent sur la décision de la justice haïtienne d'accorder la liberté provisoire à Barbara Cadet pour des raisons de santé. Les dirigeants de la NCHR se demandent pourquoi le Ministre de la Justice n'adopte pas des mesures similaires en faveur des femmes enceintes en détention préventives au Fort National, dont trois d'entre elles viennent accoucher à la prison même.
Les responsables de cet organisme de droits humains déclarent n'être pas surpris par l'attitude du Ministre Calixte Délatour en égard à son passé.
Le Directeur de la NCHR renouvelle sa volonté d'accompagner les parents des victimes dans leur quête de justice.
Concernant la mort des trois, récemment enlevés dans leur lit et exécutés par la suite par un gang de policiers (selon une enquête interne de la police), Pierre espérance précise que le dossier a été confié au juge d'instruction Eddy Darang. Il persiste à réclamer des autorités judiciaires, la possibilité pour les parents des trois victimes d'organiser leurs funérailles. Il en profite pour rejeter les informations faisant croire que la police n'aurait pas la possibilité d'interroger les proches de Angelo Philippe, Andy Philippe et de Vladimir Sanon ( les trois victimes).