Il faut faire un choix entre le passé et l?avenir !
Au cours des dernières années, les dirigeants d?Haïti ont enfoncé le clou dans le cercueil de la première république noire. Il est de plus en plus clair que la république d?Haïti n?existe plus parce que d?une part , nous avons eu des gens non pragmatiques à la tête du pays et d?autre part, les haïtiens n?ont jamais remis en question, ni réfléchissaient pas collectivement à ce que pourrait être une société nouvelle, une société démocratique.


Au cours de ces dix huit années de crise , d?instabilité politique et économique. Le chômage s?il faut l?appeler ainsi , je doute fort que c?est le mot exact. Bref, les haïtiens qui avaient un emploi , l?ont perdu et ils ne se sont crées aucun nouveau emploi si ce ne sont que les postes du premier ministre, ministre , le président , les Députés et Sénateurs et quelques autres postes pour les amis du régime qui ont pu se trouver un emploi dans l?appareil de l?État. Il va sans dire dans le secteur privé , la situation est la même. Les nouveaux emplois se font rare au pays.Je pense que le secteur privé doit se reconnaître une responsabilité sociale face au chômage comme le GVT vis-à-vis à l?État haïtien.
« La somme des bonheurs individuels conduirait au malheur collectif dit : l?ex-premier ministre de la province du Québec Lucien Bouchard
Cette pensée du premier ministre du Québec illustre parfaitement bien le vice de la société haïtienne. En fait, toute la société souhaiterait être un fonctionnaire dans le but de s?enrichir sur le dos des autres. Je pense qu?après la démission du président Aristide, nous avons donc le devoir de prévoir tout autre incompétent qui se prépare à devenir président de la république ou à occuper un poste de fonctionnaire de l?État haitien.
Après des années de sacrifices, Haïti n?a plus le droit aux échecs. Maintenant qu?un nouveau gouvernement s?apprête à administrer la transition. Il est clair que l?objectif vital pour le futur gouvernement doit et devrait être la stabilisation politique globale et intégrée au développement de la démocratie. Ce qui veut dire que le peuple doit avoir le droit à sécurité, le droit à la vie, le droit de manger, le droit d?avoir accès à l?Éducation?
Qui peut gouverner Haïti en l?an 2004?
L?état , moteur important de l?économie, surtout en Haïti ou il emploi plus 40000 fonctionnaires. Effectivement, l?État doit être le maître d??uvre de cette politique lorsqu?on sait que notre secteur privé agit comme s?il a seulement des droits mais ne veut pas s?affranchir du devoir qui vient avec.
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Un pays ne se gère pas comme prétendait le président Aristide. Car, lorsqu?on est président, il n?y a pas d?excuse pour gouverner. TO BE OR NOT TO BE.
Il fallait livrer la marchandise ou démissionner. En fait, cela coûte cher et tout le monde le sait quand un chef d?entreprise ne peut pas ni gérer, ni prévenir les obstacles qui freinent le développement de son entreprise. On appelle cela de l?incompétence.
Ceci m?emmène à vous demander de vous interroger sur les potentiels candidats aux timons des affaires de l?État. Il est clair aujourd?hui, après ce que nous venons d?observer en Haïti, les Haïtiens doivent être plus exigeants et plus vigilants dans le choix des futures autorités politiques. Nous sommes en train de traverser une période des plus difficiles de notre histoire comme peuple et, pour en sortir de cette tutelle administrative de la communauté internationale, tous les acteurs au pays doivent savoir ce qu?ils font, doivent être capables de maîtriser les notions du savoir-faire d?un gestionnaire.
C?est donc par cette pratique dite gestionnaire que nous pouvons combler ce vide de compétence dans l?administration de la première république nègre du monde. Il faut une prise en charge du pays par des hommes qui savent ce qu?ils font. Car, la gestion du pays
avait été jusqu?à aujourd?hui assumée par l?Église et les communautés religieuses. Haïti n?est pas une église mais un pays ou on doit administrer plus de 8 millions de gens à la recherche des emplois décents pour leur dignité .Assez, c?est assez, il faut de l?imagination au pouvoir.