Search the Web 
Subjects: 30,487 | Messages: 65,107 | Mp3s: 972 | Videos: 103 | Members: 16,891 | Online: 87 | Newest : Risaalups
Haitiwebs Home english  français  register  faq  contact us
Go to Haitiwebs Chat     Register   
Calendar Search Mark Forums Read
Ce Qui se Passe en Haiti Chaque jour nous avons des nouvelles différentes sur Haiti. Faites part de votre opinion
Welcome to the Foire d'Opinions Haitiennes forums.
You are currently viewing our boards as a guest which gives you limited access to view most discussions and access our other features. By joining our free community you will have access to post topics, communicate privately with other members (PM), respond to polls, upload content and access many other special features. Registration is fast, simple and absolutely free so please, join our community today!
If you have any problems with the registration process or your account login, please contact contact us.
Upcoming Events for the Next 3 Day(s) Private calendar events are seen only by member who owns calendar
Calendar
Latest Top News ::.. October 15 - For 10,000 points, Obama or McCain? En visite à Jacmel, M. Préval annonce des projets d'infrastructure La FAO annonce un appui aux agriculteurs haïtiens Des parlementaires et MSF critiquent la distribution de l'aide aux Gonaïves Le sénateur Anacacis appelle le chef de l'Etat à révoquer le directeur de l'ONA Mondial 2010 : Haiti joue pour l'honneur contre le Costa Rica Marie Solange fait naître l'oeuvre artisanale des déchets de cocotier L'eau pourrait couler à Belle-Fontaine Jacmel se mobilise pour la propreté Un dossier à rebondissements

Follow up
 
LinkBack Thread Tools Search this Thread Display Modes
  #1 (permalink)    
Old 03-14-04, 05:23 PM
Pascal Pepin Pascal Pepin is offline
Bourik Lover
 
Posts: 99
Pascal Pepin is on a distinguished road
Le point de vue des africains sur Haiti!

Faute de « respiration démocratique »
L'affaire haïtienne, qui n'est pas terminée, est significative des relations Nord-Sud et pleine d'enseignements pour les pays qui ont le malheur d'être pauvres et mal gouvernés. Francis Kpatindé, Valérie Thorin et Christophe Boisbouvier décrivent, en pp. 18-23, comment s'est organisée la destitution du président Jean-Bertrand Aristide, expliquent le contexte national, régional et historique de l'affaire. Haïti est un tout petit pays de 7,5 millions d'habitants, très pauvre : le plus pauvre des Caraïbes et de toute l'Amérique latine, un des plus pauvres au monde. Le revenu annuel par habitant y est de 400 dollars, et il baisse au lieu d'augmenter. Si Haïti est aussi pauvre, ce n'est pas seulement par manque de ressources. C'est surtout parce qu'il a été, tout au long de ses deux siècles d'indépendance, mal gouverné : ses 46 chefs d'État ont tous été des dictateurs et 29 d'entre eux ont été soit assassinés, soit renversés. Celui qui vient d'être écarté a connu une présidence mouvementée : élu une première fois en 1990, renversé en 1991, réinstallé en 1994 par... le président américain Bill Clinton (Opération « Restore Democracy » !), il a été, de nouveau, démocratiquement élu en 2000. On le dit psychopathe. Mais même s'il avait été sain d'esprit, comment aurait-il pu bien gouverner avec autant de secousses ? Quoi qu'il en soit, les conditions de sa chute ont suscité une controverse internationale qui ne s'apaisera pas de si tôt. Le dimanche 29 février à l'aube, un diplomate et des soldats américains lui ont fermement demandé de leur remettre sa lettre de démission et l'ont embarqué dans un avion affrété par les États-Unis, où il a dû poireauter une douzaine d'heures pendant que le département d'État s'employait à lui trouver un pays d'asile. Après avoir essuyé plusieurs refus, Colin Powell et son homologue français Dominique de Villepin ont fini, avec l'aide du président Bongo, par convaincre le gouvernement de Centrafrique de le recevoir. Dès qu'il a pu s'exprimer, le président déchu a affirmé : « On m'a forcé à partir ; il s'agit d'un "coup d'État moderne" », laissant entendre que George W. Bush a ainsi annulé ce que son prédécesseur, Bill Clinton, avait fait. Tombés en pleine campagne électorale, ces propos ont rencontré un écho aux États-Unis, chez les démocrates et au sein du « Black Caucus », qui ont accusé Bush d'avoir « facilité le renversement d'Aristide » et même « d'avoir participé à un coup d'État contre un président élu ». Le challenger électoral de Bush, John Kerry, a dit plus sobrement : « [Bush] est en retard, comme d'habitude », soulignant le côté tardif (et improvisé) de l'intervention franco-américaine. Improvisée, l'opération l'était vraiment : surpris par la crise, occupés par d'autres affaires plus importantes, Powell et Villepin ont d'abord pensé qu'Aristide pouvait terminer son mandat et n'ont changé d'avis que lorsqu'ils ont compris que l'insurrection n'était pas près d'être contenue. Ils ont alors envoyé des troupes en catastrophe, fait partir Aristide pour éviter un bain de sang et demandé à l'ONU de légitimer leur action... après coup. La meilleure analyse que j'aie lue de cette affaire est celle de David Malone, Canadien, président de l'International Peace Academy : « La communauté internationale a beaucoup investi en Haïti dans les années 1994-1997. Mais les "amis d'Haïti" auraient dû comprendre qu'un effort de consolidation de la paix doit durer plus que trois ou quatre ans. [...] « L'opposition non violente ne s'est pas non plus comportée de façon très responsable. Elle manque de cohésion et risque d'être très éprouvée dans les semaines à venir. Aussi bien dans la recherche de solutions que dans ses relations avec les rebelles. [...] « La crise a pris les Occidentaux au dépourvu... et l'on peut dire qu'ils ont trahi leur engagement à l'égard de la démocratie en Haïti et ailleurs, en encourageant le départ d'un président élu. « La gesticulation politique de Paris et de Washington ne s'appuyait pas sur une réelle volonté d'intervenir militairement pour mettre en oeuvre une stratégie à long terme pour le pays. [...] « Aristide n'a pas été le pire président haïtien ni le plus corrompu, et il a été l'un des rares à être démocratiquement élu. » La situation exposée ci-dessus appelle, à mon sens, trois observations : 1. Jadis, les dictateurs renversés trouvaient aisément refuge (avec leurs millions volés) dans le pays de leur choix : on pouvait les voir se pavaner sur la Côte d'Azur ou en Floride. Souvenez-vous de Farouk, roi d'Égypte, ou de Jean-Claude Duvalier, un des prédécesseurs d'Aristide, reçus en France avec les honneurs. Mais, peu à peu, les choses sont devenues plus difficiles pour les autocrates déchus ; le shah d'Iran, Amin Dada, Mengistu... ont eu plus de mal à trouver un pays d'accueil (voir p. 23 le panorama historique esquissé par Dominique Mataillet). Aujourd'hui, ni la France, ni les États-Unis, ni aucun autre pays riche n'accepte de s'encombrer de tels hôtes : traités comme des « déchets toxiques », ils ne sont acceptés, non sans grincements de dents, que par le gouvernement d'un petit pays qui pense trouver son compte en « monnayant » leur « droit d'asile ». 2. Il faut bien constater que les États-Unis ne font pas mieux sur leur continent que les pays européens - France, Royaume-Uni, Espagne et Belgique - dans cette Afrique dont ils furent les métropoles. Que la riche Amérique laisse, à quelques centaines de kilomètres de ses côtes, dans les Caraïbes et en Amérique centrale, tant d'îlots d'analphabétisme et de misère, foyers d'instabilité, est à la fois incompréhensible et difficile à justifier. 3. Dans beaucoup trop de pays de l'ex-Tiers Monde, parce qu'ils sont « démocratiquement élus », des présidents pensent disposer d'une licence de mauvaise gouvernance. Retranchés dans la fonction, étrangers au concept de l'alternance, ils se croient inamovibles et ne pensent qu'au renouvellement de leur mandat sans se soucier de savoir si cela est l'intérêt de leur pays. En Afrique, hormis dans huit pays (sur 53) - Sénégal, Mali, Bénin, Cap-Vert, Kenya, Ghana, Botswana et Maurice -, l'alternance n'a pas rempli son rôle de « respiration démocratique » au cours des quinze dernières années. C'est malsain. Plus malsaine encore est la situation de ce « Grand Moyen-Orient » dont les Américains ont décidé de s'occuper. Qu'on soit en monarchie ou en république, « l'alternance » n'a droit de cité dans cette partie du monde qu'au terme de vingt ou trente ans. Et s'opère... de père en fils. Résultat : les peuples étouffent, comme en Haïti. Et se révolteront un jour, comme viennent de le faire les Haïtiens. Les gendarmes étrangers se croiront alors autorisés à intervenir ou obligés de le faire.
Journal jeune Afrique , L'intelligent
Digg this Post!Add Post to del.icio.usBookmark Post in TechnoratiFurl this Post!
Reply With Quote
Post New Thread  Follow up
Thread Tools Search this Thread
Search this Thread:
Advanced Search
Display Modes
Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

vB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off
Trackbacks are On
Pingbacks are On
Refbacks are On

Points Per Thread View: 2.00
Points Per Thread: 15.00
Points Per Reply: 5.00
Similar Threads
Thread Thread Starter Forum Replies Last Post
Point de Vue: Appel à l'aide pour Haïti, par Régis Debray bana2166 Lakay/Haitian News 3 01-23-07 04:15 PM
Haiti Reaches Decision Point Under the Enhanced HIPC Debt Relief Initiative DARIUS L'Economie en Haiti 3 12-06-06 01:30 PM
Point of View: Haiti pastor graduation one of life's great joys bana2166 Diaspora News 0 10-05-06 08:13 PM
Des mercenaires sud-africains chercheraient à entrer en Haïti Mr MDE11 Ce Qui se Passe en Haiti 2 08-03-05 09:40 PM
Haiti Est A Feu Et A Sang Aristide Est Sur Le Point De Partir PENTADE ! Ce Qui se Passe en Haiti 1 02-10-04 09:56 AM
copyrights © 1999 - haitiwebs.com, a Virtual Haitian Community. All rights reserved.
The time now is 07:29 PM.

SEO by vBSEO 3.0.0 ©2007, Crawlability, Inc.