Réponse à VERITAS
En lisant les nouvelles ci-après j'espères que tu seras plus éclairé .
Port-au-Prince, 12 octobre 2004 - 3 jeunes garçons ont été assassinés dans la soirée de lundi dans la région des Caradeux.
Selon plusieurs résidents du quartier, les victimes n'habitent pas la zone. Elles y ont été emmenées pour être exécutés.
Les auteurs du triple meurtre étaient en tenue de camouflage,sans d'autres précisions.
Des secteurs pointent du doigt les militaires démobilisés et des mercenaires recrutés pour mâter les habitants des quartiers populaires et mettre en même temps des bâtons dans les roues du régime latortue.
- L'organisation dénommée Mouvement de Résistance des Bases Populaires (MRBP), a revendiqué mardi le mouvement organisé au Bel-Air depuis plus d'une semaine.
Un porte-parole de cette organisation interviewé mardi dans ce quartier populaire, a fait savoir que ce mouvement a été organisé dans le but de porter les autorités intérimaires à respecter la constitution et à travailler dans l'intérêt de toute la population haïtienne, sans exclusion.
Ce mouvement vise également, a-t-il dit, à défendre les habitants des quartiers populaires contre les attaques meurtrières des militaires démobilisés et des mercenaires recrutés a-t-il dit, pour organiser la répression dans ces zones. .
Les écoles et les activités économiques ne peuvent pas rester paralysées mais les autorités intérimaires doivent cesser leur opération de vengeance, d'arrestations aveugles, de révocation massives et leur campagne visant à affamer les masses défavorisées en raison de leurs convictions politiques", a-t-il encore fait savoir.
Il a également invité la communauté internationale notamment l'ONU et l'OEA à assumer leurs responsabilités face à la situation difficile dans laquelle le pays est plongée.
12 octobre 2004 11:00 AM
Des habitants du quartier populaire du Bel-Air, ont accusé une nouvelle fois mardi le régime intérimaire de créer les conditions pour conduire le pays dans une guerre civile.
Ces habitants qui affirment mener une lutte pacifique non violente, ont estimé que la situation a commencé à se dégrader à partir de la répression de la manifestation du 30 septembre dernier et où les partisans de Fanmi Lavalas ont été accusés de responsabilité dans la mort de policiers décapités au wharf de Jérémie.
Ils ont monté leur scénario le jour-même de la manifestation des militants de Fanmi lavalas, dans l'objectif de détruire le parti, ont-ils fait savoir, expliquant que toutes les persécutions dont ils sont victimes viennent du fait qu'ils réclament le retour physique du président Aristide.
Ils ont déclaré avoir donné assez de temps au régime des technocrates de réaliser la réconciliation qu'il prônait. Et au lieu d'emprunter cette voie, les autorités provisoires se sont plutôt lancées dans une vaste campagne de chasse aux sorcières et d'exclusion, en limogeant les lavalassiens dans tous les bureaux publics", se sont-ils indignés.
En dépit de ces vagues de révocations et d'autres formes d'exclusion, le pays était jusque là calme, ont fait remarquer ces habitants qui se disent obligés de réagir face à la répression systématique organisée contre les partisans de Fanmi Lavalas à travers tout le pays notamment dans les quartiers populaires, de peur qu'ils ne soient tous éliminés.
Ils ont rejeté les accusations portées contre eux selon lesquelles, ils seraient responsables de la mort de plusieurs policiers depuis le début des violences dans le pays.
"Qui tuaient les policiers, incendiaient les commissariats de police et d'autres bureaux publics peu avant le départ du président Aristide", se sont-ils interrogés, dénonçant ceux qu'ils nomment les indicateurs du mensonge qui distillent la haine pour sauvegarder des intérêts mesquins.
12 octobre 2004 11:35 AM
Le Leader du Grand rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), l'ancien colonel Himmler Rébu, a accusé mardi le groupe des 184 (groupe de gros bourgeois) de responsabilité dans la situation difficile que confronte actuellement le pays.
Selon Himmler Rébu, c'est le groupe des 184 qui dirige le pays via le gouvernement intérimaire.
"Cette coalition politique a tout arrangé pour que les choses se jouent en sa faveur sans penser à créer des richesses pouvant déboucher sur une amélioration des conditions de vie de toute la population", a fait savoir M. Rébu.
M. Rébu qui a participé au mouvement GNB anti-Aristide aux côtés des responsables du groupe des 184, a appelé ces derniers à assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la nation.
Selon des informations circulant à Port-au-prince, certains secteurs chercheraient à faire couler Latortue au profit d'un plus proche.
Himmler Rébu a déploré par ailleurs que les hommes au pouvoir aient refusé de faire appel aux spécialistes haïtiens capables de résoudre le problème de l'insécurité dans le pays.
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12 octobre 2004 12:05 PM
Par ailleurs, le chef du service des provinces de la compagnie nationale de Téléphone, Gardy Fortuné, a été abattu par balles dimanche soir alors qu'il s'apprêtait à récupérer son véhicule garé à la rue Lamarre dans le centre de la capitale.
Selon des témoins, il aurait été tué par des policiers en uniforme
Gonaïves, 11 octobre 2004 - Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi aux Gonaïves contre la présence du premier ministre intérimaire Gérard Latortue et du président provisoire Boniface Alexandre dans cette ville, à l'occasion des funérailles symboliques des victimes des dernières inondations, chantées ce jour-là.
Les manifestants qui ont appelé les deux hommes à quitter la ville, se sont déclarés indignés du fait que les autorités intérimaires n'ont pratiquement rien fait pour les aider à se remettre de cette situation difficile causée par les dernières intempéries et également pour n'avoir par respecté les promesses faites aux gonaïviens lors de la visite du premier ministre Gérard Latortue en mars dernier.
Boniface Alexandre et Gérard latortue qui ont été copieusement sifflés et invectivés par la foule ont dû écourter leurs discours dans le quel ils ont fait savoir que la ville des gonaïves ne périra pas et qu'ils travaillent à l'amélioration des conditions de vie de la population .
Une jeune fille a été tuée dans des accrochages entre les forces de l'ordre et des habitants de Descahos qui s'étaient opposés à ce que le cortège officiel traverse leur quartier.
Deux autres personnes auraient également trouvées la mort dimanche dans la ville, selon plusieurs correspondants de presse.
Port-au-Prince, 11 octobre 2004 - Le leader de l'Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Reynold Georges, a accusé le régime intérimaire de conduire le pays dans une situation d'ingouvernabilité proche de la guerre civile.
Reynold Georges a réclamé la démission du gouvernement en place qui est incapable a-t-il dit, de gérer le pays.
"Le régime du 29 février verse dans l'arbitraire en raison de son incapacité et de son impuissance à diriger le pays", a lancé M. Georges qui en veut pour preuve l'arrestation et la détention illégales des dirigeants de Fanmi Lavalas et d'un nombre important de membres de ce parti.
Il a promis que ses clients recouvreront leur liberté puis que le règne de l'arbitraire ne pourra pas aller plus loin", a-t-il dit.
Des habitants du Bel-air dénoncent de "graves injustices commises" lors des opérations de la police
Port-au-Prince, 11 octobre 2004 - Des habitants du Bel-air, ont dénoncé lundi les opérations menées samedi par la PNH dans ce quartier populaire au cours desquelles plusieurs dizaines de jeunes ont été arrêtés.
Ils ont fait savoir que les personnes arrêtées n'auraient rien à voir avec les accusations portées contre elles.
"Ce sont des innocents qui ont été arrêtés arbitrairement sans mandat en raison de leur attachement aux idéaux de Fanmi Lavalas", ont fait savoir ces habitants qui soulignent que ceux qui entretiennent la violence au Bel-air viennent d'ailleurs.
Un des résidents du quartier Margareth Julien a cité le cas de son mari Sony Lafortune a été arrêté samedi alors qu'il se trouvait dans un salon de coiffure.
Pour leur part, des élèves du lycée Alexandre et Pétion, ont dénoncé la paralysie des activités dans la zone du Bel-air.
"Cette situation affecte considérablement les écoles du quartier", se sont plaints ces élèves qui se voient privés du pain de l'instruction.
Ils ont exprimé le souhait que les autorités intérimaires adoptent les mesures de sécurité nécessaires à favoriser la reprise des cours dans cet établissement scolaire.
Mon cher , tu n'es pas digne de juger. Adieu!