JBA et le cigare ( pas celui de Bill Clinton)
Jean Bertrand Aristide a déclaré que la cigare de l'esclavage doit être éteint dans l'eau du dialogue et de la paix.
"Le cigare de l'esclavage est allumée aux deux bouts. L'allumer est une chose, le fumer en est une autre", a déclaré M. Aristide, "dénonçant le renversement de la machine de la démocratie désormais privée, a-t-il dit, de chauffeur, de freins et de lumière.
M. Aristide a dénoncé la mort de plus de 10.000 innocents depuis ce qu'il appelle le kidnapping du 29 février 2004.
Plus d'un millier de compatriotes haïtiens croupissent injustement derrière les barreaux pendant que la corruption se transforme a-t-il dit, en engrais pour alimenter la misère dans le pays.
"Pour que l'année 2005 soit bonne pour Haïti, il faut, a-t-il dit, qu'elle le soit et pour les haïtiens qui vivent dans le pays et pour ceux qui évoluent à l'étranger.
" Il faut que que ceux qui sont en prison, dans le maquis ou en exil puissent retourner chez eux", a-t-il lancé, ajoutant qu'il faut que l'année 2005 soit également bonne pour la majorité que pour la minorité.
Aristide a rappelé que c'est en Afrique du Sud que Gandhi avait commencé sa série de mobilisations pacifiques avant d'aller libérer l'Inde, son pays, en 1914.
Les partisans de l'esclavage avaient assassiné Toussaint Louverture et Jean Jacques Dessalines mais ne sont pas parvenus, a-t-il dit, à faire disparaitre l'esprit de liberté qui guidait les ancêtres.
"Un esprit n'oublie jamais le chemin de sa maison", a déclaré M. Aristide, exprimant le souhait que cet esprit d'amour se transforme en un lavalas d'amour au cours de cette année 2005.
"Amour pour Haïti dans les bons comme dans les mauvais moments. Amour pour le peuple haïtien qui titube sous le poids de la souffrance pour chercher le chemin de la délivrance", a lancé le président Aristide qui souhaite du courage aux Haïtiens pour l'année 2005.
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Gonaïves et ses "combattus de la liberté"
Ah ha « les combattus de la liberté » !
Le secrétaire général du Front de la Reconstruction Nationale, Guy Philippe, se démarque de la position des membres de son parti qui lancent un ultimatum aux autorités pour qu?elles interviennent auprès du gouvernement américain afin d?obtenir l?élargissement de leur chef Butter Métayer.
Guy Philippe dit non à la violence toutefois il appuie l?idée de l?intervention du gouvernement intérimaire dans ce dossier. Le numéro 2 du FRN invite les autorités à s?enquérir auprès du service américain de l?immigration sur le dossier de Butter Métayer.
Des membres du Front pour la Reconstruction Nationale (FRN) ont menacé de passer à l?action si, d?ici au 11 janvier 2005, le président du parti Butter Métayer n?est pas libéré par les autorités américaine.
Ces membres du FRN par la voix de François André Michel demandent au gouvernement de transition d?intervenir auprès du gouvernement américain pour obtenir l?élargissement de M.Métayer.
Ce dernier est détenu au camp Krome par les autorités de l?immigration. Il est reproché à Butter Métayer, détenteur de la résidence américaine, d?avoir passé plus de six mois en dehors des Etats-Unis.
Butter Métayer avait pris la tête de la rébellion armée aux Gonaïves contre le régime lavalas jusqu?à sa chute, le 29 février 2004
Vous avez dit Gonaïves ah les GO naïves
Le maire intérimaire de la ville, Calixte Valentin, a démissionné de son poste mardi évoquant le refus des autorités centrales de lui donner les moyens d'aider la populationLe maire intérimaire de la ville, Calixte Valentin, a démissionné de son poste mardi évoquant le refus des autorités centrales de lui donner les moyens d'aider la population. Le ministre de l'Intérieur, Hérard Abraham, a indiqué que Calixte Valentin s'était plutôt retiré pour se présenter aux prochaines élections.
Le 201è anniversaire de l'indépendance d'Haïti a été célébrée le 1er janvier dans la quasi-indifférence de la population.
Aucune activité n'a été organisée à Port-au-Prince.
Aux Gonaïves, les officiels du gouvernement ont été chahutés par la population.
Le président provisoire Boniface Alexandre a dû prononcer son discours au local de la mairie au lieu de la place d'armes des Gonaïves en présence de peu de gens.
M. Alexandre a mis l'accent sur la nécessité d'initier un dialogue entre tous les secteurs du pays pour que le pays ne sombre pas dans la division.
Dénonçant la violence qui fait rage dans le pays, il a appelé le président Aristide à prendre ses distances d'avec des gens qui auraient affirmé agir en son nom dans le cadre des actes de violences enregistrées à travers le pays.
Boniface Alexandre a d'un autre côté fait savoir que des démarches vont être entreprises auprès des gouvernements sud-africain et vénézuélien qui soutiennent, a-t-il dit, Jean Bertrand Aristide.
"Nous allons leur demander de faire en sorte dans leur rapport avec Haïti, l'intérêt du pays prime", a-t-il fait savoir.
La population gonaïvienne qui a bruyamment exprimé son mécontentement contre les autorités intérimaires les a accusées de n'avoir pas respecté les promesses faites aux habitants de la région victime en septembre dernier d'une catastrophe qui a fait plus de 3000 morts.
Le premier ministre intérimaire, Gérard Latortue, a tenté de rassurer les gonaïviens qu'une bonne place a été réservée à la Cité de l'Indépendance dans l'agenda du gouvernement de transition pour l'année 2005. Il a notamment parlé de la reconstruction probable de la ville des Gonaïves.
Gérard Latortue a annoncé qu'il vient de créer une unité de coordination qui devra s'occuper d'une meilleure gestion de l'aide octroyée en faveur des sinistrés du cyclône Jeanne.
le chef du gouvernement a même fait état de la création d'un mini Cadre de Coopération Interimaire (CCI) pour les Gonaïves.
Plusieurs secteurs avaient dénoncé des détournements de fonds dans le cadre de l'aide octroyées aux victimes de la tempêtre Jeanne.
Le premier ministre intérimaire, Gérard Latortue, a déclaré dimanche que les élections auront bien lieu cette année, en dépit a-t-il dit, de l'insécurité qui prévaut dans le pays.
Selon lui, les prochaines joutes électorales seront libres, honnêtes et démocratiques.
Chouette il s'en va!
Gérard Latorue a redit que le 7 février 2005 sera son dernier jour comme premier ministre. Il ne sera pas question pour moi de passer une heure de plus, a-t-il promis.
M. Latortue s'est prononcé contre la prolifération des partis politiques dans le pays puisque a-t-il dit, cela constitue une menace pour la réalisation de bonnes élections.
Le chef du gouvernement a déclaré regretter que l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) se soit retiré du grand parti socialiste prôné, a-t-il dit, par les partis de gauche.
Gérard Latortue a déclaré espérer qu'au plus 8 partis politiques prennent part aux prochaines élections prévues pour cette année.
Police politique.
Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres arrêtées ce mardi au village Cité de l'Eternel au Bicentenaire.
Ces actes ont été commis par des policiers vêtus de noir et en tenue de camouflage.
Selon des habitants de la zone, les deux personnes tuées répondent aux noms de Jean Ferres Nazaire, 28 ans, et Angela, une fillette de 13 ans.
Les résidents de Cité l'Eternel accusent la police de faire preuve d'un manque de professionnalisme révoltant.
"Quand les policiers débarquent dans un quartier ils ont tendance à tirer sur tout ce qui bouge et c'est ce qui a provoqué le drame du 4 janvier", ont-ils dénoncé, affirmant que les personnes abattues n'ont rien à voir avec la violence qui prévaut dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Aie aie
Plusieurs compatriotes ont été tués par balle par des soldats dominicains à Locarette, localité de la commune de Lascahobas, située à la frontière haïtiano-dominicaine, le mardi 4 janvier 2005. Des témoins rapportent qu?un groupe de 10 militaires dominicains sont intervenus en tirant un peu partout tuant sur le coup plusieurs personnes. Les mêmes sources font état du vol du bétail notamment des b?ufs par ces soldats. Les habitants de Locarette lancent un appel pressant au gouvernement haïtien.
Ce grave incident survient quelques semaines après la mort de trois dominicains dans la zone. Les habitants de la région de Locarette avaient accusé ces dominicains de voler leur bétail.