« La police haïtienne a tiré des leçons de la mission de l'Onu en Haïti suite aux incidents survenus au Bel-Air dimanche dernier où un policier a été tué et six autres blessés », a indiqué mardi sa porte-parole Mme Gessy Cameau Coicou.
La porte-parole de la Police nationale d'Haïti (PNH) a déclaré que le mal n'a pu être éviter parce que la Minustah n'avait pas répondu à l'appel des forces haïtiennes.
En retraçant les faits, lors d'un point de presse le 24 mai, Mme Coicou a expliqué que la PNH avait demandé à la force de l'Onu d'établir un périmètre de sécurité dans la zone d'intervention. Ce qui n'a pas été fait.
« L'opération visait à récupérer le véhicule d'un agent de police kidnappé par des bandits puis exécuté après avoir été l'objet de sévices corporels, dans le quartier du Bel-Air », a déclaré Mme Coicou.
« Nous avons voulu conduire en justice les responsables de ces actes. Mais, les troupes de la police avaient été prises dans une embuscade suite à la perquisition », a-t-elle ajouté.
« Nous déplorons qu'une force étrangère présente sur le terrain et disposant de moyens et de matériels ne puisse aider convenablement quand il y a nécessité », a déclaré Mme Coicou. Elle a néanmoins réaffirmé l'engagement de la PNH de protéger la population haïtienne avec ses propres moyens quoique très limités.
La commissaire divisionnaire s'est aussi questionnée sur le mode de commandement de la Mission des Nations unies en Haïti. Selon elle, la force de l'Onu devrait être plus disposée à sauver des vies au lieu de justifier un soi-disant respect de la hiérarchie.
Tout en renouvelant la volonté de l'institution policière à travailler pour le retour de la paix, Mme Coicou a salué la collaboration des policiers de l'Onu en Haïti qui accorde une assistance technique considérable et des formations à la PNH.