Le chef du gouvernement de transition en Haïti Gérard Latortue a assuré vendredi que la collaboration entre la police haïtienne et la mission de paix onusienne, Minustah, se portait bien.
Chef du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN), Gérard Latortue a annoncé que la collaboration entre la police haïtienne et la Minustah se portait bien.
Cette déclaration intervient 5 jours après un malentendu entre les deux forces au niveau de la coordination d'une opération qui a coûté la vie à deux policiers haïtiens, le week-end dernier dans le quartier de Bel-Air.
Le directeur général de la police haïtienne Léon Charles, qui participait à une rencontre de la Chambre du commerce d'Haïti, a également affirmé que les relations entre son corps et les forces de la mission onusienne avaient repris.
Léon Charles a cependant réclamé, une fois de plus, des « moyens » pour répondre aux actes de banditisme et à une « insécurité politique qui vise la déstabilisation d'Haïti. »
Le chef de la police nationale avait critiqué, en début de semaine dans la presse, la réticence de la Minustah à accompagner la police haïtienne dans ses opérations. Il avait dénoncé la lenteur de la mission onusienne à réagir aux urgences.
Dimanche dernier, différentes unités de la police haïtienne avaient mené une opération en vue de libérer un policier, Elton Ambroise, enlevé et exécuté par la suite par un gang dans le quartier de Bel-Air.
Un policier du corps spécialisé swat-team avait trouvé la mort lors des échanges avec les « bandits ». Six autres agents ont été blessés par balles ou fracturés gravement. La porte-parole de la police nationale, Mme Gessy Cameau Coicou, avait déclaré par la suite que ces victimes auraient pu être épargnées si la Minustah avait répondu à temps à un appel de la police haïtienne pour la seconder.
A propos de l'incident du week-end dernier, le colonel Carlos Chargas adjoint du commandant brésilien Augusto Heleno, a soutenu que l'appel à l'aide de la PNH était arrivé « trop tard ». A son arrivée sur les lieux, la Minustah n'a eu le temps que de constater les dégâts, a-t-il déclaré.
Daniel Moskaluk, porte-parole de la CivPol, a, pour sa part, imputé l'incident à un manque de planification du côté des autorités policières haïtiennes.