La direction centrale de la police judiciaire est en train d'interroger un gros "poisson", activiste et puissant chef d'Organisation populaire lavalas sur ses éventuelles implications dans les actes de violence et de kidnapping des chimères lavalas ces derniers mois dans la région métropolitaine.
Paul Raymond, partisan zélé de Jean Bertrand Aristide et chefs des TKL (Ti Komite légliz) de St Bosco (courant de l'église catholique proche de la théologie de la libération très en vogue en Amérique latine dans les années 80) a été remis hier jeudi par St Domingue aux autorités haitiennes dans le cadre de cet engagement que la capitale dominicaine avait récemment pris à la demande de Washington et dont infohaiti.net avait fait largement écho et qui concernait des barons lavalas impliqués dans des actes de banditisme et de trafic de stupéfiants.
Le directeur de la D.C.P.J Michael Lucius dit espérer que l'interrogatoire de cet activiste de grand chemin lavalas va permettre à la police d'obtenir de précieuses informations sur les activités criminelles des chimères lavalas. Le chef de cabinet du président de la République, Me Michel Brunache s'est réjoui de ce grand coup réalisé grâce aux relations de bon voisinage entre les deux républiques se partageant la souveraineté de l'Ile.


L'autre grand activiste et puissant chef d'OP René Civil serait aussi dans le colimateur des autorités dominicaines qui pourraient très bientôt lui mettre la main dessus et le refouler aussi vers Haïti, a indiqué M. Brunache. Ce dernier a reconnu qu'il y avait une petite "erreur" dans le dossier de l'ancien directeur du pénitencier national, Cliford Larose et qui a fait que l'extradition du concerné n'avait pu être effectif; il croit cependant que Santo Domingo a M. Larose à l'oeil et qu'au moindre geste négatif de sa part, il pourrait connaitre le même sort que Paul Raymond.
A rappeler en effet que le ministre haitien de la Justice d'alors s'était présenté devant les tribunaux dominicains avec un mandat national (non valable dans ce cas) et dâté de 1999 dans l'espoir d'obtenir l'extradition de Cliford Larose. La justice dominicaine avait le plus normalement du monde déclaré le dossier irrecevable et libéré sine die le concerné.