« Négocier avec les bandits armés est normal dans le cadre du DDR », a indiqué vendredi Antoine Attouriste, membre de la commission nationale du désarmement (CND), qui expliquait le sens des réunions avec des chefs de gangs.
« Le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion s'adresse aux bandits armés », a rappelé M. Attouriste, secrétaire exécutif de la commission nationale du désarmement. Il est donc nécessaire que les responsables du programme de DDR en informent les concernés, a expliqué M. Attouriste. Plusieurs rencontres ont déjà été organisées avec des bandits armés à qui le programme de DDR a été présenté, a-t-il affirmé.
Une telle démarche ne devait pas étonner l'opinion « comme ce fut le cas en début de semaine après la rencontre tenue au Fort national avec des bandits armés », a poursuivi M. Antoine Attouriste.
Le secrétaire exécutif a pris le soin de préciser que le DDR ne concernait que ceux qui remplissent les critères exigés par le programme, précisant qu'un bandit recherché par la justice doit répondre de ses actes.
« La négociation est une phase normale dans ce processus », a-t-il encore précisé. Les acteurs du DDR se doivent d'identifier les bandits armés, les localiser, entrer en négociation avec eux.
M. Attouriste a par ailleurs souligné l'importance d'une différenciation obligatoire entre la section de DDR de la Minustah et la branche chargée des opérations militaires sur le terrain.
Il serait donc fondamental d'informer la population sur le DDR. Un spot a été réalisé pour sensibiliser les bandits armés et la population sur le programme de DDR.
Un atelier de suivi d'un séminaire de sensibilisation à l'intention des journalistes sur le DDR, s'est tenu, le vendredi 2 septembre à l'hôtel Christopher, sous la direction de Sophie Butaud De la Combe de la section DDR de la Minustah.
Une dizaine de journalistes ont pris part à cet atelier auquel ont participé des représentants de la UNPOL (police des Nations unies), du bureau de gestion des militaires démobilisés (BGMD), de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la commission nationale du désarmement, tous impliqués dans le DDR.