LE CHEVAL DE L'ALLIANCE PRET A AFFRONTER LE VERDICT DES URNES
ENGAGEMENT DE EVANS PAUL A L'ISSUE DU CONGRES DE SAMEDI
8, 9 ou 10.000: difficile d'évaluer le nombre de membres adhérents, sympathisants, amis ou simples visiteurs présents samedi dernier (10 Septembre) au local du KID à Bourdon pour assister au premier congrès politique de L'alliance (Alyans) formée du KID de Evens Paul, PPRH, ci-devant Génération 2004 de Claude Roumain (retenu malgré lui à New-York faute de place dans l'avion) et du PLD du professeur Christophe Charles.
Parmi les invités de marque figuraient notamment Samir Moura du RPH, également candidat à la présidence, Me Osner Févry du PDCH, Rosemond Pradel secrétaire général du Conseil électoral provisoire, Dr Berne Paul, secrétaire d'Etat aux sports et au service civique, les deux frères D'Mezard, tous deux professeurs à l'Université, Jean Robert Lalanne, directeur de Radio Maxima au Cap-haitien, l'un des fers de lance du vaste mouvement de contestation dans la deuxième ville du pays qui a abouti à la chute de Jean Bertrand Aristide.


Le décor était planté dès deux heures de l'après-midi avec la statue d'un grand cheval placé au frontispice du podium où étaient assis les dirigeants de l'Alliance et les invités d'honneur. Les différents candidats importants de ce regroupement politique (Serge Montès, mairie de P-au-P; Joel Jn Baptiste, sénat Sud'Est; Mme Roselaure Aubourg, députation Anse d'Hainault/les Irois; Christophe Charles, sénat Ouest; Mme Maguy Durcé, sénat Ouest; Jean Silvéra Simon, sénat Grand'Anse) se sont succedés au microphone pour "vendre" l'Alliance et expliquer pourquoi, il faut voter ce regroupement aux prochaines élections. Fred Brutus, directeur de la campagne de Evans Paul à la présidence et Bob Nérée, représentant des cadres de l'extérieur de l'Alliance ont aussi vanté les mérites de l'ancien maire de la capitale qui a, dit le fils du pasteur Luc Nérée, refusé l'argent de dédommagement des partis politiques sous Aristide et accepté de faire la paix avec un de ses ancien bourreaux (Prosper Avril) alors que le dictateur Aristide misait beaucoup sur les flèches assassines de K-Plim pour faire condamner l'ancien général-président.


Le clou du congrès a évidemment été l'intervention très applaudie de Evans Paul, le candidat de l'Alliance pour les présidentielles qui s'est montré confiant dans la victoire finale tout en promettant, une fois au pouvoir, un système inclusif car, a-t-il dit, personne ne détient la baguette magique susceptible de sortir ce pays de la misère et de l'ornière du sous-développement où il se trouve présentement.
K-Plim a fait un survol historique pour montrer la grande disparité qui existe entre l'Haiti, grande exportatrice de café, cacao et autres autrefois et l'Haiti d'aujourd'hui, un pays qui vit grâce à la générosité de la communauté internationale. Il promet aussi d'alléger le fardeau des familles obligées de payer chaque mois, chaque année davantage pour le loyer ou l'affermage. Son administration, déclare t-il, se penchera aussi sur le problème des ouvriers, enseignants, journalistes qui touchent en gourdes et qui sont obligés de dépenser en dollars.


Seulement, le candidat à la présidence de l'Alliance ne nous a pas dit comment il compte mobiliser les ressources matérielles et financières auxquelles il a fait allusion pour réaliser tous ces programmes d'autant qu?il envisage aussi de subventionner certaines institutions ou groupes musicaux qui ont plus de dix ans d'existence sur le terrain. C'est un discours qui avait l'allure d'un "speech" de campagne mais, celle-ci, comme on le sait, n'est pas encore ouverte.


Le congrès s'est conclu dans l'allégresse et un esprit de fête d'une assistance toute acquise à la cause de "Chwal-la" (emblème de l'alliance) et confiante dans la victoire de leur leader, Evans Paul, l'homme qui s'est défendu, tout au long de son intervention, de ressembler à Aristide comme certains voudraient le faire croire. "C'est vrai, comme lui, je suis sorti de la matrice du bas peuple; son échec ne peut nullement signifier l'échec de toute la masse des deshérités du sort. Aristide a tout simplement été un mauvais attaquant qui a loupé toutes les occasions de but qui se sont présentées, le peuple l'a mis de côté et souhaite le remplacer par un autre attaquant (moi-même), très en forme pour concrétiser les belles opportunités", a conclu le militant politique de longue dâte (25 ans, nous a rappelé Bob Nérée).