

10-03-05, 07:46 PM
|
|
|
Hugo Chàvez fait un grand geste d?amitié envers le peuple haïtien en annonçant, pour
Hugo Chàvez fait un grand geste d?amitié envers le peuple haïtien en annonçant, pour très bientôt, un accord préférentiel de vente de pétrole entre le Vénézuéla et Haïti
Des négociateurs vénézuéliens sont attendus dans les prochains jours à Port-au-Prince ; sous l?influence de son homologue brésilien Lula, le Président Chàvez a implicitement reconnu dimanche le gouvernement intérimaire d?Haïti" target="_blank" rel="nofollow">http://<br />
<font face="Arial Blac...</font></font>
Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a enfin surmonté ses sentiments politiques hostiles vis-à-vis du gouvernement intérimaire en place à Port-au-Prince depuis la chute d?Aristide, pour aider Haïti à acheter le pétrole à des prix préférentiels différents des conditions financières exorbitantes imposées sur le marché international. "Nous allons donner la main au peuple haïtien et coordonner l?aide avec les autorités actuelles" a promis Chàvez dimanche à Caracas, dans le cadre de son programme radiotélédiffusé hebdomadaire "Allo Président", selon une dépêche de l?Associated Press.
Le chef de l?Etat vénézuélien a affirmé qu?il dépêchera un groupe de négociateurs dans la capitale haïtienne en vue d?étudier la signature à brève échéance d?un accord préférentiel de vente de pétrole entre le Vénézuéla et Haïti. "Nous avions déjà commencé à avancer en préparant quelque chose en ce sens" a indiqué Chàvez en reconnaissant ouvertement que son initiative en faveur d?Haïti a reçu une nouvelle impulsion à la demande de son homologue et ami brésilien Luis Inàcio Lula Da Silva, à l?issue d?une rencontre entre les deux hommes lors du premier sommet de la Communauté Sudaméricaine qui s?est tenu la semaine dernière à Brasilia. "Oui, nous avions commencé à progresser... En Haïti, indépendamment de ce qui s?est passé là-bas, il y a un peuple qui travaille beaucoup, mais aussi une grande misère" a souligné l?ex-colonel putschiste devenu, depuis son rapprochement quasi-fusionnel avec le "leader maximo" Fidel Castro, le chantre de la "démocratie révolutionnaire en Amérique latine".
"Nous espérons que les élections annoncées permettront au pays de sortir de la crise politique, mais entre-temps il y a beaucoup d?hôpitaux qui n?ont pas d?énergie pour fonctionner et beaucoup de familles pauvres. Dans ces conditions, nous allons donner la main au peuple d?Haïti" a insisté Chàvez dans son allocution dominicale qui jouit d?une grande audience.
Huitième producteur et cinquième exportateur mondial de pétrole, le Vénézuéla a conclu en septembre à la Jamaïque un accord de coopération énergétique avec 14 pays d?Amérique latine et des Caraïbes dont la République Dominicaine, la plus proche voisine d?Haïti qui reçoit 50 mille barils de brut par jour. Cet accord intitulé Petrocaribe leur permet désormais d?acheter du pétrole vénézuélien à des prix spéciaux en payant une partie de leur dette et le reste sur une période de grâce de 25 ans, à des taux d?intérêt extrêmement bas. A la surprise générale, Haïti ne faisait pas partie du groupe des pays bénéficiaires.
Désireux de transformer sa manne pétrolière en une puissante arme anti-impérialiste, le Vénézuéla a également, à l?opposé des normes de fonctionnement du marché international, proposé à ses partenaires de régler une partie de leur facture en devises et l?autre partie en nature en lui fournissant de la viande, de la banane et d?autres produits agricoles. Dans ce domaine comme dans beaucoup d?autres, le pays reste très dépendant de l?étranger. Les importations touchent 60% des aliments, médicaments et biens de consommation utilisés par la population vénézuélienne.
L?accord pétrolier annoncé entre Port-au-Prince et Caracas semble avoir aussi fait l?objet d?efforts diplomatiques discrets du gouvernement Alexandre/Latortue à l?échelle régionale. Il arrive à point nommé, compte tenu de la nette augmentation de la facture pétrolière d?Haïti résultant des envolées du brut sur le marché international, au cours des derniers mois. La hausse continue des prix du carburant a eu un effet inflationniste dévastateur sur une économie déjà en agonie. Cette situation intenable a provoqué des mouvements de protestation, la grogne de la population et des pressions sur le pouvoir, farouchement opposé à toute politique de subvention des produits pétroliers.
Dans une perspective historique, la décision de Chàvez peut être considérée par beaucoup d?haïtiens comme un juste retour des choses. Car, la première république noire du monde avait, au début du 19e siècle, dans un contexte géopolitique international très difficile, largement contribué à l?indépendance du Vénézuéla et d?autres nations d?Amérique du Sud. Les libérateurs Simon Bolivar et Pablo Miranda avaient longuement séjourné en Haïti et reçu du Président d?alors, le panaméricaniste Alexandre Pétion, armes, munitions et argent afin de mener victorieusement leurs guerres de libération nationale.
sur un plan strictement conjoncturel, par son geste de realpolitik, le bouillant Président vénézuélien, conseillé par le brésilien Lula dont le pays assure le commandement de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), a, sans doute, fait une concession majeure et pris conscience de son isolement régional sur le dossier d?Haïti. Il est en effet, le seul dirigeant politique latinoaméricain à avoir, jusqu?ici, refusé de reconnaître le gouvernement issu du très large mouvement de rébellion populaire qui avait renversé la tyrannie de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004, avec l?appui tactique d?une insurrection armée et des trois principaux partenaires occidentaux du pays (Etats-Unis, France, Canada). "Notre gouvernement ne reconnaît pas le gouvernement imposé par les troupes américaines en Haïti" avait déclaré à plusieurs reprises l?homme fort de Caracas, dans sa volonté de faire d?Haïti le terrain d?une "nouvelle confrontation idéologique" avec l?administration Bush, régulièrement diabolisée. Chàvez a toujours pris fait et cause pour Aristide qui soutient avoir été éjecté du pouvoir puis "kidnappé" par Washington et Paris, avant d?être bouté hors d?Haïti. Les Etats-Unis ont rejeté en bloc ces accusations. L?ancien ambassadeur américain à Port-au-Prince James B. Foley a affirmé que son pays "avait rendu service à Aristide et lui avait même sauvé la vie en louant un avion qui devait l?emmener en République Centrafricaine", première étape de son exil.
Des observateurs avisés relèvent que "l?otage Aristide" n?a jamais dénoncé publiquement son ancien Premier ministre Yvon Neptune qui allait assurer, le jour même du départ de son patron, la passation des pouvoirs au Président provisoire Boniface Alexandre et longuement attendre la nomination d?un nouveau chef de gouvernement, Gérard Latortue, avant de se décharger de ses responsabilités d?Etat.
|
|


10-04-05, 03:57 PM
|
 |
Registered User
|
|
Posts: 167
|
|
|
Finalement!
|
Li finalman rann li kont Tipè a pa nan batay ankò.
|
|
| Thread Tools |
Search this Thread |
|
|
|
| Display Modes |
Linear Mode
|
Posting Rules | You may not post new threads You may not post replies You may not post attachments You may not edit your posts HTML code is Off Points Per Thread View: 2.00 Points Per Thread: 15.00 Points Per Reply: 5.00 |
|
|
|