Le président Leonel Fernandez n?a pas eu droit à un accueil chaleureux ce lundi dans la capitale haïtienne à l?occasion de sa visite de quelques heures dans le pays.
Des manifestations d?étudiants à laquelle se sont joints des citoyens de la société civile ont ponctué toute la journée de ce lundi les abords du palais national et des incidents de nature différente ont été enregistrés un peu partout dans la région métropolitaine, question pour ces manifestants de crier leur colère et leur amertume devant le traitement infligé à nos compatriotes sur le territoire voisin.
Dès l?arrivée de M. Fernandez à l?aéroport Maïs gâté de Port-au-Prince, les manifestants se sont mis en scène pour un mouvement pacifique mais qui n?allait pas tarder à se transformer en une manifestation violente avec des slogans pimentés pour le dirigeant dominicain et des jets de pierres ont empêché, pendant plusieurs bonnes minutes, le cortège officiel de M. Fernandez de laisser l?enceinte du palais national en milieu de journée.
La riposte de la police nationale a été à la dimension de la menace et plusieurs manifestants en sont sortis blessés (par bâton bien sûr). Des barricades de pneus enflammés ont été dressées par les étudiants en colère dans plusieurs coins du Champs de Mars et le centre-ville était vidé très rapidement à cause des tirs nourris entendus.
Les deux présidents Fernandez et Boniface ont quand même échangé au palais national des discours de civilité et d?engagement à travailler conjointement pour renforcer les liens d?amitiés entre les deux peuples et aussi ils ont fait preuve de fermeté dans leur détermination à combattre le trafic des stupéfiants mais, c?est surtout le mouvement des étudiants qui avait le plus retenu l?attention.
Jusqu?à cet après-midi et malgré le départ précipité du président Fernandez pour son pays, la tension reste toujours très vive à Delmas où des manifestations ont été organisées pour protester contre la visite du chef de l'Etat dominicain et au centre-ville où des tirs nourris ont été signalés.
Des affrontements auraient aussi été enregistrés du côté de la route de l?aéroport entre des agents de la MINUSTAH et des présumés bandits, l?incident aurait fait des victimes.
Ils étaient plus d?une dizaine à la résidence de l?ambassadeur dominicain à Pétion-ville, René Julien de l?ADEBAH, René Préval de l?ESPWA (première apparition publique), Reynold Georges de l?ALAH, Joseph Rigaud Duplan, Samir Georges Mourra (quoique écarté de la course) etc.., ils attendaient l?arrivée du président dominicain Leonel Fernandez qui devait avoir avec eux un diner-causerie autour des grands problèmes communs aux deux peuples.
Peu après 15 hres locales, après une attente longue d?une à deux heures, l?épouse de l?ambassadeur est apparue à l?assistance, l?air contrarié et mal à l?aise, pour annoncer ce que plus d?uns dans la salle redoutaient déjà, le président Fernandez a dû partir précipitamment de Port-au-Prince pour rentrer à Santo Domingo et il nous a priés (l?ambassadeur et moi) de vous présenter ses excuses, devait dire la charmante épouse du diplomate.
Nos leaders et candidats à la présidence ont quand même mangé mais, comme on le comprend, ils n?ont pas eu la chance de discuter avec le premier mandataire de la nation dominicaine. Il faut dire que le candidat de l?Alliance, Evans Paul avait fait, au préalable, parvenir à l?ambassade dominicaine une lettre pour excuser son absence à la rencontre. K-plim avait sans doute jugé inopportun de s?asseoir avec Fernandez autour d?une table au moment où tout le pays dénonçait la politique raciste et discriminatoire de St-Domingue.