Les médias de Jacmel, sud?est, ont révélé que des stupéfiants étaient consommés dans certains établissements scolaires de la ville. Un phénomène qui commence à se répandre dans le milieu, selon le témoignage de jeunes lycéens.
« Certaines jeunes filles n?acceptent pour partenaire que des toxicomanes?c?est très à la mode actuellement dans le milieu scolaire », ont déclaré quelques jeunes.
« J?ai été invité à consommer du cannabis (marijuana par ma petite amie?Un soir de décembre, nous faisions l?amour quand elle m?a offert un « joint ». J?ai tenté de résister, mais son corps nu devant moi m?en a empeché? », a raconté avec humour et désinvolture un jeune artiste peintre sous couvert d?anonymat
Consulté à ce sujet par la rédaction de la radio Télé Express Continental de Jacmel, le médecin Gérald Bertrand s?est dit désolé de voir des jeunes se lancer sans aucune réserve dans la consommation de la drogue.
« Depuis mon arrivée dans cette ville, je constate que de plus en plus de jeunes se livrent à la drogue, c?est vraiment dommage, par ce que la drogue comme l?alcool tuent et nuisent à la société. Une droguée enceinte peut accoucher d?un retardé mental, un jeune toxicomane manque suffisamment de lucidité pour commettre les pires folies, faire les pires bêtises. Goûter à la drogue est une erreur, devenir toxicomane est une catastrophe », a commenté en substance docteur Bertrand.
Dans un entretien avec la rédaction de Express Continental, le médecin a longuement supplié la population, les jeunes en particulier, à se tenir loin de l?alcool et des différentes formes de drogue pour une santé de qualité, une vie équilibrée, une société épanouie.
Le sociologue Omar Garat, de son coté, a mis en cause la misère grandissante, l?absence de l?Eglise et le manque de repères pour les jeunes comme les principales causes de l?évolution de la consommation de la drogue à Jacmel.
« Quand l ?Église s?occupait de l?éducation des jeunes en Haïti, la drogue était moins fréquente, et l?éthique, une quête obligatoire dans l?épanouissement des Haïtiens. De nos jours la faim, la misère, le désespoir tuent l?humain chez nous, la moralité religieuse et sociale est remplacée par la bestialité, d?où l?anarchie le chaos que nous vivons actuellement », a déclaré le sociologue qui était invité à l?émission hebdomadaire ??Causerie du Dimanche,?? animée par Jocelyne Firmin sur le 88.9 FM à Jacmel.
Selon lui, seuls l?État et l?Église peuvent stopper cet effritement, cette descente aux enfers.
Soulignons que les jeunes toxicomanes ont cité des zones clé dans le sud-est comme lieu où des champs de majiruana sont cultivés. Rappelons aussi que la police nationale sous la direction du Commissaire municipal Alain Auguste et la Minustah, ont détruit plusieurs champs de ce produit à Marbial localité septentrionale de Jacmel au mois d?octobre écoulé.
Durant le carnaval un représentant de la commission nationale de lutte contre la drogue (CONALD) et son antenne dans le Sud-est a rencontré certains journalistes sur cette problématique.
PPA/HPN