La Police Nationale d?Haïti (PNH) a commémoré ce lundi son onzième anniversaire.
Une messe d?actions de grâces a été dite à l?occasion à l?Eglise Ste Claire de Frères (Pétion Ville, Est de Port-au-Prince), à l?issue de laquelle un cocktail a été offert à l?Académie de police en l?honneur du haut commandement, des membres de l?institution policière et des officiels présents.
Ce fut l?occasion pour le Directeur général de la PNH, Mario Andrésol, de mettre une fois de plus l?accent sur la nécessité de la constitution d?une police apte à répondre efficacement aux attentes de la population. Il a souhaité parallèlement la participation de celle-ci en soutien à la police dans sa délicate mission de garantir l?ordre et la sécurité.
M. Andrésol a par ailleurs remercié les institutions internationales, notamment l?Organisation des Etats Américains (OEA) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), pour l?aide et l?encadrement fournis à la PNH.
Intervenant à son tour, le nouveau Ministre de la justice et de la sécurité publique, Me René Magloire, s?est prononcé en faveur de la fin immédiate du conflit entre la justice et la police. Selon lui, les deux institutions ont l?obligation de collaborer en vue de l?établissement de l?Etat de droit. Il s?est engagé à fournir des moyens à la police, tout en l?exhortant à assumer pleinement ses responsabilités.
Pour sa part, le porte-parole de la PNH, le Commissaire Frantz Leurebours, n?était pas en mesure de confirmer si trois policiers avaient réellement été assassinés dimanche et lundi derniers à Port-au-Prince. Il a plutôt réitéré la détermination de la police de faire échec aux bandits.
Le nombre de policiers tués à Port-au-Prince de la mi-mai à début juin s?élève à 10.
Dans un communiqué signé de son Directeur général, la PNH a fait état jeudi de nombreux cas d?agression contre ses membres, dont certains ont même été décapités. La Direction générale de la police a pointé directement du doigt dans ce communiqué, des évadés de prison et des individus qui reviennent du maquis et qui se font remarquer dans les bidonvilles (référence à peine voilée à des membres des groupes armés qui ont semé la terreur à Port-au-Prince de septembre 2004 à juillet 2005 et dont certains revendiquent leur appartenance au parti lavalas de l?ancien président Jean Bertrand Aristide en exil en Afrique du Sud).