Des ravisseurs réduisent la rançon pour libérer un missionnaire canadien
PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) - Les ravisseurs du missionnaire canadien Ed Hughes, enlevé il y a cinq jours en Haïti, ont diminué le montant de la rançon qu'ils exigent pour sa libération, a indiqué un autre missionnaire.
Après l'enlèvement, les ravisseurs menaçaient d'exécuter M. Hugues si on ne leur remettait pas 45 000 $ US. Mais le montant de la rançon a été réduit à 10 000 $ US, a déclaré jeudi Nelson Ryman, co-directeur - avec M. Hughes - d'un orphelinat de Port-au-Prince.
"Nous espérons qu'il sera libéré avant le week-end", a précisé M. Ryman, en entrevue téléphonique de Tampa, en Floride, où il habite.
M. Ryman a toutefois ajouté qu'il ne savait pas si l'otage de 72 ans, originaire de Hamilton, en Ontario, pouvait réunir le montant exigé pour sa libération.
M. Hugues, qui n'est pas fortuné et qui ne peut compter sur l'aide financière de sa famille, avait été amputé d'un bras en décembre 2005 à la suite d'une blessure subie lors de l'enlèvement d'un autre missionnaire en Haïti.
Le missionnaire a été enlevé dimanche à son domicile de Cabaret, au nord de la capitale haïtienne.
Vingt-neuf personnes ont été enlevées à Port-au-Prince le mois dernier, contre 15 en avril, selon la force de maintien de la paix de l'ONU. On estime cependant que les vrais chiffres sont beaucoup plus élevés, puisque les Haïtiens préfèrent négocier directement avec les ravisseurs plutôt que de confier l'affaire à la police, parfois soupçonnée d'être impliquée dans certains enlèvements.
Dans le cas de M. Hugues, des responsables de l'ONU et de la police ont entrepris des négociations avec les ravisseurs pour obtenir sa libération.
© La Presse Canadienne 2006