Antonine Saint-Léger, 18 ans, a été assassinée par balles après avoir été kidnappée par un individu non identifié. L'incident s'est produit aux Cayes, le week-end dernier, au moment où un membre de la famille se dépêchait en vue d'apporter la rançon que sollicitait le kidnappeur. Selon ce qu'a rapporté l'un des proches de la défunte, le bandit a tiré sur la jeune Antonine dès lors qu'il a constaté qu'il y avait un policier sur les lieux où s'effectuait l'échange. D'après cette même personne, l'assassin a pris la fuite et aurait reçu des projectiles au cours d'échanges de tirs avec la police.
Source: Le Nouvelliste * * * * *
UNE NOUVELLE EVOLUTION DE LA SITUATION Arrestation d’un présumé kidnappeur ayant exécuté son otage en flagrant délit
Blessé par balle, Verlin Poti est soigné dans un hôpital du Sud sous surveillance policière après avoir enlevé, violé et tué Anthonine St-Léger, une demoiselle de 18 ans
Verlin Poti, le présumé kidnappeur et meurtrier d’une jeune fille de 18 ans, Anthonine St-Léger, a été appréhendé lundi soir par la Police Nationale près de la commune de Camp Perrin (Sud), 48 heures environ après avoir abattu l’otage.
La demoiselle a été tuée dans la nuit de samedi à dimanche dans une localité des Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince) alors que sa sœur était sur le point de remettre une rançon de 1.000 dollars haïtiens (environ 125 dollars américains) au preneur d’otage.
Selon les témoignages de la sœur, les feux de croisière d’un véhicule de transport en commun se sont projetés par hasard sur un policier en uniforme. Verlin Poti a alors compris que l’endroit où il se trouvait était cerné par les forces de l’ordre, alertées auparavant. Avec un cynisme étourdissant, il demandé à la dame qui était à quelques mètres de lui de faire ses adieux à Anthonine, car elle devait mourir aussitôt. La victime a juste eu le temps de regretter son sort avant d’être abattue d’une balle dans la tête.
Quant à la sœur, elle s’est jetée au sol pour éviter la mort.
Des échanges de tirs entre les policiers et le meurtrier s’en sont suivis. Dans sa fuite, M. Poti a été blessé de plusieurs balles. Mais, il a pu tout de même s’échapper. Son saignement continu a d’abord permis de le retracer, puis de la capturer dans un lieu où il tentait de se faire soigner.
Après un passage au commissariat des Cayes, le prévenu a bénéficié d’une décision humanitaire des autorités judiciaires compétentes qui lui a permis de commencer à recevoir des soins à l’hôpital dès lundi soir.
L’homme, qui a également violé Anthonine St-Léger, aurait perpétré le meurtre avec préméditation. Car, une fois la fille interceptée, il avait menacé de l’exécuter au cours de sa première conversation téléphonique avec la famille.
Selon le commissaire Fritz St-Fort, outre le crime abominable qu’il a commis en flagrant délit, Poti est également accusé d’avoir blessé par balle un commerçant de la ville des Cayes. L’officier de police précise que le forcené, retrouvé en possession de matériels destinés au kidnapping, est un récidiviste. Il avait déjà séjourné en prison pour un délit qui lui était reproché.
M. St-Fort en a profité pour renouveler la détermination de la police à combattre avec la dernière rigueur le banditisme dans le sud du pays.
Le chef de gang de Cité Soleil, Evens Jeune dit "Evens Ti Kouto" et un de ses lieutenants présumés, Henri Dutemps, avaient élu domicile dans ce département avant d’être dénichés par la police, il y a quinze jours.
Plusieurs rapts crapuleux ont eu ces derniers mois une issue tragique. Outre les cas de Farah Natacha Kerby Dessources et de Carl-Roobenz Francillon, sauvagement exécutés en novembre dernier, récemment un jeune écolier de neuf ans a été tué quelques jours après son enlèvement à Carrefour-Feuilles (sud-est de Port-au-Prince). Seule une infime partie de ses restes, dévorés par des chiens errants, a été retrouvée.
Parmi les ravisseurs du petit se trouvait son oncle, épinglé depuis par la police.
Source: Radio Kiskeya