
Qui pourrait mieux expliquer ce phénomène que le sélectionneur national du Costa Rica, Alexandre Guimaraes ? "Pour notre pays, les événements de ce type sont très importants. Le fait d'accueillir le trophée représente beaucoup de choses. C'est une reconnaissance de la FIFA envers un petit pays qui a fait preuve de persévérance dans ses efforts. C'est donc un honneur en soi. Ces dernier mois, on a reçu la visite de journalistes du monde entier, surtout allemands, qui ont fait connaître le Costa Rica."
Le célèbre
Guima n'est autre que le porte-parole d'une nation fière d'avoir été retenue parmi les 28 pays qui accueilleront le trophée dans la première étape de son tour du monde. Ce petit pays d'environ 4 millions d'habitants vit à plein sa passion pour le football. Il souhaite que le monde entier se laisse séduire par sa généreuse équipe nationale, qui est son fidèle reflet. Le Costa Rica, c'est du vert, des plages charmantes et des habitants animés par la joie de vivre.








Toute la presse costaricaine s'est massée dans les belles installations du Pedregal pour voir le Trophée en avant-première. Plus le moment de découvrir le graal du football mondial approchait, plus l'effervescence grimpait. Au milieu de la presse, on remarquait le crâne chauve de Luis Marín, le capitaine de l'équipe nationale. Le solide défenseur faisait preuve de motivation, mais aussi d'humilité : "Il y a beaucoup d'enthousiasme. Je crois qu'à partir d'aujourd'hui, le pays commence à vivre la passion de la Coupe du Monde. C'est une grande joie pour le peuple costaricain d'accueillir le trophée avant qu'on aille en Allemagne."




C'est vers 12h25 qu'est arrivé le moment tant attendu. Elégant et altier, le trophée était là, offert à la vue de tous, au crépitement des flashes éclairant cet instant historique. Une fois la conférence de presse terminée, les journalistes ont eu droit à la cerise sur le gâteau. Chacun d'eux a pu se faire photographier avec la coupe, un cliché qui tiendra une place de choix dans les albums souvenirs. Attendant son tour, le journaliste Harris McNeil, de Radio Monumental, évoquait l'espoir engendré par la visite du trophée dans son pays. "Pour les gens modestes, ça va être très émouvant de pouvoir se retrouver à côté de la Coupe. Pour les enfants, la voir, ça revient pratiquement à la gagner. Ça va donner un sacré coup de fouet au football." Et d'enchaîner : "Quant Óscar Arias (qui était alors président) a reçu le Prix Nobel en 1987 et que la sélection a atteint les huitièmes à Italie 1990, le monde a fait notre connaissance. Le secteur du tourisme est devenu une source de revenus importante pour le pays. La visite du trophée et le fait que le Costa Rica joue le match d'ouverture contre l'Allemagne vont jeter un nouveau coup de projecteur sur notre pays. Demandez donc au Sénégal ce qui lui est arrivé quand il a battu la France en 2002 !"








Tout au long de la journée, journalistes, cadres de Coca Cola et notables costaricains se sont succédé pour découvrir le Trophée de la Coupe du Monde de la FIFA et vivre, l'espace de quelques secondes, un instant aussi rare qu'intense. Parmi les visiteurs célèbres, on comptait les joueurs de la Liga Deportiva Alajuelense, les hommes politiques locaux et même la magnifique Miss Costa Rica, Leonora Jiménez Monge, qui a pratiquement fait match nul avec le trophée au nombre de flashes reçus.
Cette première journée a donc été marquée par le bonheur et la fierté, mais aussi par le rêve. Un sentiment parfaitement résumé par Alexander Guimaraes. Alors qu'un journaliste lui suggérait que toucher le trophée pouvait porter malchance, le sélectionneur a répondu : "C'est pour ça que je reste assis ici, en le touchant des yeux. Bien sûr que nous espérons revenir avec la Coupe, comme tous ceux qui participent à la compétition. Les résultats en décideront".