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Bernard Mathieu, alias Ti-Pon: Le jargon d'un présumé gang de la rue Pelletier

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Un des accusés lors de son arrestation en avril 2005.
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Published by bana2166- 10-03-06
news Bernard Mathieu, alias Ti-Pon: Le jargon d'un présumé gang de la rue Pelletier

Bernard Mathieu, alias Ti-Pon: Le jargon d'un présumé gang de la rue Pelletier
«Base», «être en forme», «voiture pleine» et «nourriture». Ces mots prennent un tout autre sens quand ils sont prononcés par le présumé chef du gang de la rue Pelletier, Bernard Mathieu. La «base» devient le lieu où le gang se rencontre pour comploter le trafic de stupéfiants. «Être en forme» signifie être en possession de stupéfiants. La «voiture pleine» correspond à un kilo de cocaïne et la «nourriture», à de la cocaïne transformée en crack.
Deux policiers de la police de Montréal, originaires d'Haïti et qui ont grandi dans Montréal-Nord, ont intercepté et traduit du créole au français des dizaines de conversations déposées, hier, au procès des 16 présumés trafiquants de la rue Pelletier. Dix des 16 hommes, en majorité d'origine haïtienne, sont aussi accusés de gangstérisme.
Dans l'une des conversations, le présumé chef du gang, Bernard Mathieu, organise avec son beau-frère une importation de stupéfiants à l'aide d'une mule. Cette mule, une personne qui transporte des stupéfiants d'un pays à un autre, serait sa nièce, selon le sergent-détective d'origine haïtienne Félix Bellevue. Le beau-frère en question n'est pas accusé dans cette présente affaire.
Bernard Mathieu, alias Ti-Pon, s'est même servi de son beau-frère comme prête-nom pour enregistrer sa Porsche et acheter sa maison à Laval, révèle le document d'écoute électronique. Ti-Pon utilise ce stratagème pour ne pas payer de pension alimentaire à son ex-femme et son fils, a-t-il avoué lui-même à un policier qui patrouille régulièrement Montréal-Nord en août 2004.
Le présumé chef a brassé des affaires avec les accusés Réginald Casimir, les cousins Jean-Pierre et Hansley Joseph et Jean-Robert Pierre Antoine, alias Ti-Jean, révèlent les différentes conversations. Ils se rencontrent souvent à la «base». Pas une seule conversation n'a été interceptée entre Mathieu et ses présumés adjoints, Célonie Mervilus et Roger Léger.
«Voiture pleine»
Dans une conversation, Bernard Mathieu demande à Réginald Casimir une «voiture pleine», un kilo de cocaïne, selon la police. Les deux hommes discutent du prix, «33» pour 33 000 et de la pureté, un «92» pour 92%. Casimir raconte aussi avoir vendu un «92» pour «faire de la nourriture», soit du crack, toujours selon l'interprétation du sergent détective Bellevue.
Un jour, Ti-Jean, au volant de sa voiture, s'est senti suivi par des policiers, selon le document d'écoute. Il parle au cellulaire avec Ti-Pon. Ce dernier se plaint des Noirs qui font des niaiseries, qui tirent pour rien, qui s'entretuent. Le présumé chef estime que les policiers ne prennent pas les «bonnes personnes» pour cible. Il suggère donc à Ti-Jean d'enregistrer sa plaque de voiture à une autre adresse que celle de sa résidence pour éviter d'être suivi. Mathieu se donne en exemple. Il enregistre la sienne à l'adresse de sa mère. Une autre fois, Ti-Pon suggère à Ti-Jean de rencontrer le «partenaire», Réginald Casimir, à sa «place de business», un salon de coiffure de Laval.
Ironie du sort, l'autre policier d'origine haïtienne qui a intercepté l'écoute, Mustaky Joseph, a reconnu la voix de Ti-Jean, car tous deux ont grandi ensemble dans Montréal-Nord, peut-on lire dans le document.
«Être en forme»
Avec Jean-Pierre Joseph, Bernard Mathieu parle plutôt de sa «forme». «Mon cousin m'a dit que tu es en forme. Moi, quand l'hiver arrive, je sors moins souvent», dit M. Mathieu. «OK, je comprends», répond M. Joseph. Bernard Mathieu enchaîne : «C'est combien?» «La même chose que l'autre fois», répond Joseph.
Son cousin, aussi accusé dans cette affaire, Hansley Joseph, a été arrêté avec un pistolet 9mm chargé, un revolver calibre 38 chargé et un pistolet calibre 32 chargé dans sa voiture durant la période d'écoute électronique, en novembre. Hansley Joseph s'était rendu dans un bar de danseuses de Saint-Jérôme avec deux amis pour intimider Jean Milot Zephir, le jeune frère de l'ex-chef du gang de rue des Crack Down Posse, Emmanuel Zephir, peut-on lire dans le document d'écoute.
Après deux semaines de débats, le juge Jean-Pierre Bonin a refusé de retirer la preuve du premier mandat d'écoute électronique, en matinée hier. Il a rejeté les quatre principaux arguments de la défense. Cette dernière s'est empressée de contester le deuxième mandat d'écoute électronique en déposant une requête de retrait. La première écoute a été permise du mois de septembre au mois de décembre 2004. Ce sont des extraits de conversations de cette première écoute qui ont été déposés, hier. Aujourd'hui, la défense continuera à contester le deuxième mandat d'écoute qui contient d'autres conversations interceptées à partir du mois de décembre.
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By bana2166 on 10-03-06, 01:57 PM
Post Gang de rue: Feu vert à l'écoute électronique

Gang de rue: Feu vert à l'écoute électronique
L'écoute électronique a été admise au mégaprocès de 16 individus soupçonnés d'appartenir à un gang de rue de Montréal-Nord. Les inculpés, dont le procès se déroule au Centre judiciaire Gouin, font face à des accusations de trafic de stupéfiants et de complots et 10 d'entre eux sont également accusés de gangstérisme.
Les avocats de la défense estimaient que cette portion de la preuve était illégale. Ils arguaient que la crédibilité des informations recueillies par la police pour obtenir leur mandat d'écoute n'avait jamais été vérifiée. La crédibilité du témoin expert cité par les policiers, qui leur a fourni une quantité importante d'informations sur le réseau, était également critiquée.
Le juge a rejeté l'argumentation de la défense et admis les documents d'écoute électronique.
Une accusation lourde
Jusqu'à maintenant réservée aux motards criminels, l'accusation de gangstérisme est portée contre une autre organisation pour la première fois. Les accusés risquent une peine de prison à vie. Mais pour les faire condamner, la Couronne doit prouver l'existence d'un groupe d'au moins trois personnes qui commettent des crimes graves (passibles d'une peine d'au moins cinq ans) et qui en tirent des profits.
L'enquête policière qui a mené à ces arrestations, au printemps 2005, a duré un an. Les policiers ont démantelé le présumé gang de rue composé de 27 individus. Réuni dans le but de faire le commerce du crack et de la cocaïne, le gang ne serait pas affilié à des groupes connus et identifiables.
Un an d'enquête
Filé, infiltré et placé sur écoute électronique, le gang est tombé dans la toile tissée par les enquêteurs. L'essentiel de la preuve repose sur l'infiltration d'agents doubles qui ont réussi à gagner la confiance du gang et à lui acheter 127 roches de crack.
Le gang terrorisait la population de la rue Pelletier, dans l'arrondissement Montréal-Nord, en intimidant les résidents et en s'adonnant au trafic de drogue. Plusieurs inculpés ont admis leur culpabilité avant la tenue du procès.
Le Centre judiciaire Gouin reprend du service pour l'occasion. Inutilisé depuis la fin du mégaprocès des motards en 2004, l'immeuble est le seul qui peut recevoir en même temps les 16 prévenus, leurs 16 avocats et les 2 procureurs.
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Un accusé se cache le visage au procès du présumé gang de rue de Montréal-Nord.
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By bana2166 on 10-04-06, 09:02 PM
Post Quebec: L'émergence d'une mafia noire

Quebec: L'émergence d'une mafia noire
Entre 10 et 20 gros gangs de rue sévissent à Montréal, chacun prêt à tout pour protéger son territoire. Comme tuer. Même des innocents égarés dans le mauvais quartier. Des centaines de membres. Ils recrutent des enfants de 8 ans, 10 ans, pour faire les petits boulots des caïds qui brassent des millions, copinent avec les motards pour le trafic de drogue, la prostitution. Crips et Bloods s'en donnent à coeur joie. En attendant que les Hells et les Bandidos sortent de prison et veuillent récupérer leurs billes. Et là, bonjour la bagarre.
Finie l'époque où les jeunes Noirs se regroupaient en gang de rue pour se protéger du racisme. Les deux principaux gangs de rue de Montréal, les Crips et les Bloods, brassent des millions, font des alliances avec les motards et possèdent même des entreprises légales. Sans oublier qu'ils exploitent des enfants tels des «soldats sur les champs de bataille».
http://haitiwebs.com/forums/showthread.php?t=40152
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GANG DE LA RUE PELLETIER: De présumés membres risquent l'expulsion
Le présumé chef du gang de la rue Pelletier, Bernard Mathieu, risque l'expulsion vers Haïti s'il est reconnu coupable à son procès pour trafic de stupéfiants, complot et gangstérisme au Centre judiciaire Gouin. Deux autres accusés, Clinton Saint-Thomas et Célonie Mervilus, s'exposent au même risque.
Bernard Mathieu et Clinton Saint-Thomas sont résidents permanents au Canada. S'ils écopent une peine de prison de plus de deux ans, ils purgeront leur peine jusqu'à ce qu'ils soient admissibles à la libération conditionnelle.
Une fois qu'ils y seront admissibles, le processus d'expulsion vers leur pays d'origine se mettra en branle sans qu'ils aient la possibilité d'interjeter appel. Tous deux sont accusés de gangstérisme. S'ils sont reconnus coupables, ils sont passibles d'une peine maximale de 14 ans de prison. Après avoir fait sept ans de prison, ils pourraient donc être expulsés. Un criminel reconnu coupable de gangstérisme est admissible à une libération conditionnelle à la moitié de sa peine.
Dans le cas de Célonie Mervilus, il est déjà sous le coup d'un ordre d'expulsion rendu par le tribunal d'immigration. Il a interjeté appel. L'issue du procès pourrait faire échouer son appel.
Au total, 24 hommes, en majorité d'origine haïtienne, ont été arrêtés en avril 2005 à la suite de l'enquête policière de l'escouade Sans frontières sur le gang de la rue Pelletier. Sept d'entre eux ont plaidé coupable avant le procès. Parmi eux, Gérard-Charles Placide, alias Pepito, a déjà été expulsé en Haïti. Deux autres personnes, Lyonel Rosemberg et Jean-Marie Saint-Louis seront aussi expulsées.
Le juge Jean-Pierre Bonin rendra sa décision sur le retrait de la preuve du deuxième mandat d'écoute électronique ce matin. La défense a déposé cette requête lundi. Elle a été débattue toute la journée, hier. Si le juge rejette cette requête, comme il a rejeté la première requête de retrait d'écoute électronique lundi, la Couronne fera entendre son premier témoin aujourd'hui.
Last edited by bana2166 : 10-04-06 at 09:04 PM. Reason: Automerged Doublepost
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By bana2166 on 10-04-06, 09:15 PM
Post Mégaprocès du gang de la rue Pelletier: Dix-huit minutes de vidéo rendues publiques

Mégaprocès du gang de la rue Pelletier: Dix-huit minutes de vidéo rendues publiques
Le mégaprocès du gang de la rue Pelletier, à Montréal-Nord, a officiellement débuté. C'est la première fois au Canada que des membres présumés d'un gang de rue font face à des accusations de gangstérisme.
La Couronne a débuté sa preuve avec une vidéo de filature, dont plus de 18 minutes ont été rendues publiques.
Parmi les accusés, on retrouve Bernard Mathieu, 35 ans, d'origine haïtienne, qui est soupçonné d'être le chef du plus important gang de rue indépendant à sévir sur le territoire de Montréal.
Mathieu, alias Ti-Pon, et ses deux principaux lieutenants, Célonie Mervilus et Roger Léger, seraient à la tête d'une organisation qui importait chaque semaine de sept à huit kilos de cocaïne en provenance d'Haïti.
Le puissant gang de rue, qui dirigeait ses activités à partir de la rue Pelletier, dans l'arrondissement Montréal-Nord, avait à la fois des alliances avec les Bleus et les Rouges.
Après deux semaines et demie de requêtes préliminaires, le mégaprocès regroupant 16 accusés, dont six sont en liberté, a véritablement pris son envol, au Centre judiciaire Gouin ce mercredi matin.
Une vidéo de filature policière a été déposée en preuve par la poursuite, question d'identifier un certain nombre d'accusés. Les transactions de drogue effectuées avec des agents doubles de la police ne figurent pas sur ces images.
Plus de 200 conversations téléphoniques piégées seront aussi déposées en preuve.
Prévu pour une durée de cinq semaines, le mégaprocès de la bande à Bernard Mathieu se déroule devant juge seul.
Au moins quatre des 16 accusés risquent la déportation en Haïti s'ils sont déclarés coupables.
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Mégaprocès du gang de la rue Pelletier
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By bana2166 on 10-04-06, 09:24 PM
Post De la cocaïne en provenance d'Haïti

De la cocaïne en provenance d'Haïti
Couronne soutient que 75 % de la cocaïne saisie dans les aéroports de Montréal
Quelques hommes accusés dans le procès des gangs de rue
Seize présumés membres de gangs de rue de Montréal subissent actuellement leur procès pour trafic de drogue. La Couronne a déposé, mercredi, des vidéos les montrant sur la rue Pelletier, en face de l'école secondaire Calixa-Lavallée, à Montréal-Nord.
Ils sont soupçonnés d'y avoir souvent vendu de la cocaïne, dont la plus grande partie provenait d'Haïti. En fait, la Couronne soutient que 75 % de la cocaïne saisie dans les aéroports de Montréal proviendrait de ce pays, selon la Couronne.
Pour l'avocate de Bernard Mathieu, un des accusés, les vidéos déposés en preuve ne montrent rien d'autre que des amis qui bavardent dans la rue.
La Couronne a également dévoilé d'autres preuves dans lesquelles les agents doubles affirment avoir acheté 125 roches de crack aux accusés.
Par ailleurs, la police haïtienne précise que les liens entre Port-au-Prince et Montréal sont très grands dans le trafic de drogue. Il s'agit là, estime-t-elle, d'un problème grave. Elle demande au Canada d'être « proactif » dans sa lutte contre la drogue.
Extrait vidéoIsabelle Richer présente les derniers développements du procès
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De la cocaïne en provenance d'Haïti
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By bana2166 on 10-05-06, 08:18 AM
news Peur des gangs? Ce n'est qu'un début!

Peur des gangs? Ce n'est qu'un début!
Louise Cousineau
On ne voit pas leur visage, mais les deux jeunes Haïtiens qui parlent de la facilité de se procurer des armes à Montréal s'expriment comme des professeurs d'université. Langage châtié. Ils font partie de gangs de rue. La réalisatrice Christine Gautrin a même ajouté qu'ils parlent avec maestria de politique internationale. Pas les petits bums de gangs qui ont du mal à se faire comprendre, sauf avec une arme. Ils sont class.
On a beau avoir lu plein de bons reportages sur la montée des gangs de rue chez nous, avoir écouté la sociologue Maria Mourani dimanche dernier à Tout le monde en parle, l'enquête de Zone libre demain soir (Radio-Canada, 21 h) va vous déstabiliser.
Qu'est-ce qui est en train de se passer dans notre ville relativement tranquille?
Les gangs de rue, ce ne sont plus des petits voleurs et dealers comme dans le temps. Ils sont en train de se hiérarchiser : les grands patrons haïtiens ont les moyens de se payer des chateaux dans les hauts quartiers de Port-au-Prince et des belles grosses maisons à Laval. C'est d'Haïti que provient beaucoup de drogue au Canada, pour notre marché et l'américain.
Ils fonctionnent comme toutes les mafias. Les filles qu'on séduit et qu'on transforme en marchandise. L'argent gagné par les filles va à la drogue et aux armes, si faciles à obtenir des États-Unis, semble-t-il.
À l'école Joseph-François-Perreault, dans le quartier Saint-Michel, les élèves savent bien qu'il est facile d'être recruté dans des gangs. Les travailleurs de rue tentent de les garder dans la légalité. Mais imaginez-vous un ado qui voit des gars de son âge avec de l'argent plein les poches.
Maria Mourani a des propos inquiétants: la mafia italienne, les Hells, les Bandidos n'endureront pas longtemps ces concurrents qui viennent leur enlever une partie de leurs profits. Une guerre est à prévoir.
On se rappelle qu'au plus fort de la guerre des motards, le petit Daniel Desrochers a été une victime collatérale en jouant dans la rue. La mort de cet enfant devait inciter le gouvernement à voter une loi antigang.
Dans une prison haïtienne, une jeune femme croupit pour 15 ans: elle a été arrêtée à l'aéroport avec de l'héroïne. Les petits écopent. Les gros sont plus riches et moins vulnérables.
Une très bonne enquête de Zone libre du journaliste Michel Senécal et de la réalisatrice Christine Gautrin.
Mongrain chez Guy A., Les Voisins chez Éric
Invités intéressants à Tout le monde en parle et On n'a pas toute la soirée dimanche soir. Chez Guy A., on verra la grande vedette de TQS Jean-Luc Mongrain, l'humoriste Jean-François Mercier, qui a coécrit Les Bougon, joue le chum de Louise dans Virginie et prépare son premier one man show, l'écrivain Marc Levy, la comédienne Julie Le Breton, de la série Le 7e round, Michael Ignatieff, candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada, et le gardien de brebis Mathias Lefebure.
En studio chez Éric Salvail, la distribution originale de la pièce Les Voisins de Claude Meunier et Louis Saïa qui est sortie en DVD: Serge Thériault, Marc Messier, Paule Baillargeon, Muriel Dutil et Louise Richer. Une comédie qui a marqué le Québec.
On verra aussi Patricia Paquin et son ex-conjoint Mathieu Graton en entrevue, Marie-Josée Taillefer qui cuisine, anime et danse avec autant de bonheur. Marc Dupré chantera. Et Éric se déguisera en chauffeur de taxi chantant promenant Michel Louvain et fera du tapis rouge de vedettes en imitant Herbie Moreau.
«Star Système, ça me tape sur le système!» lancera Éric.
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La réalisatrice Christine Gautrin
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By bana2166 on 10-14-06, 11:37 AM
Post Le présumé chef pourrait s'en tirer

Le présumé chef pourrait s'en tirer
Sans conversations téléphoniques pour l'incriminer, le présumé chef de gang de rue Bernard Mathieu risque de s'en sortir sans trop faire de prison.
Le juge Jean-Pierre Bonin décidera mardi s'il rejette l'écoute électronique du mégaprocès pour gangstérisme et trafic de stupéfiants qui se déroule au Centre judiciaire Gouin. Hier, le magistrat a indiqué que ce serait «tout ou rien».
S'il concluait que l'écoute électronique est inadmissible, la poursuite ne pourra utiliser les 237 conversations qu'elle veut soumettre en preuve et dont une bonne partie relie Bernard Mathieu à des coaccusés, dont Hansley et Jean-Pierre Joseph.
Un document déposé dans le cadre d'un voir-dire donne un aperçu de la nature des conversations entre le présumé chef et son entourage. On y discute notamment de trafic de drogue et d'actes de violence entre membres de gangs de rue de Montréal.
Jusqu'ici, il a été peu question de l'implication des cousins Joseph. Le témoignage des deux agents doubles qui ont acheté du crack sur l'avenue Pelletier a surtout servi à identifier des gens à la base de l'organisation.
Postes importants
Les Joseph ressortent à l'écoute électronique et le contenu des conversations rapportées par les policiers laisse présager que ceux-ci occupaient des postes plus importants dans le réseau.
Dans une conversation datant du 18 octobre 2004, Hansley Joseph appelle Bernard Mathieu «chef» et lui dit que le mieux qu'il peut faire pour lui est 31 et demi. Selon les policiers, cela signifie qu'il lui offre 1 kg de cocaïne pour 31 500 $.
Dans une conversation datant du 18 novembre 2004, Bernard Mathieu demande à Jean-Pierre Joseph quelles sont les «possibilités» et s'il est obligé de «faire main gauche, main droite» et si c'est «fameux» et «bon». Selon les policiers, cela signifie que M. Mathieu veut des stupéfiants, veut savoir quel est le mode de paiement et quelle est la qualité de la drogue.
Jean-Pierre Joseph a été arrêté le 13 mai 2004 pour importation de 12,5 kg de cocaïne en provenance d'Haïti. Son procès pour cette affaire est prévu pour décembre. Une perquisition à son domicile a permis aux policiers de saisir 184 g de coke, deux balances électroniques, 11 300 $ en argent comptant, un gilet pare-balles, un pistolet 9 mm et un fusil de calibre 12 tronçonné.
Quant à Hansley Joseph, il a été arrêté dans la nuit du 16 novembre 2004. Ce soir-là, il se serait présenté au bar de danseuses Séduction de Saint-Jérôme pour intimider un individu associé aux gangs de rue. Dans son véhicule, les policiers ont retrouvé un pistolet 9 mm chargé de 15 balles, un revolver de calibre 38 chargé de six balles, 4000 $ en argent comptant et 8,3 g de marijuana. Son procès est prévu en mars prochain.
vdufour@journalmtl.com
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