La sécurité à l'aéroport Montréal-Trudeau au menu d'un comité parlementaire
OTTAWA (PC) - Les lacunes en matière de sécurité à l'aéroport Montréal-Trudeau préoccupent les députés fédéraux qui ont décidé, à l'unanimité, de convoquer les dirigeants devant le comité des Transports.
Le président de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), Jacques Duchesneau, et celui d'Aéroport de Montréal (ADM), James Cherry, devront répondre aux questions des parlementaires d'ici quelques jours.
Au cours des dernières semaines, ces deux administrations ont dû répliquer à de nombreuses enquêtes journalistiques qui ont fait grand bruit et qui dévoilaient par exemple la complicité d'employés de l'aéroport facilitant l'entrée au pays de cocaïne venue d'Haïti, la facilité déconcertante à pénétrer dans des zones interdites ou encore la possibilité, pour quiconque en fait l'effort, de se procurer des uniformes de l'ACSTA.
S'ajoute à cette liste la question du nombre grandissant d'employés avec des casiers judiciaires ou ayant un lien avec des criminels.
Le député bloquiste Mario Laframboise, qui est à l'origine de la motion invitant les deux dirigeants à témoigner, estime que bien des questions nécessitent des réponses.
«M. Duchesneau a fait de grandes déclarations» qui exigent des explications, soutient M. Laframboise.
«On ne peut pas laisser ça comme ça et, toutes les fois qu'il arrive quelque chose, se dire qu'il y a quatre organismes qui sont en charge de la sécurité et chacun s'occupe de ses affaires», poursuit le député du Bloc québécois.
Le comité espère que M. Duchesneau pourra comparaître dès jeudi. Sinon, étant donné la semaine de relâche des travaux la semaine prochaine, son passage pourrait être retardé au 17 octobre.