Le policier Jean Cormier de la Sûreté du Québec, aide les Haïtiens à reconstruire leur pays
Le Sergent Jean Cormier de la Sûreté du Québec, poste de la MRC de Bonaventure, à New Richmond, est en Haïti depuis le 1er juillet 2006 et travaille pour le Programme canadien de maintien de la paix international. Ce programme est coordonné par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, (MINUSTHA) de l'Organisation des Nations Unies (ONU). bas de vignette
«En premier lieu, ma présence ici est le fait du prêt de personnels qualifiés de la Sûreté du Québec au MINUSTHA. Les 120 policiers canadiens sont sous la direction de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Nous serons environ 750 policiers du monde entier à servir de conseillers techniques à la police nationale en Haïti à tous les niveaux opérationnels et administratifs», explique le policier Jean Cormier. Les policiers québécois viennent de la Sûreté du Québec (26 policiers) et des corps policiers des villes de Montréal et Québec. Un autre policier de Sûreté du Québec à Amqui est présent en Haïti.


Le policier Cormier explique qu'il a reçu une excellente préparation avant de quitter le Canada pour ce pays, l'un des plus pauvres au monde. «Je suis affecté dans la province de l'Artibonite, plus précisément aux Gonaïves (la ville est située à 70 km de Port-au-Prince, la capitale du pays. En 4X4, le voyage dure quatre heures... par la route nationale entre les deux villes), ville de 220 000 habitants détruite par l'ouragan Jeanne en septembre 2004. Présentement, je suis chef du personnel de la région de l'Artibonite, responsable du centre de communication (JOC) opérationnel des forces policières et militaires aux Gonaïves.»
Dernièrement, le policier Cormier a été affecté à d'autres responsabilités aux Gonaïves comme chef du personnel de l'Artibonite. Jean Cormier travaille avec des Français, des Nigériens, des Américains, des Maliens, des Zambiens, des Sénégalais, etc.
Le secteur des Gonaïves est une région très sèche. «C'est comme une grande cuve, explique-t-il. Rien n'a été reconstruit depuis l'ouragan de 2004. C'est une région très aride et encerclée de marécages. Il y a de la poussière quand il faut beau et quand il pleut, on est dans la boue. Mais on s'habitue et le niveau de stress diminue avec les journées qui passent. Mais il faut toujours être vigilants. Nous n'avons pas été trop malades. Mais il faut faire très attention.»
Tout un challenge
Qu'est-ce qui a motivé le policier qui coulait pourtant des jours heureux en Gaspésie ? «C'est le challenge. Rien que ça. C'est une très belle expérience, dans le contexte. J'ai fait ma carrière dans la Sûreté du Québec. J'ai entendu, comme tout le monde, parler de la misère dans ces pays. Mais je n'ai jamais vu la misère comme je la vois présentement. Quand tu arrives aux Gonaïves... on retrouve des gens qui ne sont pas nés du bon bord de la clôture.»