Gang de la rue Pelletier (Quebec): Six ans de prison pour Loukens et St-Thomas
Mise à jour le lundi 19 février 2007, 15 h 23 .
Deux autres individus condamnés pour gangstérisme dans le cadre du procès des membres du gang de la rue Pelletier, Clinton St-Thomas et Févrius Loukens, ont reçu des peines de six ans de prison. Ils ont reçu la même peine que leur comparse Jean-Yves Longin-Valbrun, considéré comme le bras droit du chef Bernard Mathieu.
St-Thomas et Loukens, également condamnés pour complot et trafic de stupéfiants, ont déjà passé 22,5 mois en prison de manière préventive.
Le sort du chef
Les représentations des deux derniers condamnés pour l'accusation de gangstérisme se poursuivent. Le chef du gang, Bernard Mathieu, et Jean-Robert Pierre-Antoine attendent toujours de connaître leur sort.
Un spécialiste des gangs de rue du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Jean-Claude Gauthier, est venu dressé un portrait du chef du gang de la rue Pelletier: Bernard « Ti-Pon » Mathieu. Ce dernier a entrepris sa carrière en 1988 au sein des gangs de rue. Âge de 18 ans, il s'aligne à ce moment avec les « Master B ». Son nom apparaît même au bas d'un bail d'un local de la rue Parc-Georges.
M. Mathieu roule en Porsche au début des années 1990 et il est admiré de ses pairs. Cette forte réputation lui permet de fonder le gang de la rue Pelletier, une enclave respectée des deux grands clans - bleus et rouges - dans un milieu traditionnellement divisé selon ce clivage.
6 ans pour son bras droit
Le juge Jean-Pierre Bonin a prononcé une première sentence pour gangstérisme dans le dossier vendredi dernier. M. Longin-Valbrun, 27 ans, a été condamné à une peine de six ans de prison.
Reconnu coupable de gangstérisme, complot et trafic de stupéfiants, M. Longin-Valbrun est père d'une fillette. Il travaillait comme col bleu à la Ville de Montréal et n'avait aucun antécédent judiciaire. Le juge Bonin, qui lui a infligé deux ans de prison pour gangstérisme et quatre ans pour complot et trafic de stupéfiants, a fondé son jugement sur la gravité des crimes commis et sur son implication au sein du gang.
L'enquête a démontré que M. Longin-Valbrun était le bras droit du chef de gang qu'il remplaçait lors de ses voyages en Haïti.