Québec favorable à l'émergence d'une classe d'entrepreneurs noirs
6/27/2007 Montréal
La ministre Yolande James annonçant les 4 mesures du gvt en faveur des communautés noires
Pour favoriser l’entrepreneuriat au sein des communautés noires, les ministres du développement économique et de l’Immigration du Québec ont annoncé hier l’octroi d’une aide financière totale de 2,7 millions sur une période de trois ans.
La ministre Yolande James annonçant les 4 mesures du gvt en faveur des communautés noires
La contribution attendue du secteur privé fait partie de l’enveloppe budgétaire annoncée, a cependant précisé le ministre du Développement économique Raymond Bachand au cours d’un point de presse en compagnie de sa collègue Yolande James.
L’annonce de cette mesure, qui fait suite à une vaste consultation menée par 4 députés libéraux dont Mme James, a été faite en présence d’une salle bondée de représentants d’organismes des communautés noires, des médias, du milieu des affaires au Centre Mont-Royal, a constaté un journaliste de l’agence de presse «Média Mosaïque».
Pour marquer la solennité du geste et l’effet ressenti en adoptant cette décision,
les deux ministres ont été très extravertis pour l’occasion. Yolande James et
Raymond Bachand ne cachent pas se sentir «heureux» d’être les parrains de cette
compassion gouvernementale.
Selon la ministre de l’Immigration et des communautés culturelles, le gouvernement
Charest «agit concrètement afin d’aider la communauté noire à participer pleinement
à la société québécoise.»
Il le fait, précise la députée de Nelligan, « en soutenant l’entrepreneuriat et en
offrant un accompagnement qui tienne compte davantage des difficultés auxquelles se
heurtent les entrepreneurs noirs».
Mme James prédit qu’«un plus grand nombre de femmes et d’hommes des communautés
haïtienne, africaine et noire anglophone pourront créer leur entreprise, se lancer
en affaires, bâtir des réseaux de contacts, explorer de nouveaux marchés et
proposer de nouveaux produits ou services à une clientèle plus diversifiée que
jamais».
Suite aux recommandations du groupe de travail ayant participé à l’élaboration du
rapport, quatre mesures d’aide bien précises ont été étiquetées et celles-ci seront
appliquées dans le cadre de cette intervention.
La première consiste à «sensibiliser à l’entrepreneuriat et accompagner les
entrepreneurs noirs».Trois organismes issus de la communauté noire seront
recrutés sur appel d’offres et recevront chacun 120 000 $ par an.
Le montant qui leur sera versé «servira notamment à engager trois personnes-
ressources connaissant bien les communautés visées et l’offre de service en
entrepreneuriat au Québec».
Une deuxième mesure, qui est celle de « répondre aux besoins de mentorat»,
sera financée par le MDEIE à hauteur de 30 000 $ par an pendant trois ans. Cette
somme servira à la formation des mentors et à défrayer des frais de fonctionnement.
Une somme de 80 000 $ sur trois ans sera attribuée par le MICC. Avec ce montant, on
se propose comme troisième mesure de «sensibiliser et former la société
d’accueil à la diversité ethnoculturelle».
Selon Yolande James, le MICC veut, en ce sens, «favoriser l’ouverture à la
diversité et de permettre aux intervenants économiques d’établir un partenariat
d’affaires avec les entrepreneurs de toutes origines».
En dernier lieu, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de
l’Exportation veut «faciliter l’accès au financement» en proposant 1 M$ pour
soutenir ceux qui veulent démarrer une entreprise.