 Gouvernement du Canada: Québec au pouvoir? |    Article Tools | | | | | | Gouvernement du Canada: Québec au pouvoir? Politique: Harper sur le point d'annoncer un remaniement ministériel
Le premier ministre Stephen Harper se prépare à annoncer un remaniement ministériel demain, dans le but de réorienter son gouvernement et de se fixer de nouvelles priorités après 18 mois au pouvoir.
L'initiative est perçue comme une tentative de revigorer le gouvernement conservateur minoritaire, auquel les sondages n'accordent pas suffisamment de suffrages pour former une majorité gouvernementale.
Mais les observateurs doutent que l'exercice aura un gros impact auprès des électeurs, puisqu'on ne s'attend pas à ce que le nouveau cabinet compte beaucoup de nouveaux visages.
Les ministres se sont succédé toute la journée à la résidence du premier ministre, aujourd'hui à Ottawa, alors que M. Harper les rencontrait l'un après l'autre. Ils ont commencé à arriver au 24 promenade Sussex dès le matin, et ont continué à défiler en après-midi.
Rien n'a filtré de ces entretiens, au point que même les bras droits des ministres conservateurs ignoraient à quel moment le remaniement serait annoncé, non plus que le sort de leurs patrons.
«Tout le gouvernement est en suspens aujourd'hui (lundi)», a commenté un fonctionnaire. Et un responsable conservateur a dit que «personne ne voulait confirmer quoi que ce soit».
La principale rumeur, qui court depuis des mois, veut que le ministre de la Défense, Gordon O'Connor, soit envoyé à un autre ministère à cause de sa piètre performance dans le dossier de l'Afghanistan.
M. O'Connor pourrait changer de portefeuille avec la ministre du Revenu Carol Skelton, qui doit prendre sa retraite sous peu. Et le départ de la ministre du Patrimoine Bev Oda fait aussi partie des rumeurs.
Selon certaines hypothèses, une douzaine de portefeuilles pourraient changer de titulaire.
Un haut fonctionnaire a estimé «hautement improbable» de voir de simples députés promus au conseil des ministres. Mais le bruit continue de courir que la députée albertaine Diane Ablonczy et son collègue de la Saskatchewan Gerry Ritz pourraient faire le saut au cabinet.
Selon un représentant du gouvernement, celui-ci a passé les premiers 18 mois de son mandat à mettre en place les priorités à court terme définies dans son programme électoral, dont la réduction de la TPS, l'envoi d'une allocation annuelle de 1200 $ aux familles comptant de jeunes enfants et l'instauration de nouvelles règles d'éthique.
Le gouvernement souhaite maintenant s'attaquer à des priorités à long terme comme la productivité économique, la lutte contre la criminalité et le renforcement de l'unité nationale, a-t-il ajouté. |   | | |  | | Peter MacKay succède à O'Connor à la Défense Remaniement ministériel à Ottawa
Peter MacKay succède à O'Connor à la Défense
Après un an et demi au pouvoir, le premier ministre Stephen Harper a présenté un nouveau cabinet cet après-midi.
Près du tiers des ministres, soit neuf d'entre-eux, changent de siège.
Ainsi, Peter MacKay succède à Gordon O'Connor comme ministre de la Défense.
M. Maxime Bernier, ministre de l'Industrie sortant, a été nommé ministre des Affaires étrangères du Canada en remplacement de M. Peter MacKay. Gordon O'Connor, lui, siègera au ministère du Revenu national.
Jim Prentice, autrefois des Affaires indiennes, est maintenant ministre de l'Industrie. Chuck Strahl devient ministre des Affaires indiennes et c'est Gerry Ritz qui le remplacera à l'Agriculture et l'Agroalimentaire.
La ministre Josée Verner devient pour sa part ministre du Patrimoine alors que Bev Oda hérite du ministère de la Coopération internationale.
Finalement, Mme Diane Ablonczy a été nommée Secrétaire d'État pour les Petites Entreprises et le Tourisme. | | | | | Canada: Harper remanie son gouvernement pour lui donner un nouveau souffle Canada: Harper remanie son gouvernement pour lui donner un nouveau souffle
[15 Aug 2007]
OTTAWA (AFP)
Le Premier ministre canadien Stephen Harper, à Kaboul, le 22 mai 2007
Le Premier ministre canadien Stephen Harper a remanié son cabinet mardi, changeant notamment les titulaires des Affaires étrangères et de la Défense, pour donner un nouveau souffle à son gouvernement minoritaire et mieux défendre la mission canadienne en Afghanistan.
Le ministre des Affaires étrangères Peter MacKay passe à la Défense en remplacement de Gordon O'Connor qui avait été très critiqué pour sa gestion du dossier très délicat de l'Afghanistan, où le Canada a déployé un contingent de 2.500 soldats.
M. MacKay est remplacé à la tête de la diplomatie canadienne par le Québécois Maxime Bernier, ancien ministre de l'Industrie, qui n'a guère d'expérience en matière de politique internationale, mais est considéré comme une étoile montante de l'équipe de M. Harper.
Pour Antonia Maioni, politologue à l'université McGill, la recomposition de l'équipe de M. Harper, qui concerne neuf portefeuilles, vise à donner un nouvel élan aux conservateurs à la tête d'un gouvernement minoritaire depuis un an et demi.
L'ex-ministre des Affaires étrangères du Canada, Peter MacKay, le 19 juillet 2007 à Bratislava
"C'est un peu un cabinet de guerre", a-t-elle déclaré à l'AFP, en soulignant que le dossier afghan jouerait un rôle important dans une éventuelle future élection.
Plusieurs commentateurs soulignaient que M. Harper a voulu nommer des ministres ayant des qualités de communicateurs dans l'espoir de mieux défendre la mission canadienne en Afghanistan auprès de la population.
Cette mission risque de dominer l'actualité au Québec car le contingent canadien est depuis cet été composé très majoritairement de soldats québécois. Selon les sondages, la population de la province francophone est majoritairement hostile à la mission, un sentiment qui risque de se renforcer en cas de pertes humaines.
Les conservateurs de M. Harper doivent faire des gains au Québec s'ils veulent transformer leur gouvernement minoritaire en gouvernement majoritaire.
Bien qu'il ait dépassé la longévité moyenne des gouvernement minoritaires au Canada, qui est de 18 mois, M. Harper stagne dans les sondages et n'est jusqu'à présent pas parvenu à progresser suffisamment pour pouvoir espérer obtenir une majorité en cas de nouveau scrutin.
Un sondage de l'institut SES publié mardi attribue aux conservateurs de M. Harper 36% des intentions de vote (le même score qu'aux élections de 2006) contre 33% au parti libéral la principale formation d'opposition.
Compte tenu de la marge d'erreur de 3,3%, les deux partis sont pratiquement au coude à coude.
L'opposition, à l'instar de Stéphane Dion, chef du parti libéral, a estimé que ce remaniement ne changeait pas grand chose et se limitait à un exercice de "chaises musicales".
Pour sa part M. Harper a fait valoir dans un communiqué que son gouvernement avait tenu ses engagements électoraux et qu'il était "maintenant temps de passer à l'étape suivante".
Parmi les priorités de la nouvelle équipe, le Premier ministre a cité en premier lieu "l'affirmation et la défense de la souveraineté canadienne". Il était allé la semaine dernière dans le Grand Nord pour défendre la souveraineté canadienne dans l'Arctique.
"Une économie forte et un faible niveau d'imposition", la lutte contre la criminalité et la défense de l'environnement, figurent parmi ses autres priorités.
C'est le second remaniement du gouvernement conservateur en huit mois. En janvier, M. Harper avait changé le titulaire du ministère de l'Environnement, face aux critiques accusant son gouvernement d'immobilisme sur le dossier sensible du changement climatique.
M. Bernier sera remplacé à l'Industrie par Jim Prentice, un proche de M. Harper qui avait le portefeuille des Affaires indiennes. | | | | | L'opposition salue la démotion d'O'Connor, mais attend un changement de cap L'opposition salue la démotion d'O'Connor, mais attend un changement de cap
Le 14 août 2007 - 18:39 | Presse Canadienne
Le remaniement ministériel effectué mardi par Stephen Harper ne changera rien tant que le gouvernement conservateur maintiendra le cap sur ses politiques "de droite", ont estimé les chefs des partis d'opposition.
Stéphane Dion, du Parti libéral, et Gilles Duceppe, du Bloc québécois, n'ont pas caché leur satisfaction de voir le controversé Gordon O'Connor être éjecté du ministère de la Défense nationale, mais ils ne se sont pas montrés rassurés par son successeur, Peter MacKay, jusqu'ici aux Affaires étrangères.
MM. Duceppe et Dion se disent aussi inquiets de l'arrivée de Maxime Bernier aux Affaires étrangères, jugeant l'ancien ministre de l'Industrie trop dogmatique et trop à droite.
Libéraux et bloquistes s'entendent aussi pour saluer le départ de Bev Oda du ministère du Patrimoine canadien. Ils s'interrogent néanmoins sur sa successeur, Josée Verner, qui s'est peu illustrée comme ministre de la Coopération internationale.
Le chef néo-démocrate, Jack Layton, s'est lui aussi dit déçu que Stephen Harper se limite à modifier les responsabilités de quelques ministres, au lieu d'imposer un réel changement de cap à son gouvernement. | | | | | Québec au pouvoir Mise à jour: 15/08/2007 06:49
La chronique de Jean-Jacques Samson
Québec au pouvoir
Les postes de ministres des Affaires étrangères et du Patrimoine sont deux des plus prestigieux au sein du gouvernement du Canada. Et les deux seront dorénavant détenus par des ministres de la région de Québec qui ont obtenu hier des promotions significatives, Maxime Bernier et Josée Verner.
Les Affaires étrangères sont généralement réservées pour un candidat défait à la direction du parti ou un très proche supporteur du premier ministre. Avec les Finances, c'est un ministère où sont arrêtées les plus importantes orientations stratégiques pour le pays. Le ministre titulaire est appelé à représenter constamment le Canada sur la scène internationale. Il est considéré en quelque sorte comme le substitut du premier ministre et son plus proche conseiller en ces matières, puisqu'il est à la tête de tout l'appareil diplomatique canadien, l'un des plus réputés dans le monde.  
La nomination de Maxime Bernier à ce poste est évidemment liée étroitement à la présence massive de soldats originaires du Québec en Afghanistan. M. Bernier pourra ainsi se consacrer à la vente de la participation du Canada à cet effort de guerre. Josée Verner s'en est déjà bien acquittée ces derniers mois, en axant ses interventions sur l'aide humanitaire en Afghanistan, mais le moment était venu de passer à un autre niveau dans le débat politique. Les libéraux ont recruté le spécialiste Jocelyn Coulon comme candidat dans Outremont, il sera sous peu aux Communes et les néo-démocrates contestent les fondements mêmes de la mission. M. Bernier jouera donc un rôle de premier plan dans les prochains mois, au Canada comme à l'étranger.  
D'autre part, Maxime Bernier est devenu une coqueluche dans les cercles conservateurs et l'un des préférés de Stephen Harper. Son message-clé sur la libre entreprise, j'en ai été témoin, fait jouir les gens d'affaires lors des activités de financement du parti.
Le député de Portneuf, André Arthur, l'a pour sa part consacré cet été, dans ses propres messages publicitaires, comme l'un des personnages les plus intéressants de la politique canadienne actuellement. La naïve Josée
Josée Verner était un peu naïve à son entrée au cabinet en 2006. En plus, elle n'a pas toujours été entourée adéquatement et elle ne prenait pas toute la place qui lui revenait.
Elle s'est grandement affirmée depuis. Elle a en plus rendu des services inestimables à son gouvernement par ses témoignages vibrants au Québec sur un volet méconnu de la mission en Afghanistan, et ses présences constantes auprès des militaires et de leurs proches. Ceux-ci l'ont spontanément adoptée.
Le ministère du Patrimoine a été l'une des chevilles du gouvernement canadien depuis deux décennies. C'est en quelque sorte le ministère de la Culture du Canada...et de l'unité canadienne. Il a été occupé entre autres par Sheila Copps, Hélène Scherrer et Lisa Frulla, sous Jean Chrétien et Paul Martin. C'est aussi le ministère des commandites; celui du CRTC, de Radio-Canada, de Téléfilm et de nombreuses autres agences et fonds divers. C'est aussi le ministère responsable des célébrations du 400e de la ville de Québec, à Ottawa. Promotion méritée
Josée Verner méritait bien cette promotion et elle arrive à la tête de ce ministère à un moment où la performance de son titulaire pourrait être déterminante quant aux résultats que les conservateurs espèrent obtenir au Québec aux prochaines élections générales. Son poids politique sera donc d'autant plus élevé au sein du cabinet. Elle a reçu hier un gros vote de confiance de Stephen Harper.
Mme Verner aura par contre tout ce qui grouille et grenouille au Québec dans les milieux politiques, des communications et de la culture à ses trousses. Tous les promoteurs des grands événements au Québec exercent d'autre part du chantage depuis quelques mois pour une relance du programme des commandites. Le Canada anglais est de son côté très sensible à la souveraineté culturelle du Canada face aux États-Unis et Stephen Harper est perçu à ce niveau comme étant trop assujetti aux Américains.
Josée Verner devra à nouveau confondre les sceptiques. Ils étaient en effet nombreux à la sous-estimer dans les milieux politiques et journalistiques en 2006, à prédire qu'elle se casserait le cou, à suggérer mesquinement qu'elle n'avait pas le bagage pour jouer dans cette ligue. Ces mêmes sceptiques se transforment progressivement en vils flatteurs. L'argent de la défense
Peter MacKay passe des Affaires étrangères à la Défense. M. MacKay est rétrogradé, de l'avis de plusieurs mais au-delà des apparences, il faut se rappeler que le gouvernement Harper a dirigé des milliards pour équiper nos militaires. Plusieurs décisions ont certes été prises déjà mais M. Harper avait besoin d'un allié sûr et alerte dans le nid des généraux qui orientent toutes les décisions économiques et budgétaires au Quartier général des Forces armées, à Ottawa. M. MacKay, l'un des hommes les plus expérimentés dans ce gouvernement, y sera les yeux et les oreilles du premier ministre. Bilingue, il pourra aisément circuler au Québec durant la mission des soldats de Valcartier en Afghanistan.
Le dernier sprint
Un remaniement est toujours une chaise musicale ou un brassage de la même soupe. Ces opérations ne renversent jamais les taux de satisfaction et les intentions de vote. Elles peuvent néanmoins corriger certains irritants (Oda et O'Connor) et donner une nouvelle impulsion qui plaira aux électeurs déjà sympathisants (Bernier). Stephen Harper est entré hier dans le dernier droit vers les prochaines élections générales. | | | | Article Tools | Search this Article | | | | | Display Modes | Linear Mode | Posting Rules | You may not post new articles You may not post comments You may not post attachments You may not edit your posts HTML code is Off Points Per Thread View: 2.00 Points Per Thread: 15.00 Points Per Reply: 10.00 | | | |